Histoire ronflante d’un capital dormant

Ce weekend je n’ai pas pu convaincre une égalitariste-alternative, peut-être ce billet….

Grâce à M. Piketty chacun sait que la plaie de l’humanité est LE CAPITAL.

Je vous propose de nous pencher sur un capital dormant particulièrement significatif : La BNF François Mitterand.

Les chiffres que je vais vous donner sont un peu arrondis mais ne trahissent pas la réalité. Celui qui prenant mon histoire au premier degré les contesterait n’est pas pris en compte, tant pis pour lui.

Donc, la BNF François Mitterand c’est 15 millions d’ouvrages pour une valeur immobilisée de 1,5 milliards d’€.

C’est 30.000 cartes de consultation, pour l’année ou pour 15 et 3 fois. Dont 10% sont des visiteurs occasionnels, le reste 27.000 sont des chercheurs ou des professionnels.

Les frais annuels de La BNF sont de 200 millions d’€ pour 10 millions de recette, donc 190 millions de subventions.

Chaque année, en bonne capitaliste, La BNF creuse le différentiel entre le volume de ses collections et l’extension de ma propre bibliothèque, injustice qui génère, tout le monde peut le comprendre, notamment M. Piketty, mon dramatique ressenti.

Un tel capital immobilisé pour une si petite quantité d’utilisateurs privilégiés est évidemment choquant. Comme dirait Marcel : « Ça interpelle ».

La grande excuse, l’argument bateau, est de prétendre qu’il s’agirait de culture.

Alors là je dis non. La culture c’est l’accès pour tous, ce sont les cinémas d’art et d’essai, Arte et Télérama, Le Monde et Le Nouvel Obs, les spectacles de rue, etc…  C’est le partage par tous, pas l’élitisme réservé à une élite prétentieuse et inaccessible dans sa tour d’ivoire.

Voici donc ma solution technocratico-politique pour régler ce scandale et partager au profit du plus grand nombre ce capital hideux en l’état.

Je pense avoir l’accord de Mme Hidalgo pour la mise en œuvre de cette solution.

L’île de France c’est environ 15 millions de personnes, un peu moins, les manquants seront tirés au sort sur le reste du territoire.

Nous allons, dans le plus strict respect de l’égalité, partager le capital de La BNF entre les habitants de l’île de France. Chacun recevra un ouvrage de La BNF. Pour éviter toute corruption et parce que ces ouvrages n’ont pas tous le même intérêt culturel, la distribution se fera par tirage au sort.

Ainsi, la culture sera accessible à tous au lieu d’être réservée aux 30.000 visiteurs actifs de La BNF.

Évidemment, cette proposition sera soumise, après une campagne explicative, à un référendum populaire, le peuple devant avoir le dernier mot.

Dans le cadre de notre économie de connivence l’opération sera sous-traitée au privé, donc à moi-même l’apporteur de cette idée géniale, que nous appellerons la révolution du capital culturel.

Je m’engage à financer la distribution des ouvrages composant ce capital. La puissance publique contraindra les franciliens à venir retirer leur ouvrage sous peine d’amende en cas de défection.

 5000 par jour en dix ans ce sera chose faite, donc bien plus rapidement que le temps de constitution de ce honteux capital.

Prenant en charge la totalité des frais de cette démarche culturelle égalitaire, que tout le monde attend, en échange la puissance publique me confiera l’exclusivité des rachats à ceux qui ne souhaiteraient pas conserver la parcelle de culture que le sort et la volonté politique égalitaire leur auront allouée.

J’aurai donc un chapiteau à la sortie du hall de distribution. Toute revente ailleurs que chez moi exposerait vendeur et acquéreur au délit de recel et détournement, lourdement sanctionné.

Un sondage laisse penser que 90% des bénéficiaires revendront leur part de culture.

Donc, dans dix ans je pars en Suisse avec 90% du capital de La BNF.

Mais, entre temps, Hidalgo sera constamment réélue pour avoir cassé, elle et son prochain premier adjoint M. Piketty, la spirale infernale du capital culturel.

Bien cordialement.

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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