La France : Ce pays qui aime les idées … farfelues !

La campagne électorale bat son plein … de scandales, de coups tordus, et j’en passe !

Jamais, depuis que M Fillon rencontre quelques problèmes d’image et de crédibilité, les élections n’ont été aussi ouvertes …. sur le n’importe quoi et bien malin celui qui pourrait, à ce jour, donner le nom du vainqueur !

Le problème qui se pose est l’offre alternative au programme de M Fillon présenté comme le seul crédible … car, quels sont les autres candidats ?

Madame Le Pen et son programme économique inepte,

Monsieur Mélenchon et son programme économique inepte,

Monsieur Hamon et son programme économique inepte,

Monsieur Macron, le candidat attrape-tout, l’homme ni de droite ni de gauche mais plein d’humour, avec un programme inconnu, qui fait de la comm’, qui vend du rêve, dit une chose et son contraire et surtout ce que souhaitent entendre ses interlocuteurs du moment !

En effet, si M Fillon, avec ses stratégies de communication hasardeuses, ne dépasse pas le 1er tour, personne ne sait comment vont se reporter les électeurs …les favoris du moment étant Le Pen et Macron mais rien n’interdisant d’imaginer un 2ème tour Le Pen/Hamon !

Le plus incroyable est que l’accumulation des intentions de vote sur les trois premiers candidats présentés comme « antisystème » donne rien moins que 60% de l’électorat potentiel ; ce qui m’apparaît très inquiétant !

En effet, les solutions économiques préconisées par ces 3 candidats ne sont même pas crédibles et ne devraient même pas mériter un quelconque intérêt !

Or, cette poussée de l’électorat vers des candidats aux programmes « atypiques » a des effets qui ne sont pas encore perçus par les français (mais il est vrai que le sujet n’est évoqué ni par les politiques, ni par les journalistes) mais qui ne trompent pas et qui traduisent une anticipation des marchés quant à de futures difficultés (encore) de/avec la France …

Début février, les taux d’intérêts auxquels la France emprunte ont connu un accès de fièvre en passant de 0.00% en 2016 à 1.50% début février 2017 (OAT à 10 ans). Heureusement, l’émission du 16 février est revenue à 0.00%.

Les marchés envisagent une possible arrivée de Mme Le Pen au pouvoir et un possible Frexit car il est vrai qu’après le Brexit et l’élection de M Trump, évènements qui ont balayé les politiciens en place, les sondages, les idées reçues, la presse mainstream, l’élection de Mme Le Pen n’apparaît finalement plus comme tout à fait impossible ; elle est même donnée au second tour dans tous les cas de figure !

Les marchés s’inquiètent donc et perdent confiance alors que la confiance est la base de notre système économique scandaleusement basé sur la dette car, sans confiance, plus de prêteurs donc plus de crédit alors que les services du Trésor ont prévu d’emprunter au moins 185 milliards d’€ sur les marchés en 2017 !

Autrement dit, les affaires françaises sont mal engagées et les pays de l’Europe du nord nous regardent avec un mélange d’inquiétude, de mépris et d’étonnement !

On me dira : « L’économie n’est pas tout » il y a aussi les problèmes d’insécurité, de terrorisme, de laïcité, de chômage et d’immigration mais d’une part le chômage dépend largement des enjeux économiques et d’autre part c’est quand même notre avenir, celui de nos enfants et de nos petits enfants, qui est en jeu.

Le constat :

La situation de la France n’est franchement pas brillante car l’Etat français vit au dessus de ses moyens depuis longtemps, tous les comptes publics sont dans le rouge, les fins de mois ne sont assurés que grâce à des emprunts sur les marchés ; aucune réforme digne de ce nom n’étant intervenue depuis au moins 20 ans à part un alourdissement ahurissant du poids du secteur public !

En fait, les chiffres sont catastrophiques et le pouvoir qui sortira des urnes devra gérer une situation calamiteuse et potentiellement délicate ; voire très délicate !

