Alerte, alerte… aux socialo-planifiés

Bon, disons que vous voulez aller de Trifouilli-les-Oies à Pétaouchnoc, soit 127 Kms, ou encore de Tulle à Clermont-Ferrand. Si vous êtes un bon français, collectiviste, planifié, vous allez au guichet de votre gare la plus proche, vous parlez dans l’hygiaphone en espérant que le guichetier entend mieux de son côté que vous du votre, sans quoi son métier doit être un véritable calvaire auditif, et vous lui quémandez un billet. Rien n’est facile, les multitudes de possibilités qu’il vous offre vous mettent dans une crise existentialiste que ceux qui font la queue derrière vous n’apprécient pas.

Sous la pression, vous finissez par vous décider pour une place en première. Je ne discute pas votre choix, mais sachez que vous allez souffrir de voyager en étant pratiquement la seule personne qui aura payé son billet, c’est ça la première.

L’avantage, en agissant ainsi, c’est que vous n’êtes pas concerné par l’article paru dans le Midi Libre d’aujourd’hui, qui s’intitule « Partager, c’est gagné », article qui inclut l’interview de Madame Diouldé Chartier-Beffa (accidentellement appelée Biouldé Chartier-Beffa), laquelle, fondatrice du cabinet de prospectives sociétales D’cap-Research,  déclare, parlant entre autres des usagers de BlaBlaCar (mais si, vous savez, ces gens qui se contactent sur le net et partagent leurs voitures) : « on a affaire à un libéralisme sauvage, non structuré qui s’exprime ».

Vous l’avez échappé belle. Vous qui votez socialo-planifié depuis des lustres. Vous qui détestez le capitalisme et encore plus le libéralisme. Vous qui donnez, à intervalle régulier, votre confiance totale à des inconnus qui se présentent à votre suffrage en vous assurant qu’avec eux tout sera organisé, codifié, égalisé, juste.

Vous qui, entouré des mêmes que vous, commencez à surfer sur le net pour acheter moins cher, comparer les prix, vendre vos bricoles inutiles, trouver une location etc…, découvrant ainsi la concurrence, quel choc « sociétal » d’apprendre, tout de go, que vous êtes un ou une « libéral(e) sauvage ».

Vous vous rendez-compte ? Vous voilà des milliers, voire des millions, qui avaient, depuis des années, lutté avec ardeur, opiniâtreté et conviction contre le libéralisme et sa conséquence inévitable l’odieux capitalisme, qui, soudain, prenez conscience que la bête n’est pas morte, qu’à travers vous elle revit. Quel choc, je suppose.

Evidemment, vous êtes pris de court.

Détendez-vous, tout n’est pas complètement de votre faute. Il faut bien avouer que la planification, l’organisation de la collectivisation, ça coute la peau du cul.

Et encore, le train vous savez bien que vous ne payez qu’une infime partie du prix de revient réel du billet. Il en est de même pour beaucoup de choses qui sont mises à votre disposition grâce aux impôts payés par ces ignobles richards (toujours à se plaindre ceux-là). Malgré ça, il faut bien le reconnaître, tout est horriblement cher, de plus en plus cher, et la ruine des richards n’y change rien.

Alors, quand vous allez sur internet où tout est bien plus simple et bien moins cher, quand vos copains syndiqués vous refilent des combines de sites sur des sujets de tous les jours, quand tout cela vous facilite la vie, vous aide à boucler les fins de mois, comment imaginer que vous êtes un horrible « libéral sauvage ».

Pas de panique, c’est une histoire de quelques mois. Madame Diouldé Chartier-Beffa le dit avec beaucoup de lucidité « ces start-up (c’est vous ça) n’ont pas les mêmes charges que leurs homologues traditionnels ni les mêmes salariés, ni les mêmes taxes ».

Là, elle vous explique que les impôts qui grèvent vos prestataires habituels, c’est vous qui les payez finalement. C’est-à-dire que chaque fois que vous votez avec joie pour que le socialo-planificateur du coin, de droite ou de gauche, augmente les impôts, c’est vous qui morflez à la sortie.

Alors, quand vous faites directement vos petits trocs sur le net, que vous économisez tous ces impôts que vous avez votés, tout d’un coup la vie vous parait plus facile, vos interlocuteurs plus heureux. Oui mais…. vous êtes un « libéral sauvage« , et ça, je le reconnais, ce doit être dur pour vous.

Heureusement, Madame Diouldé Chartier-Beffa, qui vend très cher ses réflexions payées avec votre fric par ces faux-culs que vous avez élus et que vous financez, a réfléchi.

Voici sa conclusion : « Cette nouvelle forme d’économie appelle à une régulation au plus vite ». Ben voilà, ça va pas durer.

Pas de panique vous dis-je. Vous allez pouvoir rapidement retourner à la case planification, collectivisme, égalité, irresponsabilité, « fric-pas-pour-vous-pour-eux ».

Socialistes vous êtes, planifiés vous resterez, que ce soit Juppé, Le Pen, Mélenchon, Sarkozy, etc… pour qui vous voterez bientôt (j’en passe et des moins bons).

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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