« C’est grave ce que vous faites… »

Hier, Lundi 30 Septembre 2019, j’étais au TGI de Montpellier devant la chambre correctionnelle où j’avais fait citer François Flory, un des tortionnaires chargés — pour le compte des hommes de l’Etat — de mettre en œuvre la terreur fiscale, que nous connaissons tous.

Poursuivi par cet homme et son administration pour des sommes indues, entérinées par la justice administrative, que je sais formellement ne pas devoir, je l’ai donc fait citer pour concussion puisqu’il agit en recouvrement contre moi, me ruinant volontairement en toute connaissance de cause.

Il s’agissait de l’audience de consignation.

La consignation est une somme, en rapport avec vos revenus de partie civile accusatrice, que vous avez l’obligation de verser avant que le tribunal regarde votre affaire.

Cette somme est comprise entre 500€ et 700€ pour les agents du fisc qui me poursuivent, la plupart du temps en diffamation.

La présidente de la formation, est une personne qui n’hésite pas à sonner lors de son entrée en scène pour que tout le monde se lève à son arrivée. Entre parenthèses, ce cérémonial ridicule, alors que nous sommes tous là à égalité humaine pour rechercher la justice, me fait penser à ces coups de sonnettes impératifs des curés pédophiles de ma jeunesse qui nous agenouillaient à la messe devant la puissance de l’Eglise au lieu de nous ouvrir l’esprit à l’idée de Dieu, à la conscience de la vie et de la mort, de l’univers.

Je suis appelé à la barre en début d’audience, comme le veut la tradition pour la fixation des consignations.

Là, la présidente fait mine de découvrir le dossier et me dit : »C’est grave ce que vous faites… »

Je crois que cette phrase restera gravée dans ma tête jusqu’à la fin de mes jours.

« C’est grave ce que vous faites… » quand tout simplement je me tourne vers la justice de mon pays après avoir accepté pour ce faire vingt ans de lutte et fait la démonstration de la terreur fiscale érigée en système de pouvoir totalitaire par les hommes de l’Etat au détriment de tous les français.

Le tortionnaire Flory, qui a refusé la citation lors de sa présentation par l’huissier, qui ne connaît donc pas le motif des poursuites que j’ai engagées contre lui, est dans la salle, la Présidente est sous contrôle.

Totalement ignorante du dossier, de la réalité des faits qu’elle essaie vainement de résumer, elle me menace : « C’est grave ce que vous faites… »

J’ai l’impression d’être le cathare poursuivi par l’inquisiteur, le résistant accusé par l’occupant, le bouc émissaire du croyant.

Il faut que cette présidente croit à la légende de l’impôt redistributeur, à l’idée d’une caste fiscale au-dessus de tout soupçon, pour me dire  » c’est grave ce que vous faites… ».

Ou qu’elle soit complice, qu’elle trouve normal que certains puissent disposer de privilèges sur le dos du travail ou de la propriété des autres.

S’ensuit une conversation entre magistrats, dont je suis totalement exclu, pour m’informer que la consignation est fixée à 5.000€, tant « c’est grave ce que vous faites… »

Soudain, prise d’un éclair de lucidité, la présidente prend conscience que, ruiné par les tortionnaires contre lesquels je me bats, je n’ai pas de revenu, or la consignation doit tenir compte de mes revenus.

Elle souligne alors ma fringale de justice en m’insinuant procédurier et m’en colle définitivement pour 4.000€ de consignation.

J’ai fait appel.

Mais quand même, ce : « c’est grave ce que vous faites… » ? N’est-ce pas celui qui dit qui y est ?

Oui, « c’est grave ce qu’elle a fait… » : condamner ainsi à priori… sanctionner avant le procès.

Conclusion, la propagande fiscale a fait des ravages, il n’y a pas de retour possible, nous sommes au bout du bout, c’est la mort de l’économie, la misère pour tous, très vite probablement, l’intoxication est à son paroxysme.

Bien à vous. H. Dumas

PS :

Cette histoire est à mettre en perspective avec celle de la citation comparable, de la même hiérarchie fiscale mais à La Rochelle, où le tribunal s’est autoproclamé incompétent ….

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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7 réflexions au sujet de « « C’est grave ce que vous faites… » »

  1. « C’est grave ce que vous faites » d’entrée de jeu, c’est un déni de justice: ils se pensent « intouchables ».
    C’est un pré-jugé du supérieur définitif, sur l’inférieur, ceci à nouveau en fonction de catégories : ils n’ont pas de comptes à rendre à des inférieurs.
    Mais qui peut envier des individus qui ont peur d’apprendre qu’ils ne sont peut-être pas parfaits, pas aussi honnêtes qu’ils le prétendent ?… On ne peut mépriser et apprendre.
    Le pouvoir sans contreparties rend fou et inhumain.

  2. Le mur de Berlin est tombé bien plus vite qu’on aurait pu le penser à l’époque. Donc ne désespérons de rien, la vérité finit toujours par triompher. Les apparatchiks tomberont de leurs piédestaux, c’est inéluctable.

    Si certains entrepreneurs avaient l’idée de truster les postes de magistrats, les décisions contre les prédateurs fiscaux seraient tout autre, cela va sans dire.

    P.S. Un jour j’ai eu affaire à un juge d’instance qui était un ancien inspecteur des impôts, c’était contre une banque et je dois dire que pour une fois ses convictions socialo-marxistes m’ont plutôt bien servis.

  3. Une t’tite décimation des juges, 2 si ils ne comprennent pas la 1ère fois , 3 etc . . . ? suivies d’une élection au suffrage universel pour les remplacer.

  4. Ouais …

    4.000 € c’est le prix pour une plainte avec constitution de partie civile et nomination d’un juge d’instruction.

    Et encore, heureusement que tu n’as pas de revenus sinon c’était 40.000 !

    Comme la dame te l’a dit : c’est grave … de s’attaquer à l’administration … qui ne nous veut que du bien !

    Je ne sais pas si on le verra mais un jour toute cette connivence et ces abus finiront par s’écrouler.

    Amitiés

  5. Monstrueux ! Mon opinion personnelle est que lorsqu’on voudra redresser ce malheureux pays, s’il est encore temps, l’acte numéro un sera la révocation immédiate et définitive de tout l’appareil judiciaire.

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