Nous étions déjà le pays en Europe qui affiche le nombre de chômeurs le plus important (+500 000 chômeurs de longue durée en 5 ans), la croissance la plus faible (1,1%), la dette publique la plus grosse, le plus gros déficit budgétaire … et nous avons maintenant le plus gros déficit du commerce extérieur avec 48 milliards d’euros pour 2016 (pendant que l’Allemagne a un excédent de 250 mds € ce qui fait quand même, entre leurs excédents et notre déficit, un différentiel de presque 300 mds € !).

En fait, nous continuons à nous enfoncer alors que le monde entier a bénéficié au cours des quatre dernières années d’une conjonction de facteurs très favorables, et notamment d’un pétrole pas cher, d’un € fortement dévalué et de taux d’intérêt proches de zéro.

Et la Cour des comptes vient de révéler que 40 % de la baisse du déficit budgétaire enregistrée depuis l’arrivée de F Hollande a été obtenue … grâce à la seule baisse des taux d’intérêt.

F Hollande avait promis de réduire les déficits : Avant son élection le déficit annuel était de 70 mds €, il a augmenté les impôts de 70 mds € et après augmentation des impôts, le déficit est toujours de 70 mds € … donc il n’a pas tenu les dépenses et l’argument initial n’était qu’un élément de langage !

De la même façon, le gouvernement avait prévu de réduire la dépense publique de 50 mds d’€ en 5 ans ; on sait aujourd’hui que ce projet est resté lettre morte ou à peu près !

Nous en sommes désormais à 2.200 mds € de dette représentant 98.4% du PIB !

Pour utiliser des formules qui « claquent » : Sous Sarkozy la dette s’est alourdie de 600 mds € et  sous Hollande elle s’est encore aggravée de 400 mds soit tout de même en 10 ans 1.000 milliards € de dette en plus qu’il faudra un jour ou l’autre rembourser.

La France fait figure d’homme malade de l’Europe et elle est désormais un système qui fabrique de la dette publique et du chômage, tout en protégeant certaines catégories socioprofessionnelles du fait de leur statut et qui oblige sa jeunesse à se résigner ou à s’exiler.

C’est devenu un système économique fondé de manière malsaine sur la dette notamment parce que l’adoption de l’€ nous a permis de violer la règle selon laquelle un pays qui a de mauvais comptes a nécessairement une monnaie de mauvaise qualité qui ne lui permet pas de s’endetter au-delà d’un certain niveau sur les marchés.

L’archétype de cette transgression est la Grèce, avec une dette de plus de 180% du PIB, qui, si elle avait conservé la drachme, n’aurait jamais pu s’endetter comme elle l’a fait car les marchés ne lui auraient tout simplement pas prêté ! Il en est de même de l’Italie qui accumule une dette égale à 130% du PIB.

Certains, dont le FN, incriminent l’€ pour invoquer une crise imputable à l’Europe et justifier leur projet de sortie de l’Union européenne alors qu’en fait certains pays d’Europe, dont la France, traversent une crise de la dette c’est à dire que les politiques, par peur de mécontenter l’électeur ou ne sachant pas résoudre certains problèmes, ont préféré la fuite en avant et emprunter à tout va sur les marchés en profitant des taux bas offerts par la monnaie unique !

Et désormais … le train est lancé et plus personne ne sait comment l’arrêter ou ne souhaite même pas l’arrêter puisque les candidats dits anti-système souhaitent même au contraire dépenser encore plus !

Ce qu’on ne vous dit pas :

Ce qu’on ne vous a pas dit c’est que le gouvernement actuel s’est lancé dans des opérations de manipulation comptable destinées à masquer la réalité de la situation !

– d’une part, par maquillage des comptes publics car le gouvernement a reporté pas mal de charges de 2017 à 2018, dont notamment le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) pour les entreprises qui se traduira par une baisse de recettes de 5 mds € pour l’État en 2018.

