Un autre regard

Il y a-t-il un complot mondial des dénonciateurs de complot ?

Voilà une bonne question. En effet, la théorie du complot a des supporters partout, sont-ils reliés entre eux, sont-ils les animateurs d’un complot mondial des dénonciateurs de complot ?

Ou encore par exemple, les hommes et les femmes s’attirant, sur toute la planète, s’agit-il d’un complot sexuel mondial qui serait heureusement dénoncé par les LGBT, eux-mêmes complices à l’échelle mondiale, donc complotistes ?

Facile me dira-t-on, ne vous moquez pas. Il ne peut y avoir complot que si le but poursuivi vise la fortune ou le pouvoir.

Mais qui ne vise pas la fortune ou le pouvoir ?

L’abbé Pierre ? Ce n’est pas ce que pensait ma grand-mère à qui il taillait des croupières, elle était aussi ferrailleur. Effectivement, la charité et l’empathie, émotions naturelles, peuvent être aussi soupçonnées de comploter mondialement, certains le pensent, on est alors au bout du bout.

Il me semble que la réalité est plus ordinaire.

La base du complot est le secret, uniquement le secret. Par essence le complot est inconnu de ceux qui ne sont pas dans le secret, sauf si un acteur du complot le trahit et témoigne. Nous n’en sommes pas là.

Et pourtant, l’ambiance est lourde et touche effectivement le monde entier. Des complots sont signalés un peu partout, sans jamais être accompagnés de témoins fiables. Que de la rumeur et du vent.

Tentative d’explication

Les moyens de communication font circuler l’information, donc les idées, à la vitesse de la lumière et les marchandises, donc l’économie, à une vitesse inférieure mais stupéfiante, instantanée à l’échelle de l’échange.

Le champ de raisonnement et d’action pour nous tous est le monde, la planète, voire l’univers – ce qui ne rend pas les choses plus faciles, juste vertigineuses –

Alors que nos soucis matériels ne dépassent pas notre enveloppe individuelle, ou de très peu. Nous sommes les otages de notre corps, de nos familles, de nos villages, etc…

Tout cela est particulièrement vrai pour le COVID. Il nous touche — ou pourrait nous toucher — là ici, nous.

Sa vague émotionnelle est, elle, mondiale. Le décalage est exceptionnel.

Nos hommes politiques, des paralysés de la décision, que nous avons enfermés – et heureusement – dans les filets de nos libertés individuelles, sont donc tiraillés entre la déflagration émotionnelle mondiale et les contraintes personnelles de leur troupeau, que nous sommes.

Il en ressort pour eux une posture ridicule, qu’ils ne pourraient combattre que par la vérité, c’est-à-dire par l’aveu de leur impuissance.

Blasphème pour eux, comment pourraient-ils avouer leur impuissance ici, sans qu’alors nous la découvrions ailleurs, pratiquement en tout ?

Alors, pris dans ce maelstrom mondial, ils tentent à l’aide de leur ressenti personnel, voire des sondages qu’ils dévorent, de suivre tant bien que mal les sentiments de la majorité de leurs citoyens à leur échelle de pouvoir, le pays, la région, la ville, le quartier, etc…

Tout ça nous donne le bordel ambiant qui ne satisfait personne, puisque les réactions et les intérêts de chacun sont strictement individuels.

Déboussolés, nos décideurs parlent entre eux, se jaugent, se défient, s’accoquinent selon le cas, ce qui leur donne une apparence de comploteurs pour ceux qui veulent se faire croire qu’ils n’auraient pas à affronter seuls cette maladie, que d’autres pourraient le faire pour eux, des politiques…. qui ne comploteraient pas….

Alors que face à un problème individuel la preuve est apportée qu’il ne peut y avoir de réponse collective. Pour faire croire qu’ils en seraient porteurs nos décideurs ont sacrifié l’économie et le lien social.

Quand l’épidémie sera passée, au printemps, nous nous réveillerons — dénonciateurs de complot compris — dans un champ de ruine.

Des milliards de doses de vaccin inutiles, une société à genoux, un avenir sombre.

Qu’inventeront alors nos dénonciateurs de complot pour pouvoir rester irresponsables et trouver un bouc-émissaire à la situation ?

Nous verrons. Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (7 votes, moyenne : 4,86 sur 5)
Loading...

3 réflexions au sujet de « Un autre regard »

    1. Richard,
      La position des USA n’était pas secrète.
      La France avait perdu toute considération en se couchant devant les allemands, les USA ne voulaient pas entrer en guerre.
      De Gaulle avait une vision différente — heureusement — qu’il a réussi à imposer.
      Je ne vois pas de complot. Des intérêts opposés, qui finissent par se neutraliser et des alliances fluctuant au fil du temps. Ce n’est pas cela un complot.
      Amicalement.

  1. les moyens de diffusion n’ont jamais été aussi tentaculaires et le conditionnement n’a jamais été aussi facile : presse et radio, mais surtout télévision, téléphonie et Internet. Il est donc urgent de comprendre les menaces que les nombreuses formes de désinformation font peser sur notre société, dans tous les domaines, y compris sur nos libertés et droits fondamentaux ! Pour ce faire, il est essentiel d’abord de pouvoir juger la qualité des “informations” drainées, pour y débusquer d’éventuelles tentatives de manipulation ; ensuite de réagir en conséquence, afin de les maîtriser et de prendre les décisions en connaissance de cause.

    il faut être conscient del’existence des institutions et techniques depropagande vouées au façonnement de l’opinion(médias, firmes de relations publiques, agencesde publicités, etc.). S’il n’y prend garde, le citoyen sera un sujet endoctriné, ignorant de données cruciales concernant le monde dans lequel
    il vit. Il sera exclu du débat politique et ne seraplus participant, mais seulement spectateur conditionné… !
    bref un patient covid decervellé
    et pour paraphraser le grand con qui nous traitait de veau a juste titre La désinformation est, quant à elle, avant tout une “manipulation de l’opinion publique par des moyens détournés de traitement d’une information véridique ou non”. (Vladimir Volkoff).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *