HIER, C’ÉTAIT LE 18 JUIN

Pas seulement parce que nous sommes le 19, mais aussi parce que les similitudes sont grandes entre le 18 Juin, le vrai, et aujourd’hui.

Nous avons besoin d’un appel à la résistance. La lecture du livre de Roland de Margerie « Journal 1939-1940 » donne la clef. Voilà un homme de qualité, bien sous tous les rapports, intègre, travailleur qui se trouve du mauvais côté. Trop proche de Paul Reynaud, il ne pourra pas se dégager. Le problème fut pour lui si profond qu’il imposa que son journal terriblement précis, sans concession, ne soit publié qu’après sa mort. Il est vrai que l’époque précédant la guerre et celle de la guerre elle-même sont globalement honteuses pour les français. Le chiffre clef, qui fait froid dans le dos: entre 1 et 2% de résistants en 1940….

Hier, 18 Juin,  il m’est arrivé deux choses:

-1°- J’ai visionné, sur internet, sur le site « Enquête et débat »  http://www.enquete-debat.fr/ que je vous recommande, la discussion entre le professeur Salin et maître Robé. J’apprécie beaucoup le professeur Salin. J’aurais aimé lui souffler une réponse, lorsqu’il cherchait à démontrer que le monopole des grandes sociétés, quand il existe, n’est pas issu de trop de libéralisme mais, la plupart du temps, d’une intervention illégitime de l’Etat dans la vie économique. A ce sujet, l’exemple flagrant est la loi Royer. Royer était un imbécile qui fit intervenir l’Etat pour protéger le petit commerce et obtint l’effet directement inverse. Sa loi, non seulement n’a pas protégé le petit commerce dépassé, mais elle a anormalement engraissé la grande distribution qui s’est vue accorder des rentes de situation et a accédé ainsi à un pouvoir exorbitant qui a déstabilisé la politique en son temps et aujourd’hui le commerce. Maître Robé, trop poli pour être honnête, n’a eu de cesse de se déclarer « libéral » tout en évoquant la nécessité d’une emprise globale indispensable de l’Etat dans l’économie. Il me faisait penser à ces censeurs qui nous prédisaient les pires maux si la littérature et l’art en général se voyaient dégagés de toute censure. On connaît aujourd’hui la richesse et la qualité que la suppression de la censure a générées pour la culture. A l’époque de la censure, les censeurs se déclaraient contre la censure, sauf….

Maître Robé est un libéral, sauf… Alors que le professeur Salin est un vrai libéral. Mais, dieu qu’il est isolé. Sans doute que moins de 2% des français comprennent ses positions, encore moins que les résistants de l’autre 18 Juin.

-2°-  J’ai reçu la notification définitive de mon dernier contrôle fiscal. Je vous en ai parlé sur ce blog: http://www.temoignagefiscal.com/article-un-cas-d-ecole-je-vais-crever-mais-quel-bonheur-d-acceder-a-la-verite-72238897.html

Nous en reparlerons. Comme je vous l’ai dit précédemment il s’agit d’un cas d’école. Tout y est, le mensonge des services fiscaux, leur corporatisme, leur inconséquence économique, leur souhait profond de faire du mal, leur impunité, et évidemment leur arrogance. L’avantage est qu’à ce jour ils ont tiré toutes leurs munitions conte moi. La résistance devient possible. Il est peu probable que les secours viennent de la justice ou d’une prise de conscience collective. Non, je crois que la solution viendra d’un effondrement soudain de ce système imbécile et pervers. Donc, une seule solution résister et dénoncer. C’est ce que je fais et que je vais continuer à faire. Vous pouvez m’aider en faisant connaître ce blog, en multipliant les adhésions à la newsletter.

Le sens du combat, l’appel du 19 Juin.

Il ne s’agit pas, vous l’avez compris, d’un combat limité à « sauver le soldat Dumas ». Je vous rassure, à 67 ans, le soldat Dumas regarde sa ruine en face. Sa vie est derrière lui, elle fut agréable. L’Etat, après l’avoir ruiné l’aura à sa charge.

