France histoire d’une régression

En France les prélèvements obligatoires dépassent 57% du PIB. L’État est actionnaire de multiples entreprises, de vastes secteurs de l’économie sont encore nationalisés. La vie des individus leur est confisquée par de multiples règlements qui leur ôtent le libre-arbitre. Il existe en France 56 codes . 10 plans à la soviétiques se sont succédés de 1946 à 1992, série terminée par le projet du 11e plan « à la refondation du plan » (1992-2006). Il faut ajouter des dizaines de plans spécifiques. Une multitude de lois historiques, sociales et comportementales complètent le dispositif.
Les « droits de propriétés formels » existent toujours « formellement » mais pas « réellement ».parce que les gouvernements disposent arbitrairement de la propriété des personnes. C’est la « spoliation légale ». Cela entraîne la paralysie des initiatives individuelles, des innovations. Le « capital » des Français redevient du « capital mort » comme dans les pays du tiers monde . L’élan vital n’existe plus.
Le capitalisme a sorti l’Europe de la misère au XIX siècle parce que les Occidentaux ont su formaliser le droit « inviolable et sacré » de Propriété. Grâce quoi l’Occident est passé de la pénurie à l’abondance. La destruction du Droit de propriété est une régression de la civilisation vers un état précapitaliste. Cela entraîne logiquement et inexorablement le pays vers la pauvreté et la pénurie qu’il avait quittés : misère, chômage de masse, chômage de longue durée, traitement social du chômage (ateliers nationaux nouvelle formule), nouveaux pauvres, SDF et mal logés, retraites peau de chagrin même plus assurées, pénuries dans le système de soins, etc.

La solution consiste à un retour au capitalisme par un respect réel du Droit individuel de Propriété. Le retour au capitalisme libèrera « les aspirations et les énergies des gens ordinaires». Le salut viendra de l’individu. C’est lui qui agit, échange et crée des richesses. . « Laissez faire, (…) respectez la liberté, l’initiative humaine ».

Pour réussir Il faut que tout le monde y gagne.
Le premier élément où tout le monde gagnera est le pouvoir d’achat. Le plus simple est de rendre aux Français l’argent qu’ils ont gagné. Cela revient à leur laisser la libre disposition de la quasi-totalité de leurs revenus. L’intégralité des revenus c’est pour un salarié le salaire complet (salaire net plus charges salariales et patronales, plus tous les autres prélèvements). Pour les autres c’est le chiffre d’affaire diminué des frais nécessaires à l’exercice de l’activité professionnelle. C’est aussi une fiscalité simple, faible, sans niches, proportionnelle aux revenus.
Tout le monde gagne également au paiement des dettes. Pour y parvenir il faut baisser les dépenses publiques et arriver à l’excédent budgétaire. Pour baisser les dépenses publiques il faut ouvrir tous les secteurs à la concurrence du privé. Avec leur pouvoir d’achat retrouvé les Français auront les moyens de choisir qui leur rendra le meilleur service au meilleur coût sans qu’il y ait interruption du dit service. Ils choisiront leur prestataire de service en cas de maladie. Ils choisiront pour leur retraite. Ils choisiront entre des établissements scolaires et universitaires autonomes. L’État n’interviendra ni dans la vie des entreprises, ni dans l’immobilier, ni dans les relations propriétaires locataires. Les multiples aides et assistances seront remplacées par une seule aide à la personne qui peut avoir la forme de bons scolaires ou de chèque santé pour que les plus démunis aient la liberté de choisir l’éducation de leurs enfants et leurs prestataires santé. L’État sera concentré sur la sécurité intérieure, physique et juridique, des biens et des personnes. Les tribunaux ne seront plus encombrés de faux délits engendrés par les faux droits, ni de délits réglementaires engendrés par trop de règlements. La Justice sera rendue avec des moyens suffisants. L’armée retrouvera des capacités robustes et significatives.
Les personnes devront disposer des moyens de protéger leur vie privée et de défendre pacifiquement leur Personnalité, leur Liberté et leur Propriété. La Loi soutenue par une constitution simple garantira ces Droits individuels naturels.
Il faudra provisionner la transition et en particulier le paiement des retraites engagées. Ce sera possible parce que la liberté économique est gage de prospérité.

