La dictature de la solidarité

J’ai longtemps cru que l’égalitarisme était la plaie de notre époque.

Cependant un constat me turlupinait : l’égalitarisme n’existe que dans la dimension économique de notre société, nulle part ailleurs.

Ailleurs, dans le sport, la culture, les sciences, la connaissance, etc… pas d’égalitarisme, au contraire une compétition exacerbée, qui voit même s’affronter les handicapés.

Un constat s’impose, les français ne sont pas égalitaristes, sauf en économie.

Perturbé par cette anomalie, pensant qu’il s’agissait d’un quiproquo, j’ai essayé de convaincre de la nécessité du capital en économie comme dans toutes les disciplines où il est, de fait, le vecteur du progrès, de la compétition. J’ai essayé de défendre le capital économique. Je l’ai défini, il est fait d’accumulation puis de transmission, il est le socle de toute aventure humaine, y compris donc en économique.  Peine perdue.

J’en étais là de mon dépit, je dirais même de mon désespoir.

Car, comment lutter contre une situation dont la toxicité apparaît chaque jour, mais sans que la cause puisse en être définie ?

Puis j’ai découvert, et vous ai fait découvrir, le budget du Conseil Général de mon département.

Ce fût la révélation, le choc lumineux, l’œuf de Christophe Colomb.

L’intégralité du budget de mon Conseil Général, de son énergie, de sa raison d’être, impliquant toute sa politique, tout son poids, sa charge sur ses habitants, est voué à la solidarité. Et cependant, ce n’est jamais assez.

Les budgets des villes, des régions et de l’Etat sont du même tonneau.

Et pourtant, les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. C’est ce constat qui nous est seriné chaque jour à coup d’articles culpabilisants, illustrés de camemberts, courbes et tableaux significatifs et chiffrés.

Théorie :

La principale particularité des dictatures, telles qu’elles sont définies par Wikipédia : « Dans le domaine de la politique, on appelle « dictature » un régime dans lequel une personne (dictateur), ou un groupe de personnes, disposant d’un pouvoir absolu, s’y maintient de manière autoritaire et l’exerce de façon arbitraire.

Le caractère absolu du pouvoir se caractérise notamment par l’absence de séparation des pouvoirs (exécutiflégislatifjudiciaire). Cette confusion des pouvoirs peut l’être au profit de l’exécutif (cas le plus courant) ou au profit du pouvoir législatif (régime d’assemblée). Il résulte aussi de l’absence de contrôle démocratique et d’élections libres (répression politique des opposants, le non-respect de la liberté de la presse).

Le caractère arbitraire du pouvoir se traduit par le non-respect de l’État de droit (violation de la Constitution, établissement de lois d’exceptions). » est justement que les pauvres y sont particulièrement pauvres et les riches particulièrement riches.

Or, le plus souvent, lorsque l’on développe le symptôme c’est que l’on a la maladie. Si donc le symptôme de la dictature est apparent chez nous, nous sommes probablement en dictature. Et pourtant, rien de tel n’est évident.

La justice se prétend libre, les élections le sont, la police est cantonnée, l’armée discrète, la presse plurielle — modérément mais réellement –, tout beigne.

Alors quelle peut-être cette dictature, invisible mais bien réelle, qui nous possède ?

Qui aurait un pouvoir absolu, qui le conserverait de façon autoritaire et l’exercerait de façon arbitraire. Qui engendrerait la confusion des pouvoirs, négligerait leur séparation. Qui ne respecterait pas l’Etat de droit, se moquerait du pouvoir législatif et de la démocratie.

Mais la solidarité bien sûr.

En son nom, son bras armé Bercy règne dictatorialement sur notre société.

Bercy est un groupe de personnes qui dispose du pouvoir absolu, qui s’y maintient de manière autoritaire et l’exerce de façon arbitraire. Qui refuse la séparation des pouvoirs. Bercy ne respecte pas l’état de droit, viole la constitution et établit des lois d’exception. Bercy se fout complètement des élections, de la liberté de la presse, et impose la terreur, le harcèlement, la torture et de plus en plus la délation et le fichage.

Nous pouvons effectivement affirmer que nous sommes sous la dictature de la solidarité. A ceci près que cette solidarité n’est que financière, les solidarités morales, à l’exemple de « je suis Charly », sont comme les roses, elles ne vivent qu’un instant.

L’escroquerie

La solidarité est humainement éphémère, elle n’a à s’exprimer qu’en cas de nécessité. Sa vocation n’est pas d’être pérenne, chaque homme cherche à mériter sa vie, pas à être le mendiant des autres.

