La fiscalité : un régime totalitaire

Hannah Arendt a défini les régimes totalitaires, elle les place au-dessus des dictatures ou de tout autre régime d’oppression. Elle considère que rien de tel n’a existé dans le passé. Même les pires dictatures génèrent des oppositions, pas les régimes totalitaires qui envahissent tous les sujets, toutes les pensées, intégralement.

Précaution

Avant de s’engager plus avant pour vérifier que notre fiscalité est bien un régime totalitaire tel que défini par Hannah Arendt, il est bon de se demander si notre pays est autre chose qu’un régime fiscal.

La réponse est non, il n’est pas autre chose. Il n’est qu’une soumission à l’impôt ou au contraire une connivence avec lui, rien d’autre occupe les esprits.

La place de Bercy dans les institutions est centrale. Tout dépend de Bercy au point que nos élus n’ont pas le droit de proposer des lois qui auraient pour conséquence de réduire les recettes fiscales. Rien ne se fait, rien ne se décide sans l’aval de Bercy. Tout est ramené à Bercy, tout est jaugé, réfléchi, en fonction de Bercy, objectivement seul maître à bord. Aucun espace n’est possible dans notre vie en dehors de Bercy. Ceux qui ne le comprennent pas ne font pas long feu.

L’adéquation

-1- Hannah Arendt pense que le totalitarisme s’installe dans une société en « désolation ». Une société qui pour des raisons diverses a perdu ses repères classifiants : hiérarchie, classes sociales, etc… Cette perte de repère entrainant pour les individus une perte de la capacité à se situer eux-mêmes, à se connaitre, à se constituer.

Nous sommes exactement là, classification ou hiérarchie n’effleurent même plus les esprits, chacun se sent tout et rien à la fois.

-2- A ce stade un nouvel ordre peut remplacer la réalité, s’imposer. Il ne s’agit pas d’une croyance, d’une idéologie, qui supposeraient une foi, l’adoption de la croyance. C’est pire, c’est une globalité qui se veut si évidente qu’elle dessine tous les actes de la vie naturellement, sans questionnement. Ce nouvel ordre n’est pas accessible à la culpabilité et il ignore le châtiment proportionné. Il n’a pas de limite, c’est un tueur inconscient.

C’est aussi ce que l’impôt est devenu, un nouvel ordre qui remplace le réel, dont l’évidence n’est pas contestée, qui décide de tous les actes de notre vie, qui tue inconsciemment sans culpabilité.

-3- L’évidence ne s’accommode pas de la pluralité. Elle la déclare coupable, dangereuse, terroriste, délictuelle. Bercy n’imagine même pas que l’on puisse contester l’impôt, c’est un délit. L’évidence consomme de l’ennemi, elle en a besoin, c’est son moteur. Elle débouche sur l’anathème et la terreur qui les fabriquent au hasard.

Il suffit que Bercy vous déclare ennemi de l’impôt, fraudeur fiscal, pour que sans besoin de preuve vous soyez détruit intégralement, sous le regard approbateur de la masse volontairement soumise à l’ordre totalitaire.

-4- Lorsque le mensonge est ainsi devenu la réalité, lorsque le nouvel ordre a remplacé le raisonnement, la servilité et la corruption s’installent. Là je ne vous ferai pas un dessin, le noir de Soulage suffit.

L’espoir

Hannah Arendt pense que le régime totalitaire est une telle fiction devenue réalité que lorsqu’il échoue, ce qui est inéluctable, il est immédiatement oublié, il ne laisse pas de trace, les convaincus d’hier oublient instantanément leurs convictions.

Aussi, elle aboutit à l’affirmation que les lois qu’un tel régime promulgue sont éthiquement illégitimes, et que les institutions y sont factices.

C’est à réfléchir, elle pourrait bien avoir raison.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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2 réflexions au sujet de « La fiscalité : un régime totalitaire »

  1. Bravo bien dit zelectron car tout ceci se passe dans l indifférence générale l impôt c est du vol Qui nous est infligé c est meme une spoliation de Notre forçe vive car c est l etat Qui agit donc c est plus fort que le vol c est avec le consentement non pas du citoyen mais impose par l etat. Le grand problème c est que le peuple appelons le ainsi ie l ensemble des citoyens est tellement asservi depuis plus de deux siècles qu il finit par trouver normal sa situation d esclave je dis deux siècles
    Car on aurait pu penser qu avec 1789 les citoyens se seraient libérés de leurs
    Chaînes comme ils ont trouvé normal qu on leur impose les cotisations sociales
    Comme si l impôt ne devait pas suffire à payer pour l école la santé etc non il faut encore prendre de la production de chacun d entre nous Qui a donné sa forçe
    Vitale et Qui plus est pour entretenir comme le dit tres bien le commandant
    Aubenas nous parasités entretenir tous ces parasites ce sont ceux de Bercy
    Entretenus par nous les parasités?! Ét comme il y a beaucoup plus de parasités
    Que de parasités cette oligarchie vit heureuse entretenue par Notre travail comme Darmanin Qui indiquait qu il mangeait au restaurant a deux cents euros
    Le repas d Ou La réponse des gilets jaunes lors de la destruction du fouquets
    Qu eux ils n avaient pas l occasion de manger au fouquets?! Parasité et parasite?!

  2. un régime totalitaire . . . qui débouche sur un assèchement de quasiment toutes les ressources en ce qui concerne les PME, l’artisanat manufacturier et la petite paysannerie qui donc avec des moyens financiers réduits à la portion congrue s’étiolent et meurent dans l’indifférence des étatistes et de leur fromage

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