– d’autre part par maquillage des comptes du chômage qui va violemment remonter après juin 2017 notamment pace que les fonds de formation sont dépensés (une circulaire du ministère du Travail datant de mi-janvier a prévu une enveloppe de 29.000 emplois d’avenir et 138.000 contrats aidés non marchands (administrations, hôpitaux, associations) dans les six premiers mois de l’année) – soit quand même 835 millions d’euros (70% de la dotation prévue dans le budget) qui seront dépensés au premier semestre… et comme ce sont des emplois artificiels subventionnés, la fin des subventions entraînera la fin des emplois subventionnés et l’explosion des statistiques du chômage !

– enfin, les tensions sur les taux d’intérêts risquent d’avoir pour effet d’entraîner une aggravation rapide de la dette car il est probable que la période des taux 0 touche à sa fin ; ce qui risque d’être dramatique surtout si la dette augmente plus vite que le PIB (nous serons dans une trappe à dettes) !

Et évidemment tout ça va ressortir après les élections !

Les propositions des candidats :

MM Fillon et Macron ont dit qu’ils prendraient des mesures pour ramener les dépenses publiques de 57 à 50% du PIB mais :

– concernant M Fillon, qui a le programme le plus abouti de réduction des déficits, personne aujourd’hui ne peut être sûr qu’il ait une chance d’être élu ; même s’il conserve le socle de l’électorat de droite et que ses chances ne sont pas totalement perdues …

– concernant M Macron, son programme économique reste flou hormis son intention de faire appel à l’Etat stratège, de supprimer le RSI (régime social des indépendants) et d’augmenter fortement la CSG (par basculement des charges sociales salariales) … cet impôt injuste à fort rendement qui fait payer des impôts sur des impôts et que tout le monde paie !

Quels sont les programmes des autres candidats ?

– Selon les socialistes, c’est l’austérité des 5 dernières années qui a coulé le pays et non la violente augmentation des impôts, l’excès de réglementation qui pénalise tous les secteurs d’activité, le poids de la dépense publique non productif sur le secteur marchand. De ce fait, il n’est pas question de réduire les dépenses. Au contraire, il est prévu de s’affranchir des règles européennes, d’augmenter le nombre de fonctionnaires et la part de l’Etat. On prévoit le retour au socialisme révolutionnaire et la rupture avec le capitalisme, la mondialisation, la finance, afin de déboucher sur l’égalité, ou plutôt l’égalitarisme, la fraternité, la solidarité. D’ailleurs, comme il n’y a plus de travail, on va distribuer de l’argent gratuit à tout le monde (Revenu Universel) ce qui n’est pas autre chose qu’une forme de relance par la consommation dont on sait depuis 1981-1983 (époque Mitterrand) que c’est une catastrophe économique car elle enrichit les autres pays exportateurs et appauvrit les français par le biais de l’inflation. Par ailleurs, l’effet pervers de ce genre de mesure est de couper toute une partie de la population du travail pour la faire basculer dans l’assistanat tout en pulvérisant littéralement les finances publiques par une aggravation délirante de la dette publique !

