Un – un = zéro

Nous sommes tous soumis à cette formule mathématique implacable : Dès lors que je donne, que je perds ou que l’on me prend ce que je possède, je n’ai plus rien (Pas vraiment compliqué).

En réalité, en dehors de la perte ou du don par son propriétaire, toute disparition de biens s’apparente, selon l’échelle, au vol ou au pillage.

La perte peut être volontaire ou involontaire, le don peut être lié à un échange, dans les deux cas l’intervention de l’autre, de celui qui reçoit, n’est pas imposée.

Quand le transfert de bien est imposé, non voulu par son propriétaire, il y a vol ou pillage.

Tout cela est bien joli me direz-vous mais ces fadaises, d’une banalité affligeante, supposent que l’on accepte la notion de propriété privée, or cette acceptation ne coule pas de source. Certains estiment que la propriété privée est le vol.

Sur ce dernier point je crois qu’il y a confusion, dans cette formulation la propriété désignerait sans doute  le capital, nous en avons déjà parlé.

Je ne veux parler ici que de la création de richesse immédiate, pareillement pour la dépense.

C’est-à-dire que par exemple : à la suite d’une activité, je suis rémunéré de 100 €, ils sont bel et bien à moi. Moi seul peut décider de les dépenser ou de les donner, celui qui se les accaparerait contre mon gré serait considéré comme un voleur.

D’ailleurs aucune personne sensée n’envisagerait de me prendre mes 100 €. Chacun sait que si ces 100 € sont le résultat d’un travail ou d’une transaction c’est que tout ceux qui ont participé à ce travail ou à cette transaction considèrent que ces 100 € me reviennent légitimement, qu’ils sont bien à moi, sans contestation possible.

Il n’en reste pas moins qu’une fois dans ma poche ces 100 € m’exposent à la convoitise des voleurs ou des pillards.

Je dois rester vigilant, physiquement et intellectuellement, pour les garder. Car ces voleurs ou pillards potentiels peuvent évidemment employer la force pour me les prendre, mais aussi la ruse.

Tout va donc pour le mieux, sauf que : un truc pas facile à cerner, l’Etat, me réclame et me prend 80 €. Il ne m’en reste plus que 20.

Ces 80 € disparus de ma poche ne sont pas un don de ma part. Pourtant, ceux qui me les prennent au nom de l’Etat prétendent n’être ni des voleurs ni des pillards.

Ils me disent que je suis français, que grâce à cet argent mon environnement est organisé par eux de la meilleure des façons pour moi, qu’enfin une partie est redistribuée à des personnes qui n’ont pas eu l’opportunité, comme moi, de gagner 100 €.

Je doute, ce discours me parait louche, je pense qu’en réalité se sont des pillards, mais retors.

Déjà, le fait d’être français n’étant pas pour moi une décision personnelle, je ne vois pas en quoi cela m’obligerait à le rester ou à devoir quoique ce soit à ce sujet.

Peut-être ne me paraîtrait-il pas anormal de payer pour avoir une nationalité, mais à condition que je puisse la choisir. Dans l’absolu je ne vois pas très bien à quoi riment ces notions de nation, si ce n’est à engager des guerres en son nom, ce que je ne trouve pas particulièrement avantageux.

Quant à mon environnement matériel ou sociologique, tel qu’il est je n’en suis pas particulièrement satisfait. Je préférerais, et de loin, pouvoir le choisir et payer pour qu’il corresponde à mes désirs. Me retrouver dépossédé pour un environnement imposé ne me parait pas honnête, ne suis-je pas plutôt la victime d’une vente forcée ?

Et alors, pour ce qui est de donner aux autres, j’aimerais autant les connaître. Donner peut-être à un jean-foutre ne m’inspire pas du tout.

Je suis loin d’être convaincu du fait que ce fameux Etat ne soit pas tout simplement un voleur.

Et puis tout bien réfléchi, c’est quoi cet Etat.

Une société par action, dont nous serions tous membres. Mais sans pouvoir revendre les actions et obligés d’en payer éternellement les pertes qui tombent comme à Gravelotte. Ou plutôt une abstraction qu’une minorité prétend représenter ?

Je crois fermement à la deuxième hypothèse.

Me voilà donc plumé de 80 € par une abstraction, par ses représentants. Mais comment font-ils, au XXIe siècle, pour arriver à convaincre la population qu’ils sont les représentants vivants, réels, d’une abstraction ?

Et bien figurez-vous qu’ils n’y arrivent pas. C’est tout le problème.

Ils sont obligés d’employer la force, c’est bien la confirmation qu’ils sont des voleurs. Je dirais même des pillards à l’échelle où ils interviennent.

Donc des pillards me prennent 80 € sur 100 € que je gagne. Merde alors !!!

Vais-je les laisser faire ? Non bien sûr.

Mais quelle solution face à ce pillage, comment faire rendre gorge aux pillards ? Qui sont-ils exactement ? Comment les éliminer, retrouver mon dû ?

J’ai beau réfléchir, il est peu probable que je puisse y arriver seul. Tout n’est donc qu’un problème de nombre. Oui mais, ils sont plus nombreux à piller qu’à produire des richesses. Il faudra donc attendre qu’il n’y ait plus rien à piller.

Piètre consolation, je ne suis pas le premier sur cette terre à subir un pillage et les pillards finissent toujours par payer la facture.

Oui mais… bien des pillés sont ruinés et morts avant. Pire de nombreux pillards sont vénérés, l’histoire est si sélective et injuste.

Partir ou prendre les armes et lutter… c’est la grande question qu’il vaut mieux ne pas se poser publiquement.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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6 réflexions au sujet de « Un – un = zéro »

  1. Etat pilleur de vies politiques pilleurs d etat Philippe pascot l à tres bien
    Dit et écrit ??!! 60 pour-cent des ministres voleurs députés senateurs esçrocs
    Mandataires judiciaires voleurs pilleurs aucun de ces sinistrés personnages
    Ne respectent la loi ét tentent de nous obliger à la respecter meme a coup dé
    Matraque ou de pillage de nos biens durement gagnés au prix de nos efforts
    De la perte de nos vies cf les agriculteurs et la population ciblee des artisans
    Des commercants des professions libérales etc populations ciblées en france
    Des independants veritable génocide de cette population pour laisser les
    Grands groupes s emparer des parts de marché 60 000 liquidations judiciaires
    Par an pour enrichir les esçrocs des tribunaux de commerce?! A 90 95 pour cent
    Çes liquidations sont frauduleuses collusion des mandataires et juges
    Consulaires avec les banquiers pour empocher des sommes considérables
    Ils sont les plus gros contribuables de france alors vous pensez bien que
    Belloubet n envisage pas la réforme des tribunaux de commerce cela permet
    De ruiner les citoyens français et de remplir les caisses de l etat actuellement
    Vides donc etat ét tribunaux de commerce en parfait accord pour tuer
    Les petits entrepreneurs. Déposer plainte à mme Bachelet a l ONU geneve
    Contre macron ét belloubet. Regardez ja petition d isabelle berbe accusant
    Belloubet. Etc etc …..

  2. Comment donc se défendre face à une telle situation ?
    Je vous invite à lire ‘L’art de la guerre de SUN ZI” Bibliothèque Stratégie par Véronique NIQUET et introduction de Maurice PRESTAT/ ECONOMICA

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