Il s’agit de s’opposer au pillage des richesses et des espoirs économiques de ce pays par la folie fiscale. De faire en sorte que les créateurs de richesses, les entrepreneurs et l’Etat mettent en place une véritable association en remplacement de l’actuelle contrainte unilatérale et sans limite. Il s’agit de penser aux jeunes, à demain. Il s’agit de sortir du cycle de la haine attisée par la propagande des médias et des élus. Je ne suis pas un naïf qui croit au père Noël. Je suis conscient que les français, toujours égaux à eux-mêmes, sont majoritairement sensibles à la propagande, dénonciateurs zélés pendant quatre ans de guerre, ils conservèrent le même zèle pour épurer juste après. Globalement, des gens peu reluisants. Il suffit pour s’en convaincre d’aller voir les commentaires qui circulent sur le net, dès qu’un média, et c’est tous les jours, se pique de critiquer les acteurs économiques. Il n’y aura pas d’alliés, comme en 1944, pour libérer malgré eux les français de leurs démons. Mais, c’est le monde entier qui, à travers le net, imposera à ce pays les règles de la justice économique, qui sont les règles libérales, les règles de l’éthique individuelle. Nous n’avons qu’à préparer l’avènement  de se retournement inévitable.

Les points essentiels

Pour aboutir à un vrai partenariat entre les individus et la collectivité, les propositions suivantes s’imposent. Elles tiennent compte du fait que la vie économique, pas plus que la vie tout court, n’échappe à la transparence qu’internet a apportée. Donc je considère que, sauf l’argent du crime (et encore), la situation comptable de tous les acteurs économiques est parfaitement connue de l’Etat.

Il s’en suit que:

– Le fisc ne doit pas pouvoir se déplacer chez un contribuable sans lui annoncer au préalable les motifs de sa venue.

–  Cela implique que le dossier fiscal de chacun soit consultable par lui à tout moment. Donc, la suppression des dossiers occultes, type Stasi, qui à l’heure actuelle sont constitués par le fisc pour chaque français et restent secrets.

– Lors de la venue légitime du fisc dans l’entreprise pour contrôle, les échanges verbaux entre le fisc et le contribuable doivent être filmés. Cet enregistrement est essentiel pour la transparence et donc la recherche de la vérité.

– En cas de désaccord entre les parties, le contribuable ne doit pas avoir à déposer un recours préalable, c’est au fisc d’apporter devant la justice les preuves de ses prétentions. Le contribuable doit pouvoir saisir directement la justice.

– La justice ne doit pas être inféodée à l’Etat. Les Tribunaux Administratifs, officines de l’Etat, doivent être dépossédés des dossiers fiscaux. Ceux-ci doivent être confiés à la justice civile.

– En cas de redressement, pas d’exigibilité avant le dernier recours judiciaire.

– Pas de prise de garantie sans un jugement contradictoire à ce sujet.

– Enfin, la jurisprudence doit être favorisée, donc le rôle du juge augmenté. Cela afin que la fiscalité s’adapte à la réalité économique plutôt qu’inversement, comme aujourd’hui, ce soit l’économie qui soit obligée de s’adapter au labyrinthe des lois fiscales.

Ainsi l’équilibre sera respecté entre les parties et une véritable association pourra s’engager. Les intérêts de la collectivité et des individus ne peuvent pas être conflictuels, ils doivent être complémentaires.

Une fois cette évidence bien comprise, la privatisation des services fiscaux s’imposera. Si l’impôt n’est plus prélevé par la force, puisqu’il serait une conséquence de la situation associative entre les contribuables et l’Etat ouvrant la voie au consentement, la privatisation s’imposera d’elle-même. Elle permettra de couper le cordon ombilical entre le recouvrement de l’impôt et sa dépense par l’Etat.

Cette organisation, accompagnée de l’introduction massive de la démocratie participative, peut permettre de remettre notre pays sur la voie de la justice et du développement. Au tout premier rang mondial par sa novation.

Cordialement. Henri Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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