JUSQU’À LA TOMBE et même au delà…

Omar Sharif : sa bataille secrète contre le fisc français

Omar Sharif a été accusé par le fisc français d'avoir délibérément «éludé l'impôt».

L’acteur, décédé le 10 juillet, a mené pendant une décennie une bataille juridique contre le Trésor public. En cause, des revenus évalués à un demi-million d’euros en 2002 et 2003 et non déclarés à l’administration.

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Il avait réussi à garder ce combat secret jusqu’au bout. Omar Sharif, décédé le 10 juillet à l’âge de 83 ans, se battait contre le fisc français depuis une dizaine d’années, révèle ce lundiBFM Business. Le Trésor public accusait l’acteur de ne pas avoir déclaré ses sources de revenus français en 2002 et en 2003.

À cette époque, Omar Sharif exerce son activité professionnelle en France et séjourne à Paris au Royal Monceau, dans le VIIIe arrondissement. Ses revenus pour cette période sont alors évalués aux alentours d’un demi-million d’euros. L’acteur a en effet touché 273.600 euros pourMonsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran de François Dupeyron, 35.819 euros pour la série Les Mythes urbains, et enfin 137.204 euros pour une collaboration à Tiercé magazine.

Un redressement fiscal en 2005

Puisqu’il tire alors l’essentiel de ses revenus de ses activités françaises, Omar Sharif est considéré, pour cette période, comme un résident fiscal français. L’affaire se complique lorsque l’administration découvre que l’acteur possède un compte en Suisse auprès de la banque UBS. Il lui aurait servi à entretenir un second compte français déclaré, ouvert au CIC. L’acteur aurait alors viré de Suisse en France près de 521.289 euros. Le Trésor public décide donc de l’imposer sur cette somme et lui notifie, en 2005, un redressement fiscal.

Omar Sharif se défend. Il affirme être résident fiscal égyptien et vivre dans l’appartement cairote de son fils. Une explication jugée insuffisante par le fisc français, qui estime d’ailleurs que l’acteur a eu une «intention délibérée d’éluder l’impôt». Le Trésor public lui impose donc une pénalité de 40% pour mauvaise foi. En première instance, les juges l’exemptent de cette pénalité, avant de la rétablir en appel. Le dernier épisode de cette affaire s’est déroulé au printemps dernier. Le Conseil d’État avait alors rejeté le pourvoi de l’acteur.

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