Et si l’on mettait la politique à plat…

Mettre à plat, voilà le nouveau graal. Pas de prétention à l’originalité, c’est mal vu, fondons nous dans le commun, mettons à plat (sacré Jean Marc, quel boute-en-train).

Parallèlement à la dynamique de mise à plat fiscale, qui fait rêver, chacun perçoit que la politique, en général, coince sérieux. Une espèce d’impression de butée, de circumnavigation qui nous ramène toujours au point de départ sans qu’aucun progrès ne soit perceptible. Bref, il parait nécessaire de mettre les pieds dans le plat, pour pouvoir mettre à plat les règles politiques qui nous gouvernent.

En ce qui me concerne, c’est la langue de bois, expression consacrée pour évoquer le mensonge politique, qui me parait être la responsable de tous nos maux. Le mensonge est un tueur.

Objectivement, le bipartisme me parait une bonne solution pour la démocratie, accompagné de primaires triant les courants dans chaque parti.

Ce qui ne va pas, c’est la définition des partis : la droite et la gauche, ou la gauche et la droite selon votre sensibilité. La droite et la gauche c’est quoi ? La droite c’est Hitler, la gauche c’est Staline ? Je ne suis pas convaincu. Je ne me reconnais pas et je ne reconnais personne de mon entourage dans ces deux prototypes.

J’ai même carrément perdu de vue les pensées philosophiques auxquelles pourraient se rattacher ces deux qualifiants politiques.

J’ai l’impression qu’à l’intérieur de chacun de ces qualificatifs de droite et de gauche, se déclinent dans les partis politiques plus ou moins tous les grands courants de pensées et de sentiments, les meilleurs et les pires. La compassion me parait égale à droite et à gauche, ainsi que l’énergie, l’amour, l’honnêteté ou son inverse, le respect des autres, etc…

Je veux dire que le clivage n’est pas là. Or, la démocratie a pour mission essentielle de faire le tri des clivages pour dégager la règle qui deviendra commune.

Si nous voulons discuter utilement entre nous, il faut mettre en avant le clivage qui nous oppose, en parler, puis trouver des solutions susceptibles de dégager des majorités. C’est pourquoi, je propose, tout simplement, d’abolir le règne des faux-culs, de déclarer illégaux tous les partis fantoches existants et de créer deux nouveaux partis, seulement deux : le PFV et le PPA.

Le PVF serait le Parti des Forces Vives. On comprend qu’il s’agit de ceux qui veulent aller de l’avant, s’engager, faire des efforts, pour le fric ou pour le fun, peu importe. Ils veulent agir, décider, foncer. Certains trouvent ça sympathique, d’autres fatiguant sans pour autant que cela leur paraisse vraiment utile.

Le PPA serait le Parti des Pique-Assiettes. De ceux qui ne voient pas l’utilité de se défoncer la lune pour un objectif qui ne les convainc pas.

Je vous arrête tout de suite.

Il ne s’agit pas d’une caricature. Je ne pense pas que les premiers sont parfaits et les seconds parasites. J’ai pour ma part été, tour à tour, FV et PA.

Dans toutes les familles il est des FV, fiers de l’être, actifs et généreux. Ce serait leur porter un coup au moral d’éradiquer les PA familiaux. Que feraient-ils de leurs réussites, à qui feraient-ils état de leurs succès si l’on supprimait les PA ?

Non, je cois que FV et PA sont comme les doigts de la main, unis inexorablement. Par contre, il faut éviter qu’ils se gênent. Chacun devant avoir sa place, il faut que celle-ci soit définie et que cessent ces confusions qui, à partir des étiquettes bidons de droite et de gauche, mélangent allègrement les Forces Vives et les Pique-Assiettes.

Sans un tri sérieux, comment mettre en place une organisation favorable à l’épanouissement des FV et des PA ? Chacun comprend que le mélange n’est pas possible, ils ne vivent ni le même temps ni le même espace. S’ils sont indispensables l’un à l’autre, encore faut-il qu’ils puissent se respecter et se connaître.

Il faut éviter les quiproquos actuels où des PA se prennent pour des FV, où certains FV passent pour des PA, où ils sont mélangés dans tous les partis sans distinction.

En fait, deux ministères suffiraient, celui des FV et celui des PA.  Je suis sûr que vous percevez les grandes opportunités qu’apporterait cette simplification, cette clarification de notre vie politique, à un moment où le principal, et presque unique, problème à affronter est celui de la fabrication du gâteau et de son partage.

Il faut urgemment mettre la politique à plat. « L’ai-je bien mis à plat »? Comme disait, à peu prés, Cécile Sorel.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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