Le régime présidentiel : l’escroquerie du siècle

Le Général De Gaulle a mal vécu son andropause. Il a été assailli par des bouffées d’orgueil. Un grand garçon comme ça, qui s’est dépensé sans compter pour faire croire que la France n’avait pas perdu la guerre, allant même jusqu’à prétendre qu’elle l’avait gagnée, quel malheur ce caprice de fin de vie qui nous a entrainé dans un régime présidentiel.

Qui peut raisonnablement croire qu’un homme ait la compétence et la disponibilité nécessaire pour s’occuper seul de tout un pays de 60 millions d’habitants ?

Voyons, à 70 ans, âge auquel De Gaulle  a accédé à cette fonction, je peux en parler en connaissance de cause, le temps de travail effectif est de 4 à 6 heures par jour. Pendant pratiquement vingt heures le vieillard s’économise, impossible de faire autrement.

Le souvenir que j’ai De Gaulle ce sont ses voyages en province où il renouvelait, 20 ans plus tard, ses marches triomphales de 1944. Il levait les bras au ciel, la population se pâmait, j’en faisais partie. Aujourd’hui la chose me parait guignolesque.

Tout cela ne serait qu’anecdotique s’il n’avait pas mystifié le pays au point de lui faire croire que lui et lui seul menait les affaires.

Ce mensonge fut mortel. C’est à partir de lui que, par un référendum en plein brouillard, les français se sont équipés d’un Président de la République élu au suffrage universel, dépositaire de tous leurs espoirs, monarque absolu ayant la prétention d’avoir seul en charge la vie de chacun de nous.

Comment peut-on croire à de pareilles balivernes depuis plus de 50 ans ?

Ce quiproquo empoisonne la vie de notre pays, le rend « ingouverné », en fait une dictature administrative invivable, incapable de solutionner les problèmes de sa population, de répondre à ses aspirations.

A froid, je crois que tout le monde peut comprendre que le Président de la République est un homme ordinaire, normal – on nous a même fait récemment des cours du soir à ce sujet – que, largement pris par ses obligations de représentation, il ne lui reste que très peu de temps pour manger, boire et dormir – baiser c’est même pas sûr – alors nos problèmes : vous imaginez….

Qu’il s’appelle de Gaulle ou Hollande, il ne peut que faire semblant.

C’est là que les choses se corsent. Faire semblant de gouverner pour un Président de la République qui a tout les pouvoirs c’est confier ses pouvoirs à des décideurs occultes, invisibles. Car, s’ils étaient visibles, toute la mascarade serait démasquée.

Conclusion : la réalité du pouvoir est confiée à l’administration, organisation invisible, anonyme, incolore et inodore. 

C’est de cette organisation structurelle que l’ENA tient son pouvoir et non de je ne sais qu’elle fraternité ou camaraderie qui ne sont pas plus présentes ici qu’ailleurs. C’est le régime présidentiel qui fait le lit des énarques, il faut en être conscient.

Résumons-nous :

La potiche Président de la République apparait dans son théâtre de marionnettes comme le sage, l’ultime et total décideur. Les spectateurs, les français, croient évidemment au spectacle qui leur est fourni. II faut dire que les artistes et tout le théâtre lui-même, du directeur aux machinistes et au dernier figurant, foutent le paquet dans les décors.

Le bon peuple applaudit à tout rompre ou siffle un bon coup, selon l’humeur. Mais il ne doute pas de la véracité de la scène. Alors que tout est faux, c’est du toc.

La réalité est que l’administration possède la totalité du pouvoir. Qu’ainsi la démocratie, soi-disant idéalisée par l’élection du Président de la République au suffrage universel, est en fait annihilée par cette élection.

Donc, l’administration décide, la potiche présidentielle incline légèrement la tête, les décisions sont expédiées dans les tuyaux, à charge par la bureaucratie de nous les imposer, par la force s’il le faut.

L’organisation part de la tête vers la base, il s’agit d’une dictature.

Certains sont assez naïfs pour imaginer qu’une dictature pourrait être « éclairée ». Qu’elle erreur !!! Erreur qu’ils font régulièrement et dont ils paient toujours cash et cher les conséquences, au point que l’on peut se demander à quoi sert l’expérience.

La dictature rénovée qui est en train de leur arriver sur le coin du nez ne va pas être piquée des vers.

La démocratie, ce seraient les électeurs, c’est-à-dire nous, qui choisirions nos représentants, puis ce seraient eux qui mettraient en œuvre la politique que nous aurions choisie.

Nous avons déjà vu, lors d’un précédent billet, qu’il va de soi que les candidats devraient s’engager sur un budget, être responsables de leurs engagements et sanctionnés en cas de non respect de ces engagements.

Ainsi, l’organisation politique de la France serait une démocratie partant de la base vers la tête.

Le Parlement serait le lieu de décision. Le Président de la République resterait la potiche qu’il est, mais au moins les choses seraient claires, le pouvoir ne serait pas entre des mains occultes, et personne ne pourrait rêver tout éveillé à un dictateur idéal.

Mais bon, nous ne prenons pas ce chemin. C’est pourquoi demain sera plus torride qu’aujourd’hui, de ce point de vue les prévisions météorologiques pourraient voir leurs simulations s’épanouir en politique, à la surprise des météorologues.

Chacun comprend la trahison ultime des socialistes qui ont gardé ce régime présidentiel, une petite minorité d’entre nous regrette les libéraux qui l’ont toujours combattu.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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