LE DROIT D’OPINION

Ce matin, je reçois le mail ci-dessous.

Je respecte l’anonymat du correspondant, qui n’a pas répondu à ma demande d’autorisation de publication.

« Bonjour M. Dumas,

Je ne sais pas si vous connaissez Olivier Clerc, si vous avez le temps regardez son site et on peut télécharger gratuitement certains de ses livres comme Le Tigre et l’Araignée.

Je viens de lire un autre de ses livres, « La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite ».

C’est très simple et pas prétentieux mais concret et positif.

Quand vous écrivez « je hais le fisc, cet associé déloyal », il faut finir par croire ce que disent certains, à savoir que la haine rejoint l’amour car on ne peut pas détester quelqu’un à qui on laisse sa fortune et le travail d’une partie de sa vie.

Un vrai combat doit amener un résultat probant.

Et même si il y a au départ des armes inégales, j’affirme que les textes, la jurisprudence sont des sources où l’on peut trouver réponse pour faire valoir ses droits.

Mon père qui avait rejoint le général de Gaulle m’a souvent rappelé quand j’ai eu des moments de découragement qu’en 1940, il fallait être fou pour penser gagner contre les Allemands.

Seul celui qui renonce est vaincu.

Quant aux agents du fisc, je pense après plusieurs lectures de votre blog, qu’ils ont réussi au-delà de leurs espérances puisque vous n’arrivez pas à vous défendre. Là je peux vous dire qu’ils doivent se sentir dans la toute puissance et que ce qui est éducatif pour eux et pour tous les contribuables, c’est de les arrêter avec les armes dont ils usent et abusent.

Qui plus est, c’est un cercle vicieux car comme vous n’avez pas trouvé les bons arguments, au niveau des décisions de justice en leur faveur, ils s’en serviront contre d’autres contribuables.

Au niveau de la prise de Bercy, vous oubliez un paramètre important: Bercy n’est pas autonome mais dépend de la communauté européenne.

Pour conclure, il y a aussi un argument économique dans votre dossier fiscal, c’est que tous ces redressements accumulés vous donnent un niveau d’imposition catégorie hauts revenus. Avec ces avis d’impostion vous pourriez vous en prévaloir pour obtenir des prêts si l’on va au bout de la logique. Mais comme c’est du virtuel, on voit que ça ne tient pas.

Bonne journée et bon courage. Je ne vous recontacterai pas. »

Ce mail représente tout ce qui ne peut pas être accepté.

C’est-à-dire la méthode « démerde », chacun pour sa peau. C’est le terrain de chasse du fisc, l’espoir pour chaque contribuable de passer entre les mailles du filet en la jouant malin, en utilisant les « failles » du système, en un mot en étant plus pervers que les pervers du fisc.

Dans un espace fiscal ou la loi, la transparence et la confiance devraient être les règles, c’est l’obscurité, la complication gratuite, le détournement des règles qui sévit de part et d’autre.

Ma réponse :

« Bonjour,

Contrairement à vous, je trouve que mon combat est très bien engagé. Le fisc va bien être obligé de passer à l’acte et de vendre mes biens.

Les jugements qu’il a obtenus sont de fausses victoires, tant ils sont ridicules de bêtise et d’incohérence.

De mon côté je vais pouvoir faire citer à comparaitre, pour vol en bande organisée, le Ministre et son Directeur des Services.

Il est évident que le fisc me vole en faisant bêtement rétention d’une TVA qui ne lui appartient pas, avec des motifs ridicules et qui se contredisent.

Je me préfère, en ce moment, dans ma peau que dans la leur.

Tout comme, dès 1940, il valait mieux être avec De Gaulle qu’avec Hitler.

Ceux qui se sont trompés l’ont payé cher, ainsi que ceux qui ont cru pouvoir composer.

Votre papa ne vous a pas tout expliqué de la résistance ».

Comme disait le marchand de rillettes : « Nous n’avons pas les mêmes valeurs« .

 

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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