AH….. CES LETTRES DU FISC……

Je reçois une lettre du fisc par jour. La plupart recommandées avec accusé de réception. Certaines à ma boite postale, d’autres à mon bureau, d’autres encore à mon domicile. C’est chaque fois la même chose, d’abord je me dis ce n’est pas possible, pas encore une aujourd’hui, puis évidemment j’ouvre ces lettres. Jours après jours ce ne sont que menaces ou refus d’entendre. In fine, je suis ramené chaque fois à ma place, celle du pauvre con à qui l’on explique qu’il faut qu’il donne ce qu’il a, tout ce qu’il a. Si je réclame ce qui m’est dû, je me trompe, on ne me doit rien. La prose est savante, je soumets à votre lecture celle d’aujourd’hui:

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/36461305119715824/Cocraud/Rep_Rec_Prealable_COC_Martineau_23-6-2011.pdf

Si vous avez pris le temps de la lire, vous n’avez peut-être pas très bien compris. Je vous rassure, moi non plus. Je vais vous expliquer la situation. Ce n’est pas pour autant que vous comprendrez la lettre, mais bon.

Pour des raisons que je crois avoir découvert et que je vous expliquerai lors du prochain billet, une société m’appartenant est visitée par l’élite nationale des vérificateurs, le GIGN des services fiscaux. Il s’agit d’une société dont la comptabilité annuelle tient sur une feuille A4. Stupéfait de voir arriver chez moi (trou du cul de province), un tel déploiement habituellement réservé à la très grande délinquance,  je demande que me soit fourni le motif de cette visite. Refus catégorique, secret d’Etat je suppose. La Commission d’accès aux actes administratifs saisie indique clairement que ce motif doit m’être accessible, sauf cas où sa communication serait de nature à perturber le contrôle. En gros, au cas où cette information me permettrait de cacher des pièces essentielles. La démonstration sera faite que ce n’était évidemment pas du tout le cas. Cependant la communication du motif de la venue chez moi du GIGN fiscal m’est refusée. Je souhaite, tout bêtement, lors de la venue de ces troupes d’élite acter de ce refus. Patatras, ce simple souhait va être considéré comme une opposition à contrôle fiscal.

Ce contrôle est enregistré sur Youtube: link

Depuis, le fisc m’a fait savoir, à l’occasion du redressement édité, ce qu’il était venu chercher. Il n’y aurait eu aucun problème à ce que je le sache plus tôt. Sauf que, le redressement qu’ils étaient venus faire n’aurait peut-être pas pu exister, tant il est stupide et malhonnête. Quoique…avec ces gens nul ne sait s’il y a une limite.

Vous voyez c’est tout simple, un contrôle qui ne peut avouer son motif parce que tout simplement il est crapuleux,  je le démontrerai dans le prochain billet, et c’est moi qui passe pour un fraudeur, à qui l’on écrit des lettres pompeuses tendant à me faire passer pour un débile profond et un tricheur. C’est toujours « trop fort » avec eux. Plus ils ont tort, plus ils compliquent leurs courriers et leurs arguments. Le terme ultime étant le Tribunal Administratif qui va alors pondre un jugement encore plus compliqué. Une petite saloperie ordinaire de leur part devient au bout du processus une accusation énorme et pédante qui vous envoie à l’échafaud. Cette accusation tirera sa crédibilité uniquement de son verbiage prétentieux et incompréhensible. Aucune différence avec les procès staliniens ou inquisitoriaux.

Quand même, une lettre par jour, c’est beaucoup. J’ai été voir dans le Petit Robert à« harceler », j’ai trouvé: « soumettre sans répit à de petites attaques réitérées, à de rapides assauts incessants ». Effectivement, dans mon cas, c’est réitéré et incessant, mais ce n’est pas petit, ce sont des millions d’Euros. Alors j’ai été voir à « torture », c’est plus proche:« souffrance physique ou morale intolérable ». Oui, c’est ça, il s’agit bien de torture, de torture fiscale.

Cordialement. Henri Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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