– du côté de l’axe souverainiste/front de gauche, il n’est pas non plus prévu de réduire les dépenses bien au contraire. Le programme est clair et surfe sur la vague du Brexit (dont personne n’a pu mesurer à ce jour les conséquences puisqu’il n’a pas encore commencé mais dont on sait qu’il coûtera fort cher aux britanniques) et sur la vague Trump, (Mme Le Pen s’identifiant clairement à celui-ci), alors qu’on va vite s’apercevoir qu’elle ne mènera nulle part car D Trump est un pitre inconséquent arrivé au pouvoir à la faveur d’un rejet de la classe politique traditionnelle ! Pour faire court, pour eux, c’est non à l’Europe, non à l’€, non au libre-échange, non à la mondialisation, non à la BCE, au FMI, à l’OMC (organisation mondiale du commerce), non aux efforts de compétitivité, non à la baisse des charges des entreprises et aux réductions de dépenses publiques (M Mélenchon a même prévu de dépenser 272 milliards de plus), non au pacte de responsabilité, mais oui aux nationalisations (banques, énergie, entreprises dites stratégiques sans savoir lesquelles), oui au recrutement de fonctionnaires (M Mélenchon veut en recruter 1.5 million !?!), oui au retour à la retraite à 60 ans après 40 annuités sans tenir compte de l’allongement de la durée de vie, oui au contrôle administratif généralisé de l’économie, oui aux prix administrés, oui à la planification, oui au repli derrière les frontières, oui au protectionnisme prétendument intelligent (oxymore) !

Seulement, l’utopie économique et l’incantation patriotique en tant que programme c’est un peu court et, avec ces programmes, c’est clairement un retour à l’Etat français du maréchal Pétain ou aux plus belles années de l’Union Soviétique !

Le problème c’est que les français croient encore aux solutions miraculeuses sorties du chapeau d’un sauveur hypothétique qui permettra de résoudre tous les problèmes, au minimum en ne faisant aucun effort, et au maximum en escomptant que ce seront les autres qui paieront !

Mais il est vrai que beaucoup de français sont persuadés de l’aphorisme présidentiel en ce qui concerne l’argent public : « ça ne coûte rien puisque c’est l’Etat qui paie » !

Or il y a toujours quelqu’un qui paie et ce que vous recevez gratuitement a nécessairement été pris, voire extorqué, à quelqu’un d’autre ! Ce que l’on peut résumer par la règle « il n’y a pas de repas gratuit » !

Frédéric Bastiat économiste du 19°s énonçait déjà : « l’Etat, cette fiction aux termes de laquelle tout le monde essaie de vivre aux dépens de tout le monde » !

Bien évidemment, il reste la solution miracle : La sortie de l’€ !

J’en ai longuement parlé dans mon article du http://www.temoignagefiscal.com/y-a-t-il-un-interet-a-sortir-de-le-et-a-revenir-au-franc-francais-3-articles-premiere-partie/ et du http://www.temoignagefiscal.com/y-a-t-il-un-interet-a-sortir-de-le-et-a-revenir-au-franc-francais-deuxieme-partie/ sur l’intérêt d’une sortie de l’€  et sur les réels dangers d’une telle option essentiellement idéologique !

Il ne faut pas oublier que 60% de la dette française est détenue par des créanciers étrangers soit tout de même 1.320 mds € et il est exclu, en cas de sortie de l’€, de les rembourser avec des francs sans crédibilité sortis tout droit des presses de la Banque de France. Nous serons donc contraints de les rembourser avec une monnaie acceptée au plan international (€ s’il survit au Franxit, DM, $ ou £ GB) ce qui veut dire que nous serons obligés de constituer des réserves de changes au préalable.

Là ou le discours de Mme Le Pen est incohérent c’est que si c’est pour garder la parité avec l’€ il ne sert à rien de changer de monnaie !?!

En fait, on sait que le but avoué est de dévaluer sans savoir où cela nous amènera car nul ne peut savoir, une fois le processus de dévaluation engagé, quand il s’arrêtera car, sauf à adopter une monnaie non convertible, le FF sera confronté aux autres monnaies.

Il faut être lucide : la parité du franc vis à vis de l’€ tiendrait la 1ère journée pour dévisser ensuite d’au moins de 30% ce qui signifie que votre patrimoine va fondre de 30% … pour commencer !

La perte serait donc au seul niveau de notre dette de 2.200 mds € :

  • Pour les créanciers étrangers de 1.320×30% = 396 mds € carrément impossible à leur faire « avaler » !
  • Pour les français détenteurs de titres français 880×30%=264 mds
  • Et pour les 6.000 mds € d’économies évaluées des français : 1.800 mds effacés qui dit mieux !

