LE REGNE DE LA TERREUR (fiscale)

LE RÈGNE DE LA TERREUR (fiscale).


L’impôt que l’on peut justifier et accepter pour le bien commun devient vite injustifiable et inacceptable lorsque  l’on s’aperçoit qu’il se dilue dans les nimbes et qu’il ne sert, en fait, qu’à maintenir une élite, repue, qui ne pense qu’à ses intérêts.
Ses intérêts, malgré tous ses beaux discours lénifiants et mensongers, sont ceux de sa caste et rien que de sa caste.
Les français commencent, enfin, à ouvrir les yeux.
Ils auront mis le temps mais aujourd’hui le divorce est flagrant entre la classe politique et son bon peuple.
En vivant dans leurs bulles nos énarques et consorts, malgré des sondages, chaque jour plus catastrophiques, vivent toujours comme si ils avaient encore la confiance du pays.
Rien ne semble pouvoir les atteindre, rien ne paraît déranger leurs petits jeux de pouvoir.
A l’horizon se profile une tempête qui pourrait bien les emporter, mais nos petits marquis, comme à la veille de la révolution, s’imaginent que leur pillage « légal » va perdurer jusqu’à la fin des temps.
Cette fin est peut-être pas si loin car ils ont allumé deux bombes à retardement.
Le chômage et la pression fiscale.
Le chômage en laissant détruire les emplois, ils s’aliènent une partie de la population et par la pression fiscale, l’autre partie : les entrepreneurs et les professions libérales.
Cette pression, chaque jour, accentuée est devenu intolérable.
Nos élites lui ont donné des objectifs chiffrés.
A cette chasse aux milliards, il fallait un nom consensuel : la chasse aux fraudeurs !
Avec l’appui des médias, qui savent où est le beurre sur la tartine, on essaye de nous faire croire, que si la situation est si critique, c’est à cause de ces mauvais français qui fraudent.
Bercy, qui avait déjà un code des impôts à sa mesure et des procédures quasiment inquisitoriales  légalisées  par un tribunal administratif à sa botte, a désormais les mains libres pour nous opérer à cœur ouvert sans anesthésie.
Il faut de l’argent répètent, à qui mieux mieux, nos politiques si l’on veut sauver ceci et cela…
Je pense que nos énarques qui, au lieu de faire, dès le début, carrière dans la pantoufle en vison, devraient passer deux ans dans une PME.
Ils apprendraient le travail réel et surtout le sens du mot « responsabilité ».
Tous nos élus et hauts fonctionnaires devraient avoir, eux aussi, des contrôles fiscaux.
N’est-ce pas étonnant que ces gens-là  ne sachent pas ce que c’est ?
Non, la terreur fiscale n’est pas pour eux, elle nous est réservée.
Ce blog est le seul à faire état de celle-ci, sans arrière-pensée politique.
Notre combat est un combat contre la peur, pour la vérité.
Pour le respect du citoyen contribuable (voir colonne de droite : le but de temoignagefiscal.com). Rien de plus.
Nous n’étions pas très nombreux, mais chaque jour nous rejoignent des hommes et des femmes qui refusent d’être pillés, des gens qui ont vaincu leur peur.
Cette peur, cette angoisse qui ne vous quittent pas pendant des années (voir LA MORT SOCIALE.2. et le commentaire de Pehemme au papier: qui êtes vous TNZF?), tous ceux qui ont subi un contrôle fiscal, l’ont connu. Et ils vont mettre des années à revivre, à se relever.
Certains n’y arriveront pas.
Pourquoi cette peur ?
Parce qu’ils savent qu’ils ont perdu d’avance et qu’on les pillera en fonction de l’objectif de l’inspecteur « assermenté » qui obéit aux  ordres de Bercy.
Les artisans, les petits patrons, les chefs de PME sont le gibier privilégié de celui-ci.
Non seulement, ils doivent se battre au quotidien (ceux-là ne font pas 35/h par semaine) pour ne pas couler, écrasés de charges et de dettes, mais ils sont bien souvent achevés par le fisc, qui les poursuivra même après leur liquidation.
Ces hommes et ces femmes n’ont pas la chance de faire partie du showbiz ou de la jet set.
Ils ne pourront négocier leur redressement avec les ministres.
Exemples flagrant avec l’avocat fiscaliste Allain Guilloux : Karl Lagarfeld, Gérard Depardieu, Falcone, Jacques Attali etc… (lire : Vengeance d’état et la lutte fiscale de A.Guilloux).
Car tout se négocie à la Citadelle, c’est le marchandage à l’état pur, mais pour cela il faut avoir, encore de quoi payer, ce qui bien souvent n’est plus le cas de ces petits patrons qui sont déjà au bord de la ruine.
A quoi correspond exactement un redressement fiscal si on peut le marchander comme pour un tapis ?
A RIEN !
C’est juste un pillage légalisé comme au temps des fermiers généraux sous l’ancien régime.
Chaque procédure fiscale est hors la loi.
Je parle de la loi avec un grand L.
Les principes les plus élémentaires que l’on trouve dans toutes les procédures commerciales, civiles ou pénales, comme la présomption d’innocence ou la charge de la preuve pour l’accusation ou le plaignant n’ont pas cours pour le fisc.
Pour lui, tout est inversé.

C’est le règne de la terreur fiscale.