La dictature de la solidarité est une imposture.

Bercy est un escroc. La conséquence la plus évidente est la captation de l’économie par la connivence, réservée à quelques-uns, qui se gavent entre eux.

L’idée que la liberté d’entreprendre, de posséder, serait contraire à la solidarité justifie cette corruption.

Ouvrons les yeux, la solidarité, telle que la pratique Bercy, n’est pas un acte altruiste, équitable. C’est une dictature de tous les instants, qui nous pourrit la vie et nous entraine vers la ruine, le déclin, la mort, l’extinction de notre société.

La solidarité devrait être un acte noble, laissé à l’appréciation de chacun, pour des occasions réelles la nécessitant. Non une propagande uniquement destinée à profiter à quelques-uns qui se donnent le beau rôle, pendant qu’en réalité ils volent la collectivité sans profit pour les plus nécessiteux.

Le désastre

L’idée même de solidarité, telle qu’elle est déformée par ces escrocs doit, pour faire la preuve de son existence  autrement irréelle, détruire le capital économique.

Son inexistence est dissimulée par la destruction du capital. La seule preuve de son efficacité, qui n’existe évidemment pas, est la ruine du capital supposé avoir été consommé au profit de la solidarité.

Pendant ce temps, le capital aura simplement diminué drastiquement, tout en se concentrant entre les mains des initiés corrompus pendant que tous les autres s’appauvrissent.

Nous vivons sous le régime de la dictature de la solidarité, qu’on se le dise.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « La dictature de la solidarité »

  1. Bonjour M Dumas,

    Analyse assez pertinente de la situation, ou une oligarchie de haut fonctionnaire ont pris allègrement le pouvoir sur le politique, non condamnant aujourd’hui à une dictature dont la majorité des Français peine à en réaliser les conséquences.
    Ma femme a fui le communisme Polonais pour la France dans les années 80, aujourd’hui, nous allons faire le chemin inverse; pas le choix, pour combattre il faut des adversaires reconnaissables, ceux là vous asservissent à visage masqué, se diluant dans la bien-pensante de cette speudo « Solidarité ». Refusant ce statut d’esclave docile, et pour continuer à vivre libre et debout, je vais devoir fuir mon pays; ce n’est pas de gaieté de cœur mais c’est ainsi.
    Bravo pour votre combat; votre courage et votre détermination force au respect. Vos ennemis vous ont mis plus bas que terre mais vous avez su vous relever et lutter de nouveau. Chapeau bas Monsieur.
    Bien cordialement !

  2. L’égalité que les politiques Français nous développent n’existe pas en fait. C’est un mensonge !
    En effet ,en France il n’y a pas d’égalité entre les fonctionnaires et le Privé . Celui ou celle qui a le pouvoir de défendre sa différence peu en abuser sans vergogne . Il n’y a pas d’égalité avec la presse , les journalistes qui ne défendent pas les citoyens mais les pouvoirs en place. Dans la vie Il y a celui qui mord , et celui qui lèche et ceux qui lèchent sont + nombreux là est le problème , ils sont aveugles. Rappel =
    « Frédéric BASTIAT=« Quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes, qui vit au sein de la société , ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code moral qui le glorifie .
    Cette Phrase date de 1920 , elle provient de la Philosophe Russe et Américaine Ayn Rand ( une juive fugitive lors de la révolution Russe qui a débarqué aux USA dans les années 20) et nous montre une vision des choses en tout état de cause :
    Quand vous vous rendez compte que pour produire , vous avez besoin de l’autorisation de quelqu’un qui ne produit rien…..
    Quand vous vous rendez compte que l’argent , c’est pour ceux qui font des affaires non pas avec des biens mais avec des faveurs…..
    Quand vous vous rendez compte que beaucoup sont devenus riches avec des pots-de-vin et une influence plus que pour leur travail , et que la loi ne nous protège pas de ces individus , mais quelle les protège à eux……
    Quand vous vous rendez compte que la corruption est récompensée et que l’honnêteté mène au sacrifice de soi-même……
    Alors vous pouvez dire , sans avoir peur de vous tromper , que la société est condamnée.

  3. Bonsoir et bravo pour votre réflexion vous m avez appris à aller plus loin et encore une fois c est pour mieux nous détruire et nous dominer sous un prétexte fallacieux la solidarité?! Quelle france quelle dictature et quelle hypocrisie!

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