C’est à dire que nous voilà devant 2.460 mds € de richesse rayés d’un trait de plume du fait d’une décision de quitter l’€ !

Sans compter que cette phase peut se poursuivre par une dévalorisation constante de la monnaie pendant plusieurs mois jusqu’à atteindre un plus bas qui peut même dépasser 50% !

Il m’étonnerait fort que ça se passe bien !

Sans compter que, sans crédit, plus de commerce, plus rentrées de devises … c’est le blocage complet de l’économie !

En fait, quand on a un système économique basé sur la dette, on évite de porter atteinte à la solvabilité du débiteur car faire ce que veut faire Mme Le Pen c’est porter directement atteinte au crédit et il m’étonnerait fort que les prêteurs se précipitent ensuite pour nous financer après un tel massacre !

En fait, Mme Le Pen et M Mélenchon font une erreur économique fondamentale en croyant que la monnaie contrôle l’économie alors que la monnaie est avant tout l’indicateur des capacités économiques, bonnes ou mauvaises, d’un Etat. L’€ n’est pas parfait mais c’est plutôt une monnaie forte et surtout c’est une monnaie stable ce que ne sera certainement pas le FF !

La monnaie ne doit pas être un enjeu purement électoral surtout que Mme Le Pen sait que la sortie de la France de l’€ et de l’Europe provoquera l’explosion de tout le système !

Les économies européennes sont en effet très imbriquées (70% de nos exportations sont faites vers l’Europe et 69% de nos importations proviennent de l’Europe).

Fermer les frontières est donc une ineptie magistrale !

Toutes les recettes prônées par les LE PEN, Dupont Aignan, Mélenchon et autres Hamon sont inapplicables car elles sont pour l’essentiel irréalistes ou tout simplement grotesques !

Car, malgré tout ce qu’on peut vous dire, il n’y a pas de solution miracle sinon vous imaginez que cela se saurait ; et tous ceux qui vous disent le contraire sont des menteurs ou des inconscients. Ils exploitent seulement à leur profit l’insatisfaction chronique et générale du genre humain !

Il est vrai qu’ils sont aidés en cela par des politiciens qui rejettent la « logique comptable » puisque leur argumentaire relève pour l’essentiel de l’incantation (c’est la faute aux étrangers, au grand capital, à l’Europe, à l’€ etc !).

En fait, les français semblent atteints d’une forme de déni de la réalité et de conservatisme qui les rendent incapables d’assumer les contraintes du marché et de la mondialisation. Plutôt que de voir dans la modernité, l’Europe et la mondialisation, des opportunités de croissance, d’emplois, de progrès et de richesse, les français ont tendance à y voir des facteurs anxiogènes ; d’où la tendance au repli et à la protection revendiquée par les souverainistes soi-disant pour protéger les français !

Cela laisse rêveur et en dit long à la fois quant à la crédulité des électeurs à propos d’un tel catalogue d’inepties et quant l’irréalisme d’une partie de la classe politique mais faut-il s’en étonner dans un pays où l’on préfère taper à l’ISF sur le capital et les investissements pourtant seuls susceptibles de créer des emplois plutôt que sur les « œuvres d’art » qui n’ont d’autre but que de faire échapper à l’impôt des biens taxables (car c’est un vrai mécanisme légalisé d’évasion fiscale) et accessoirement de satisfaire l’ego de leurs propriétaires ou encore où l’on est persuadé que le trou du budget relève de la seule fraude fiscale (en ce compris l’optimisation fiscale qui est légale mais insupportable au yeux de certains), sans voir que la dette accumulée est avant tout due à la mauvaise gestion des deniers publics et non aux pratiques fiscales des entreprises qui restent, quoiqu’il arrive et quoiqu’on en dise, les seuls créateurs de richesse.

