Bienvenue en France : Etat socialiste policier

L’égalité entre les hommes peut être souhaitée ou imposée. Dans le premier cas il s’agit d’une société humaniste, dans le deuxième d’une société socialiste.

La société humaniste développe l’idée de charité qui reste de la responsabilité de chacun, pendant que la société socialiste entend imposer l’égalité par la force.

L’emploi de la force est un acte de guerre. La guerre — prolongement naturel de la politique selon Clausewitz — prend ici la forme d’une guerre civile.

Cette idée d’égalité imposée par la force parait naturelle lorsqu’il s’agit de vaincre une inégalité issue elle-même de l’emploi de la force, telle par exemple que l’esclavagisme. Dans ce cas, la guerre civile a une justification.

Cela est beaucoup moins évident lorsque nous sommes face à une inégalité naturelle où alors il parait plus judicieux, pour la combattre, de faire tout simplement appel à l’idée de justice qui exclut l’emploi de la force pour recourir à la compassion, à la charité, à l’équité, à l’éducation.

Deux points de vue différents

Le socialisme entend imposer l’égalité économique par la force au motif qu’en ce domaine l’inégalité serait elle-même issue de la force.

Les libéraux au contraire considèrent que l’inégalité économique est une donnée naturelle qui a tendance à se réguler elle-même par le double effet de la charité et de l’intérêt individuel qui inclut celui de la collectivité.

Résultat

Chacun choisit son camp en fonction de ce qu’il croit être son intérêt, mais tous se retrouvent dépendants du système qui finit par s’imposer.

Si le socialisme s’impose, c’est la force qui s’imposera, jusqu’au point où elle sera si présente que la société concernée est en état de guerre civile, éventuellement souterraine, invisible, comme anciennement en URSS.

En France socialiste la force armée déployée contre le peuple pour imposer l’égalité économique s’appelle Bercy. Ses fantassins sont les contrôleurs fiscaux, leur arme létale est le contrôle fiscal.

Clausewitz définit l’acte de guerre comme celui : « d’ôter à l’ennemi tout moyen de se défendre ». C’est exactement à cela que s’emploie Bercy à travers ses moyens qu’il impose par la loi, et ses actes : les impôts et les redressements fiscaux.

Il n’est ni possible ni utile de développer cet évident constat dans ce seul billet, c’est l’âme profonde et constante des auteurs de  « Temoignagefiscal » et de leurs lecteurs.

Regardons plutôt les conséquences de cette guerre civile au départ ciblée sur le capital.

Le socialiste dénonce le capital comme la source de l’inégalité. Il va donc faire en sorte qu’il ne soit pas accessible aux citoyens de son pays. Objectif parfaitement atteint en France où nul ne peut aujourd’hui, face aux exactions de Bercy, constituer un capital significatif.

Il n’en reste pas moins qu’il n’est pas d’économie sans capital, pas de société sans économie, que donc le socialisme, passée la satisfaction de la destruction du capital individuel, se trouve face à la nécessité du capital.

En régime communiste total la problématique se résout par l’éradication de l’économie et l’enfermement, tel qu’en Corée du Nord.

En France socialiste, qui a la prétention d’être une puissance économique ouverte, une tentative de solution plus vicieuse a été mise en place.

Il s’agit de dissimuler à la population le capital et son utilisateur, tout en restant dans un système économique capitaliste pur et dur dont est totalement exclue l’idée d’égalité.

Le capital de substitution au capital privé éradiqué sera ce que l’on appelle le capital institutionnel, c’est à dire les économies individuelles des français regroupées par divers moyens — assurances, banques, fiscalité, etc… — et utilisées dans l’économie de marché à leur insu.

Le principal inconvénient de ce système est la suppression de la base même de l’économie qui est la responsabilité, sans laquelle rien n’est possible.

En effet l’utilisateur du capital institutionnel est comme celui-ci occulte, donc irresponsable.

Cette irresponsabilité rend l’échec plus tardivement visible, et surtout inexpliqué en règle générale, ce qui ne permet pas les ajustements constants qu’impose toute économie vivante.

Ainsi donc le socialisme à la française  installe dans le pays la guerre civile à travers son armée fiscale au motif de l’égalité et, dans le même temps, propage la corruption en tentant de concourir, à travers des opérateurs et des capitaux occultes, à l’aventure économique mondiale.

C’est ainsi que les socialistes nous mènent assurément d’abord à la ruine, puis à la surenchère enfin à la guerre civile totale ou à la guerre extérieure de substitution. Qui s’en soucie ?

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (1 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

Une réflexion au sujet de « Bienvenue en France : Etat socialiste policier »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *