LE DESIR

Bastiat pense que le désir est le moteur de l’économie.

Je me demande si le désir n’est pas tout simplement la vie, l’énergie, la source de tout. Je parle évidemment du désir sain, celui qui permet un épanouissement.

Le désir malsain est marginal, il conduit inexorablement à l’échec personnel et à la sanction collective, n’en parlons pas.

La survenance du désir dans notre esprit met en route la totalité de nos facultés pour tenter de le satisfaire. Au fond de nous, nous savons bien qu’il ne peut être que la récompense des efforts entrepris pour l’atteindre, que donc l’objet du désir a un prix.

Nous savons aussi qu’échouer sera désagréable, frustrant, que réussir sera toujours inférieur à nos espoirs.

Autour du désir les sociétés s’organisent, jetons un œil à cette organisation.

Les socialistes :

Pour eux, l’objet du désir est un droit. Les vacances, un droit. Les sports d’hiver, un droit. La bonne santé, un droit. Une activité satisfaisante, un droit. La réussite scolaire, un droit. La maison, un droit. L’emploi à vie, un droit. Etc…

Peu leur importe le coût, l’Etat, donc les autres, doit payer l’accès à ce droit (désir).

Evidemment, le désir étant illimité, le coût à son accès ne peut qu’être illimité. Cette confusion entre le désir et le droit est mortifère pour le socialisme, dont la faillite est de ce fait inévitable.

Les Curés, les Ecologistes, les Communistes, les Dictateurs :

Eux sont conscients du coût du désir. Ils n’ont pas la naïveté bon enfant des socialistes, qui sont les touristes du pouvoir. Ils souhaitent le pouvoir total, sans partage, et veulent le garder.

Alors, ils vont tenter de nous persuader que nos désirs sont inutiles, voir destructeurs. Ils vont nous castrer. Pour eux, avoir des désirs est mal. Les conséquences désastreuses de nos désirs sont étalées à la une, grossies par une armée d’experts à leur botte. En ce compris nos désirs les plus anodins. Par exemple, pour les écologistes, se promener (interdit…espaces protégés), se baigner (interdit…eau polluée), s’éclairer (interdit….nucléaire), se chauffer (interdit…toujours nucléaire), jeter ses déchets, les bruler (interdit…CO2), circuler (interdit…toujours CO2).

En réalité, pour cette catégorie, avoir des désirs, vivre est interdit… sauf pour eux, qui sont parfaits.

Les réalistes :

Que personnellement j’appelle « libéraux ».

Ils connaissent le prix du désir. Ils acceptent de le payer. Ils ne conçoivent pas son obtention gratuite. Ils pensent que le prix à payer est fonction du marché et que le marché se régule naturellement.

Ils savent que c’est la libéralisation des désirs du plus grand nombre, après des siècles de servitude, qui a propulsé au 19ème et 20ème siècle la société occidentale, et aujourd’hui la plus grande partie du monde, vers un progrès inimaginable précédemment, lorsque les désirs étaient castrés.

Ils pensent que dans une société libérale chacun adapte ses désirs à ses capacités. Alors que, dans une société socialiste, tous sont trompés par l’idée que tous leurs désirs, devenus des droits, leurs seront accordés.

Actuellement :

Dans ce tout petit espace planétaire que l’on appelle la France, les désirs sont faussés, étouffés, par des gourous politiques de tous bords, des journalistes véreux, des prédicateurs inconséquents et pervers, des experts de mes deux.

Après avoir bêtement emprunté pour accéder à des désirs inaccessibles, ce pays se désespère et renonce globalement à tout désir.

Dans les deux cas c’est stupide.

Ne vous égarez pas, votre désir est respectable, il a certes un coût, mais n’hésitez pas à tenter d’y accéder. La tâche ne vous sera pas facilitée par les pisses-vinaigre de tout poil, qu’importe.

La roue tourne, ils se trompent, donc ils succomberont.  Vous, vous réaliserez votre désir.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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