Dictatures et monopoles

Monopoles et dictatures sont les deux tranchants d’une même épée. Celle que les ambitieux sans scrupule tiennent au-dessus de nos têtes, qu’avec notre accord, ou même à notre demande, ils abattent régulièrement sur nos cous.

Ce constat me catastrophe, je n’arrive pas à comprendre comment il peut en être ainsi.

Pour faire simple, la dictature est l’introduction de la force en politique en lieu et place de la négociation, de la recherche du consensus, le monopole est, lui aussi, l’introduction de la force, mais en économie, en lieu et place de la concurrence, du libre choix du consommateur.

Chacun a pu observer ces dictatures caricaturales et leurs économies liées, par exemple près de chez nous, il n’y a pas si longtemps, en Tunisie, en Lybie…

D’autres observations sont plus difficiles, notamment dans nos pays sophistiqués ou l’attelage est habillé « façon démocratie ». Cependant, l’observateur attentif peu facilement percevoir toutes ces lois qui tendent à favoriser les monopoles ou à entraver les libertés, elles sont le signe distinctif de l’introduction de la force en des endroits où elle n’a pas lieu d’être. Elles annoncent ou confortent dictatures et monopoles.

Le plus incroyable est que, sondages après sondages, les populations demandent plus d’intervention de la force en politique et en économie. Donc, plus de dictature, plus de monopole, sans avoir l’air de comprendre que cela ne peut être qu’à leur détriment.

Qu’en est-il ?

Remontons un peu dans le temps. Cinq cents ans avant Jésus Christ, soit il y a deux mille cinq cents ans, un dramaturge grec, Eschyle, écrivait la tragédie des « Suppliantes ». Résumons cette pièce, sans ses détours divins largement datés. Cinquante femmes fuient l’Egypte où leurs libertés de femme sont en danger, elles accostent à Argos et implorent le roi de leur accorder protection, de les défendre de leurs poursuivants qui arrivent pour exercer leur droit de suite. Le roi, conscient qu’une telle protection va générer une guerre avec les poursuivants, refuse de s’engager sans avoir au préalable consulté sa population. Ce qu’il fait. Cette dernière décide de protéger les fugitives, le roi s’interpose alors avec son armée entre les poursuivants et les femmes en fuite.

Une belle leçon de démocratie, datée de deux mille cinq cents ans.

Aujourd’hui, donc 2500 ans plus tard, Boko Haram enlève 200 jeunes filles à Chibok au Nigeria. Cherchez l’erreur.

Ce que je veux dire est que le fossé, entre la stagnation intellectuelle de la politique et de la philosophie et les progrès de l’économie et de la science, est devenu vertigineux.

Nous ne valons pas plus que Boko Haram, nous avons fait pire il y a peu, il ne faudrait pas grand-chose pour que nous recommencions.

Et pourtant, ces mêmes hommes que nous sommes, à l’intelligence politique et philosophique si limitée, stagnante, ont par ailleurs enrichi comme jamais la planète, ont guéri tant de maladies, vont sans doute conquérir l’espace, ont inventé l’informatique, etc…

Pourquoi d’une part sont-ils géniaux, divins, de l’autre limités, au ras des pâquerettes.

Oui, je vais le dire.

Je n’hésite pas à affirmer que ce sont les dictatures ouvertes ou dissimulées, les monopoles reniés ou affirmés qui sont les causes de la barbarie, de la stagnation de l’être humain. C’est donc l’emploi inconsidéré de la force, au service d’ambitions malsaines, qui est le responsable.

La force n’a pas sa place dans la science ou dans l’économie, du moins dans celles qui transcendent l’homme. Elle n’a pas sa place parce que tout simplement ces activités ont pour moteur le résultat, un résultat vrai, tangible. Ici, la force laisse la place à l’intelligence. Une fois libre, non enchaînée, celle-ci est illimitée.

Alors qu’en politique ou en philosophie la force prend toute la place. Là, pas de résultat concret. Gagne celui qui pérore le plus fort.

C’est donc la force qui provoque la régression, qui paralyse l’intelligence, n’en déplaise à ses dévots. Les socialistes sont évidemment des partisans de la force, comment pourraient-ils autrement maintenir en place une utopie aussi stupide, aux résultats aussi catastrophiques ?

Notre Président socialiste normal devient un chef de guerre, quoi de plus naturel, ses troupes violent et tuent, quoi de plus naturel, ses contrôleurs fiscaux pillent et détruisent, quoi de plus naturel, ses hérauts journalistes serviles dénoncent et accusent les entrepreneurs boucs émissaires, quoi de plus naturel.

Ce qui ne l’est pas c’est la surenchère d’une majorité de la population pour plus d’emploi de la force, pour plus de monopole, pour plus de dictature. Là, je perds pied, je ne comprends pas. Je finis par me demander si l’intelligence ne serait pas du côté des fraudeurs fiscaux ? C’est vous dire que je ne comprends plus rien.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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2 réflexions au sujet de « Dictatures et monopoles »

  1. Le corollaire de tout monopole est la dictature. Dans le privé, il n’est jamais permanent comme dans le public qui devrait avoir des règles très strict définies par la constitution et régulièrement auditées par un organisme des citoyens.
    Mais pour la fiscalité, ne pensez vous pas que tout impôt aux noms des personnes physiques est une atteinte aux libertés individuelles et à la propriété, alors pourquoi, au regard des droits de l’homme, ne pas porter cette question devant un tribunal international.

    1. Bonjour,
      Ma position est très claire sur ce sujet, vous la trouverez en fin de mon billet « Sous le joug de la junte fiscale », elle rejoint votre préoccupation.
      Peut-on imaginer une procédure internationale ? Je n’ai pas la compétence pour répondre.
      Peut-on lancer une campagne d’information sur le sujet ?
      Assurément.
      Ce n’est qu’une question de volonté, de travail, mais aussi de troupes.
      Rejoignez-nous.
      Cordialement.

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