La révélation globale

Ce soir, 2012 est finie. J’ai l’impression d’être moins con qu’avant.

Il est possible que je me fasse des illusions, comme le chantait Jean Gabin en 1974 dans« Maintenant je sais ».

Lorsque, il y a un peu plus de dix ans, les services fiscaux se sont acharnés sur moi, paralysant mes activités, puis me ruinant, j’ai cru être visé personnellement, j’ai cherché désespérément en moi la cause. Je pense que c’est la réaction classique des milliers de personnes à qui la même chose est arrivée.

Or, je me trompais lourdement et tous ceux qui pensent ainsi se trompent, comme moi. L’attaque fiscale est si violente qu’elle culpabilise, on en cherche la cause en soi.

Cependant, l’histoire nous apprend que les plus grandes boucheries sont engagées par la seule stupidité. La première guerre mondiale est due à la sénilité d’un vieil archiduc, quant à la seconde, il suffit d’avoir lu « Mein Kampf » d’Hitler, dont la débilité est d’une profondeur hors normes, pour être atterré par les conséquences d’une telle sottise.

Quand la folie collective engendrée par ces niaiseries retombe, soudain tous découvrent, atterrés, l’ampleur du désastre. Ce sont l’horreur des tranchées et l’assassinat des pacifistes (qualifiés de déserteurs) en 14-18; ce sont les camps de concentration en 1945. Tout le monde savait, mais personne ne se doutait…

La surprise est totale, l’imagination ne pouvant embrasser l’immensité de la méchanceté collective lorsque l’individu ne compte plus en tant que tel.

Je ne dirai jamais assez combien mon blog, et tous les inconnus qui ont eu la patience de le lire, m’ont permis de tenir d’abord, de comprendre ensuite.

Explication

Il y a quarante ans que la France vit au dessus de ses moyens. Toutes les explications possibles ont été avancées. En fait, cela est dû à la simple bêtise. Pour être élus, pour posséder le pouvoir, nos politiques ont été amenés, par une déviance de la démocratie, à promettre ce que nous n’avions pas les moyens de nous offrir. Tout bêtement.

Lorsqu’ils prirent conscience de la situation, ils cherchèrent à dissimuler la vérité.

Le premier réflexe (dit du bouc émissaire) fut d’accuser quelqu’un d’autre. C’est ainsi que naquit le « fraudeur fiscal », dans une période où la fraude fiscale, qui se nourrit exclusivement d’argent liquide, était en voie de régression du fait de la quasi disparition de l’argent liquide au profit des cartes de paiement.

Les agents de Bercy, associés aux tribunaux administratifs, ont inventé un nouveau modèle de « fraudeur fiscal », ne fraudant pas. Ils viennent chez vous (le choix de votre entreprise peut être arbitraire), ils réinventent la réalité de vos activités, les requalifient et éditent un impôt indu, un sur-impôt. Vous êtes perdu, le tribunal administratif, vaste escroquerie judiciaire, vers qui vous vous retournez naïf, invente au jour le jour une jurisprudence qui est capable d’affirmer tout et son contraire pour donner raison au fisc.

Vous, vous êtes cuit, mais pendant ce temps les politiques continuent leur laxisme démagogique. Le pays s’enfonce dans le crédit, la ruine.

La révélation

Par d’étranges cheminements démocratiques, les français ont récemment remplacé le tueur psychopathe qui les gouvernait, par un vieil adolescent, à peine sorti de son complexe d’œdipe, sous influence, un maillon faible si semblable a Daladier, qui nous dévoile la vérité, peut-être sans le faire exprès : « ce sera dur » a-t-il dit.

Et oui… ce sera dur.

La folie collective dépensière arrive à son terme, et que découvrent-ils tous, (soudainement comme d’habitude) : le charnier des entrepreneurs.

Des entrepreneurs assassinés par les services fiscaux, qui ont servi de boucs émissaires, qui sont squelettiques et ne peuvent rendre le service que l’on attend enfin d’eux : permettre à l’économie de redémarrer.

Les plus fringants d’entre eux ne pensent qu’à partir, les autres sont vieux ou ruinés.

C’est çà la révélation de 2012, c’est ce que j’ai fini par comprendre, en même temps que tout le monde, grâce à mon blog qui m’a permis de garder intacte ma lucidité, alors que le fisc et les tribunaux voulaient me faire passer pour fou, tentant ainsi d’effacer leur forfaiture.

Nous sommes des milliers à avoir été liquidés sur l’hôtel de la bêtise et du mensonge. Alors qu’ils nous ont regardés disparaître avec satisfaction (disons-le), maintenant ils cherchent ces entrepreneurs qui enrichissent l’Allemagne, ils vilipendent ceux qui fuient pour sauver leur peau. Qu’ils crèvent, c’est tout le bien que je leur souhaite.

Ils pensent ne pas avoir besoin d’entrepreneurs, ils ne sont pas les premiers à le croire, quelle folie. Penseraient-ils avoir une aviation sans pilote, un football sans joueur ? Bien sûr que non. Mais ils croient à une économie sans entrepreneur !!!!

Conclusion

Je ne m’avancerai pas en ce qui concerne le choix de mes entreprises lors des contrôles (que je crois toujours, pour partie, dirigé et arbitraire), mais pour les conséquences, je suis obligé d’admettre que ma souffrance n’est pas originale, elle est on ne peut plus ordinaire, répandue, commune à tous les contrôlés fiscaux.

Je me trompais lourdement en pensant être une victime particulière, alors que j’étais tout simplement pris dans un vaste ensemble, stupide, destructeur, éradiquant les entrepreneurs pris comme boucs émissaires.

Les responsables fiscaux et judiciaires auront-ils à répondre de ce carnage ? Ce serait bien possible, vu la tournure que prennent les évènements et la soudaine visibilité de leurs conséquences.

Rendez-vous le 11 janvier 2013, à 13H30, devant la 17° Chambre du TGI de Paris, 4 Bd du Palais (l’audience est publique).

Je vous souhaite à tous une bonne année 2013, agents du fisc compris. (Car, ce sera dur, mais il faudra bien pardonner à ces fous à l’esprit simple et si ordinaire).

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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