N’oubliez jamais, l’Etat n’est pas un créateur de richesse c’est juste un créateur d’impôts et un prédateur fiscal particulièrement organisé pour cela !

La situation actuelle de la France me rappelle étrangement celle de la Grèce avant le krach avec des partis traditionnels totalement décrédibilisés et des populistes promettant n’importe quoi car nous constatons que, comme pour la Grèce, la seule offre politique sérieuse émane d’un homme aujourd’hui complètement décrédibilisé alors que les autres candidats ont des programmes utopiques voire même carrément dangereux !

La seule différence, et elle est de taille, est que pour la Grèce ce sont les autres qui ont payé mais que pour la France ce seront les français qui paieront car le krach sera tellement énorme, tellement violent, que personne ne pourra nous sauver de la faillite !

Les byzantins en 1450 (encore la Grèce) persistaient à se passionner et discourir sans fin de problèmes religieux purement théologiques et totalement abstraits pendant que les turcs assiégeaient Constantinople !

On sait comment l’histoire s’est terminée !

Les français discutent et rêvent (d’où ce titre  tiré d’un livre écrit par un professeur d’Oxford d’origine mauricienne Sudhir Hazareesingh, « la France, ce pays qui aimait les idées ») !

Ce dont les français ne semblent pas être conscients c’est que, quoiqu’il arrive, ce sont eux qui paieront l’irresponsabilité, l’inconséquence des politiciens qu’ils auront choisis et qui, pour l’essentiel, ne brassent que du vent !

Bien cordialement.

 

 

PHILOS

A propos PHILOS

Né en 1958, titulaire d’un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis un ancien avocat fiscaliste et partage ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique, très à cheval sur les libertés individuelles, j’ai un ennemi : l’étatisme rampant qui détruit le tissus économique et social.

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11 réflexions au sujet de « La France : Ce pays qui aime les idées … farfelues ! »

  1. La France est foutue à court terme , ce pays s’enfonce tous les jours dans la médiocratie et rien ne l’arrêtera de couler le trou dans la coque est trop grand. C’est ainsi , ce pays renaîtra de ses cendres dans un siècle ou deux.
    De+ Les Magistrats font de la politique et obtiennent des promotions des politiques . La justice en France il faut beaucoup d’humour pour y croire.

  2. Réflexion sur l’écotaxe .
    Les fonctionnaires élus , députés aiment les taxes …De + contrairement à l’Allemagne qui a l’écotaxe mais les autoroutes sont Gratuites en Allemagne , en France nous payons un péage qui est taxé par la TVA donc nous payons déjà l’éco taxe avec un nom différent et grâce aux péages qui sont aussi une taxe dissimulée nous avons des emplois fictifs d’autoroutes contrairement à l’Allemagne . Je crois que l’on nous prend pour des… cons…La politique et la justice étaient l’art de servir et de rassembler les citoyens. La politique et la justice sont devenues l’art de se servir des citoyens et de les diviser. Il n’y a pas le pouvoir, il y a l’abus de pouvoir maintenant, rien d’autre. La France un pays d’aveugles dirigés par des idiots et incapables ? . Tel est la colère d’une partie de nos concitoyens ..La France est dans le côté obscur de la force=cliquez : http://www.temoignagefiscal.com/la-france-est-dans-le-cote-obscur-de-la-force/

  3. En France l’esclavage du secteur privé TPE PME par la dictature de L’administration (judiciaire et fiscale en particulier) et de certains hauts fonctionnaires trop nombreux .
    ‎ » La dictature parfaite aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où grâce à la consommation et au divertissement les esclaves auraient l’amour de leur servitude. » Aldous Huxley (1864-1963), écrivain britannique, auteur du livre « Le Meilleur des Mondes »
    A méditer Abraham Lincoln 1860:
    Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l’épargne.
    Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.
    Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur
    Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
    Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
    Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous gagnez.
    Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance.
    Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant à leur place ce qu’ils devraient faire eux-mêmes.
    Comment Abraham Lincoln a pu, en 1860, savoir qu’on allait avoir cela en France ? > > > > Quel visionnaire….!