Il est peu probable que le gouvernement Valls II organise le retour de la France au capitalisme. Il sera donc le 27ème gouvernement à échouer depuis 1974, dernière année où le budget a été équilibré.

Patrick De Casanove

A propos Patrick De Casanove

Né en 1959, marié, père de 4 enfants, le docteur Patrick de Casanove, diplômé en 1985, exerce comme généraliste dans la ville d'Ondres. Il en a été le Maire de 1995 à 2001 Il écrit des articles pour le journal suisse "Le Temps" et pour diverses organisations libérales. Il est président du Cercle Frédéric Bastiat. Il est l’auteur de Sécu comment faire mieux. Livre facile à lire qui va bien au-delà de la Sécu. Après un bref rappel historique sur la création de la Sécu et ses problèmes récurrents il rappelle qu’elle est la clé de voûte et l’alibi du système de spoliation légale que constitue l’État providence. Il démontre que c’est l’État providence qui en détruisant la responsabilité individuelle est responsable de la situation dramatique de notre pays. Il prouve que dans la vie en société le libre choix est supérieur à la contrainte. C’est vrai dans le domaine économique comme dans celui de la protection sociale, en particulier de la santé et de l’assistance à autrui. Pour sortir la France de la crise économique et de confiance qu’elle traverse il propose des solutions nouvelles inspirées de la pensée de Frédéric Bastiat. Solutions qui tiennent en peu de mots : mettre fin à la spoliation légale. Sécu comment faire mieux Editions Tatamis http://www.tatamis.fr/virtuelle.php/id/111213 ou http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=s%C3%A9cu%20comment%20faire%20mieux

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Une réflexion au sujet de « France histoire d’une régression »

  1. Ça fait du bien lire du bon sens, car effectivement notre état est en train de ce tuer lui même, avec cette prétention de vouloir tout gérer, je croyais que les supermans existaient que dans les dessins animées.
    Cette sensation d’étouffement devient insupportable, ce sujet est dans les discutions de tout le monde.
    Le problème est que l’état et sont administration sont trop bien assis depuis trop longtemps et manque cruellement de courage pour allez dans le bon sens qui leurs ferais défaut, pourtant si il ne bouge pas, leur tour viendra juste un peu plus tard. Notre éducation national manque d’ouverture d’esprit sur les différente valeur des individus et mise uniquement sur la valeur des gens qui ont une capacité et rapidité à acquérir du savoir. Tout le monde à déjà entendu à l’école dire à un élève que si il ne travaillait pas bien, il ferait un métier manuel (pour résumé).
    Les professeurs ayant ce genre de discours ne sont pas digne d’être soit disant professeur.
    Il serait nécessaire de remettre en valeur qu’il faut de tout pour faire un monde.
    Pourtant le monde d’aujourd’hui, avec sa démographie grandissante, à encore plus besoin que jamais d’une mixité des individus en harmonie.
    Le respect, la confiance d’autrui, et la compréhension qu’il faut de tout pour faire un monde, permettrait d’atténuer la dominance des individus qui font du mal à nos société.
    Le phénomène d’élitisme dans les grandes écoles est très néfastes dans le sens ou il place l’élève dans une conviction de sur’homme par rapport à autrui de plus simple, mais je le répète il faut de tout pour faire un monde et faisons nous confiance les uns les autres.
    Tous le monde ne peu pas exprimer dans ces couloirs d’enseignement, ce qui limite l’ouverture d’esprit et les âmes vives qui sont actrice de dynamisme.
    Les gens normaux aimerait qu’on leur foute la paix, avec ces réglementations administrative qui asphyxie l’esprit et le dynamisme dont on aurait le plus besoin aujourd’hui.

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