La démocratie, havre de paix ou terreau de guerre.

Le système politique démocratique nous est vendu comme la panacée absolue, au point que nous devrions trouver tout à fait normal d’avoir, nous-mêmes ou nos enfants, à mourir, s’il le fallait, pour lui. Ce qui, somme toute, est une perspective inquiétante et décevante.

Cependant cette extrémité, bien que sous-jacente, ne nous parait pas prioritaire, loin s’en faut. Au contraire, la communication politique nous conforte dans l’idée que, justement, la démocratie serait la garante de la paix.

Bien sur il y eut quelques élus dévastateurs, Hitler évidemment, Chavez récemment, plus quelques autocrates eux aussi initialement élus dans des pays en voie de développement au Sud où à l’Est, mais rien qui soit de nature à remettre en question à nos yeux la prééminence de la démocratie.

Notre regard à ce sujet est-il objectif, ou est-il le fruit d’une propagande à laquelle nous adhérons inconsciemment ?

Il me semble que la réponse est dans l’homme lui-même.

Nous sommes ainsi faits que notre chimie interne, lors d’une détestation, nous masque la qualité humaine des personnes visées.

C’est-à-dire qu’avant de trucider notre ennemi, de l’éborgner, voire simplement de lui foutre une bonne raclé, de le ruiner, de lui nuire d’une quelconque façon, nous le dépossédons, à nos yeux, de son humanité.

Pour nous il n’est plus que « la chose que nous détestons », la chose que nous voulons abattre, dominer. Il n’est plus un être humain. Il devient ce que les nazis appelaient un « sous-homme ».

L’amplitude du phénomène est croissante avec la détestation. Supportable au début, celui-ci se transforme, au fil du temps et de la situation conflictuelle, en un absolu qui permettra le passage à l’acte, c’est-à-dire la suppression ou la torture, sans remord, d’un autre homme.

La prise de conscience de cette joyeuse particularité des hommes explique bien des choses. Notamment les grandes messes de fraternité et de compassion qui, à l’occasion de drames fédérateurs, regroupent, à bon compte, tous les culpabilisés de la haine.

La démocratie une formidable machine à déshumaniser

La démocratie est un espace politique où ceux qui ont le pouvoir font croire à ceux qui ne l’ont pas qu’ils ont le droit d’exprimer leur opinion. Ce qui est objectivement une escroquerie. Qu’est une opinion dans une société par rapport au pouvoir, aux armes ? Rien.

Et pourtant, chacun y va de son opinion qui se fracasse immédiatement sur les opinons contraires. Multipliée par un nombre incalculable d’opinions, nous avons là une foultitude de foyers conflictuels, avec dans chaque foyer un début de déshumanisation de l’adversaire.

Finalement, l’instabilité de l’humain dans la démocratie est maximum, contrairement aux apparences.

Même si celui-ci peut éventuellement être occulté par la majorité qui étouffe les minorités, permet de les embastiller, le sinistre est là. Une partie importante des hommes composant les démocraties sont en réalité des êtres déshumanisés, des « sous-hommes » que les tenants du pouvoir ou de l’idéologie dominante méprisent et ne se gênent pas pour humilier.

Cette vérité est totalement occultée par la propagande.

Et pourtant, par exemple, il ne fait pas bon être catalogué comme « fraudeur fiscal », voir simplement « tricheur fiscal ».

Je ne parle pas seulement d’être un délinquant fiscal, ni même un accusé de fraude fiscale. Il suffit simplement de bien gagner sa vie, de donner des signes extérieurs d’aisance, pour que le pouvoir actuel conforte l’idée que vous avez trop, pour que ses zélateurs vous haïssent, vous déshumanisent, soient prêts à vous voir agonir, mourir, si ce n’est à vous exécuter eux-mêmes.

Je vais avoir dans quelques semaines l’opportunité de vous amener dans les profondeurs de cet enfer. Je vous ferai la démonstration de ce que j’avance.

La démocratie n’est pas un régime supérieur, de paix et de sérénité. C’est, comme tous les autres, un régime de terreur et de crimes, mais aux capacités extraordinaires de dissimulation.

Bien à vous.

 

 

 

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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5 réflexions au sujet de « La démocratie, havre de paix ou terreau de guerre. »

  1. La démocratie en France est particulière , ce pays donne des leçons au monde entier alors que c’est un pays de médiocrate qui a perdu le gout de l’absolu. Les classements de nos administrations sont bons derniers , comme la justice 37eme sur 43 pays européen derrière l’Arménie et l’Azerbaïdjan. La France est un pays de rentiers et de privilégiés qui ont besoin d’esclaves comme le feu empire Romain et Grec. La France souffre de son administration, du nombre d’élus, d’un système démocratique, d’un gouvernement et de ses collectivités territoriales gargantuesques . Cela empêche le progrès et le développement économique , ceux qui créent sont étouffés par la massification de l’ETAT. Cette massification de l’ETAT guide le pays dans la haine, la jalousie de l’autre qui travaille dans l’économie mondiale et qui crée les richesses .

      1. Sans oublier que cette démocratie est aux mains d’une caste « énarchique de droite comme de gauche » qui ne recherche que le pouvoir de plus en plus étendu de l’état.

  2. LA DÉMOCRATIE SANS CONTRÔLE EST UN LEURRE.

    La séparation des pouvoirs selon MONTESQUIEU (droit constitutionnel)
    « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser (…) Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir » Montesquieu, l’Esprit des Lois, Livre XI, Chapitre IV L’article 16 de la Déclaration des droits…

    En démocratie, le pouvoir vient des citoyens et donc seuls, ceux là seuls, sont fondés à exercer leur « devoir et droit de contrôle et sanction » envers les abus des « autorités constituées » dont il est dénié d’être non seulement juges et parties mais qui plus est jugés par leurs pairs.

    À propos des questeurs, à raison de 8 par élus, il est spécifié ici que venants de toutes les parties de l’échiquier politique et de la société civile (du cantonnier au président de multinationale) il appert que pour ne pas gêner ceux qui sont en activité, ceux-là en sont dispensés, les retraités en revanche, en bonne santé, s’y obligent.

    Être Gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu… Pierre Joseph Proudhon Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle (1851)

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