CENT ANS APRES LES POILUS DE 1914, LES TONDUS DE 2012

Cette nuit, j’ai fait un horrible cauchemar.

« Bercy, dans le cadre d’accords bilatéraux avec la Chine, avait signé un accord qui prévoyait que cette dernière abondait, à hauteur de 3.400 Milliards d’€, un fonds bancaire d’investissement.

Ce fonds avait pour mission exclusive de prêter 1 Million d’€ à chaque enfant naissant en France de 2014 à 2018. Soit, pour 830.000 naissances annuelles, 830 milliards par an.

Bercy, considérant qu’il s’agissait d’une libéralité imposable, prélevait 50% de cette somme sur chaque enfant, soit 415 milliards d’€. En quatre ans, le total prélevé par Bercy était de 1.660 milliards d’€, la dette de la France était pratiquement effacée.

Mais, quatre classes d’âge démarraient dans la vie avec un prêt à rembourser de 1 million d’€. Ce prêt portait intérêt, il était remboursable en une seule fois quarante ans plus tard. Les 500.000€ restant, après le prélèvement de Bercy, étaient mis sur un compte épargne à 3% et débloqués aux intéressés pour leurs vingt ans. Les intérêts versés pour les 500.000€ placés compensaient exactement les intérêts dus pour le million prêté.

En clair, à vingt ans, ces français recevaient 500.000€, à charge par eux de rembourser 1 million d’€, 20 ans plus tard, à 40 ans. Ceux qui pouvaient rembourser à quarante ans étaient libres. Les autres partaient comme esclaves en Chine.

Bercy proposait de mettre en place, avec l’aide de l’éducation nationale, une scolarité particulièrement tournée vers les gains financiers pour permettre au plus grand nombre de rembourser leur prêt. Bercy évaluait la perte de ces quatre classes d’âge à 90%, soit environ 3 millions de français. Nombre comparable aux pertes de 1914, donc acceptable pour Bercy.

La chine s’engageait à bien traiter ceux qui partaient en esclavage. Ils auraient un salaire modeste mais garanti, ils seraient entièrement pris en charge par l’Etat. Ils étaient supposés ne pas souffrir, puisque hermétiques à l’économie de marché sévissant en France. Ils vivraient là-bas une vie certes sans liberté mais aussi sans responsabilité.

En ce qui me concerne, j’avais réussi à gagner les 500.000€ nécessaires au remboursement de mon prêt, mais, quelques jours avant le remboursement, j’avais été victime d’un contrôle fiscal injuste qui m’avait soulagé de ces 500.000€. Je m’apprêtais donc à partir comme esclave en Chine. »

Je me suis réveillé effrayé et en nage. Reprenant mon calme, incapable de savoir si les chiffres étaient crédibles, il m’est resté une impression de malaise.

En fait, ma réalité est-elle si loin de mon cauchemar ? Finalement, non.

Depuis que j’ai commencé ma vie de travailleur indépendant, le fisc a toujours encaissé ses impôts avant que moi j’ai pu encaisser mes bénéfices. Il prélève sa dime en cours d’activité, sans s’inquiéter aucunement du résultat final. Il ne m’a jamais permis de mettre de côté les sommes qui m’auraient été nécessaires pour traverser les périodes difficiles, qui sont inévitables.

Que ce soit le fisc ou les « spécialistes » de la fiscalité, tous m’ont conseillé d’emprunter pour diminuer la facture fiscale. J’ai même rencontré des entreprises dont la totalité du matériel, y compris les voitures et les photocopieurs, est en leasing (pour raisons fiscales).

Tout cela est la négation de la bonne gestion d’une entreprise. Cette exposition au crédit, seule solution pour diminuer la facture fiscale, les fragilise anormalement.

Pas de provision possible pour l’avenir, il faut payer le fisc, avant même que les résultats définitifs soient connus. Il faut payer sur les résultats partiels s’ils sont positifs, sans possibilité de remboursement s’ils deviennent négatifs.

En réalité, lorsque l’Etat pousse ses forces vives à emprunter pour ne pas être plumées, il se comporte en prédateur irresponsable. C’est lui qui creuse, par son attitude, la dette globale. La responsabilité de Bercy dans la faillite de ce pays est objectivement totale. Le paieront-ils un jour ? On a le droit de l’espérer.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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