  4. superbe argumentaire , bien étayé comme a votre habitude

    le FILLONZI politique fait qu’au jeu de la créativité fiscale, Bercy est largement gagnant. En même temps que l’on négociait à Bruxelles, le ministère des Finances lançait l’idée d’un ou plusieurs taux de TVA « intermédiaires » tandis que le taux standard, de 19,6 actuellement pourrait prendre un point. La TVA sociale chère à l’UMP revient également en force : il faut faire payer aux produits étrangers une partie du poids de nos charges sociales, puisque ces charges sont souvent inférieures ailleurs (« dumping social »). Enfin et non le moindre, la taxe Tobin, que tout le monde avait enterrée pour son irréalisme, reçoit un large soutien des gouvernements européens.
    Les Anglais ne suivront pas : ils ne veulent pas que Londres perde sa position de deuxième place financière du monde–> d’où le BREXIT .

    qu’est ce qui reste ..l’Allemagne qui en faveur du CHANGE et des statuts peux quitter l’alliance car bénéficiaire et a encore de la machine a exporter économiquement a l’inverse de la France ..
    donc si on referme nos frontière et on dévalue et la, l’épargne de français d’une vie de labeur qui non pas LUXEMBOURGOISement quitté la contrée va trinquer un max !!

    après , que ce soit bleu /blanc /rouge/vert aucun n’a envie économiquement et peut être les facultés & capacité de rétablir un budget a l’équilibre ..
    —>rappelez vous la Russie ( ils n’en sont toujours aps sortis ) –>chemin qui nous attends idem pour la France
    Les investisseurs espèrent notamment une reprise partielle de la dette par la France et qu’elle va accepter de rembourser une partie des détenteurs d’obligations rubis sur l’ongle .+ séances de cotations mouvementée attendues // ON EST FOUTU , veaux vaches et actions !!.

    les matelas ne serviront a rien ..(crédit Crunch) et les fonds de garantis sont a vide ou pas suffisant , nous serons  » livret A » –>zero !

    je ne veux pas faire peur mais en 2000/ internet – 2007 / les supprimes – et 2018 crise obligataire ca va faire mal .

    bon les riche se sont barrés ou a l’abris au ZIMBABWE….
    les pauvres et les syriens n’en ont rien a battre car ils n’ont rien a perdre ….
    réfléchissez a qui ne profitera pas la crise car il faudra se serrer la ceinture ..n’ira plus a CANNES ou aux OSCARS – et moins de privilèges .. fonction publique , les journaleux et les bobos .. « et qui fait tout un pas a caisse devant la TRUMP TOWER , pousse le gens place de la républiques ou les jeunes de Drancy et ment a l’opinion publique et a crée le déficit depuis TONTON » les mêmes associâtes & malfaisants .

    nul doute qua concours LEPINE de la connerie le peuple fera encore de mauvais choix politique ..de toute façon , c’est comme au foot autant de sélectionneurs que de Français pour choisir l’équipe ……. on s’en BRANLE car comme disait le regretté thierry HENRY , a la fin c’est toujours l’Allemagne qui gagne .

    choisissez vite et bien , vos prochaines vacances et bi nationalité FISCALE !

  5. Bsr,
    je constate que les Anglais s’en sortent bien mieux et contredisent toutes les prédictions catastrophiques des europhiles.

    Je constate depuis l’arrivée de l’euro, certains ont profité pour augmenter leurs marges abusives, avant pendant & après!

    Puis au lieu d’engraisser tout ce petit monde à Bruxelles, nous économiserions pas mal de milliards distribués à tout ces parasites.

    On comprend pourquoi la Turquie veut rentrer dans l’UE, Erdogan & ses sbires, c’est qu’ils comptent bien encaisser sans débourser!

    @+

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