Emmanuel Bolling

Bolling Emmanuel

A propos Bolling Emmanuel

Emmanuel Bolling a été condamné le 12 janvier 2016 par jugement contradictoire à l'égard d'Anne Béot, inspectrice des impôts de Paris 18eme et partie civile. Emmanuel Bolling a été relaxé du chef de diffamation publique. Il a été reconnu coupable du chef d'injure publique envers fonctionnaire publique pour son article du 15 décembre 2014 sur le site témoignagefiscal.com intitulé "certain de leur impunité, rien n'arrête les agents du fisc". Il a été condamné à verser à Madame Anne Beot 500€. Emmanuel Bolling était un des créateurs et des dirigeants de la Discothèque LA LOCOMOTIVE à Paris. Ouverte fin 1986, décédée asphyxiée par le fisc fin 2009(RIP). Elle subira en huit ans trois contrôles fiscaux. 1992, 1996, 2000. E.Bolling contestera le deuxième (1996). Cette contestation justifiée entraînera immédiatement de la part de Bercy une série sans fin de saisies diverses étranglant son entreprise pour finir par la ruiner. Relaxée de l’accusation de « dissimulation de recettes » par le tribunal correctionnel de Paris en 2002, le fisc n’en continuera pas moins à poursuivre LA LOCOMOTIVE et ses dirigeants de son acharnement, pour les mêmes motifs, comme si de rien n'était... En 2014, après 18 ans de procédure, de procès et d’appels (gagnés ou perdus) dont la liste serait des plus ennuyeuse, E.Bolling et ses associés, ruinés, se battent toujours pour que l’on reconnaisse ce redressement pour ce qu’il est : un abus fiscal caractérisé. Il a initié deux nouvelles procédures devant le T.A.

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16 réflexions au sujet de « LE REGNE DE LA TERREUR (fiscale) »

  1. Bonjour ,

    Effectivement le climat est plus que lourd dans le relations entre le fisc ( et le TA) et les administrés . Je suis avocat fiscal après avoir passé des années (trop) dans l’administration fiscale . La réalité est que cette entité à perdu de vue le but qui normalement devrait $être le sien. Le seul objectif des agents du fisc est LA STATISTIQUE et la carrière peut importe en fait le recouvrement . ce dernier ne sert en définitive qu’à pourrir la vie des victimes des contrôles menés par de petits « dictateurs » imbus de leur pouvoir , d’autant plus que leur force est sans commune mesure avec la votre .
    Lors de certains contrôle que j’ai effectué en qualité d’inspecteur des impôts ; il m’a très souvent été demandé de faire des rappels ILLEGAUX que je refusait bien évidemment puisque non prévus au CGI . L’excuse de mes chefs ?  » cela fera plus gros sur la fiche ». Non ! ces gens là n’ont aucune morale.
    Tout le système est monté pour faire peur et soumettre par la crainte les redevables de façon à ce qu’ils se taisent. Toute l’échelle hiérarchique de la DGFIP est faite pour nourrir les ministres ( PS autant qu’UMP et consort) de résultats de rappels fiscaux mirobolant sans réalité . Exemple 2013 rappels 18 milliards mais in fine 5 milliards effectivement espérés en paiement dont une bonne partie payée à tort faute de moyen pour se défendre ( un avocat coute cher et il est normal que tout travail soit payé , mais lorsque les rappels sont relativement faible jusqu’à 10 000 € , aucun soutien à attendre puisque ce n’est pas rentable pour le défenseur …..mais combien d’années de souffrance et de malheur pour les « redressés »

  2. L’utopie est mangeuse d’homme, le nihilisme aussi.
    La seule organisation humaine possible est celle qui met en son centre l’individu et limite au maximum le poids de la collectivité qui utilise toujours la force pour s’imposer, quelque soit l’objectif qu’elle s’est donnée.
    Ceux qui n’acceptent pas cela sont la plus part du temps en grande douleur personnelle, il y a lieu de les plaindre et non de les affliger.

  3. Il ne s’agit pas de valeurs ni de complot mais bien de calcul

    Posté par calebirri le 13 mars 2014

    Les événements actuels ne laissent pas beaucoup de place au doute : pour de plus en plus de gens, le monde est dirigé par un petit groupe d’individus mûs par une idéologie fondée sur des valeurs qu’ils veulent de gré ou de force imposer aux plus grand nombre pour leur propre satisfaction, à travers un « grand complot mondial ».

    Pourtant, il se dégage plusieurs éléments qui entrent en contradiction avec cette vision, pour attrayante qu’elle soit : car il n’y a pas UN complot mais cent, mille ; sauf que l’accumulation de « petits » complots n’en fait pas pour autant un « gros ». Et l’instauration progressive de deux grands « blocs » opposés « idéologiquement » prouve qu’il en existe au moins deux.

    Mais si on parle d’idéologie on se doit de parler de « valeurs », et force est de constater que de valeur il n’y a point ; car en réalité les prétendues valeurs auxquelles se réfèrent les « complotistes » de tous bords (puis qu’apparemment il faut choisir) ne sont que de la poudre aux yeux. Il n’y a plus de valeurs car il n’y a plus de morale, plus de « bien » ni de « mal ». La seule valeur qui vaille est la soif du profit, car dans le cadre du système capitaliste ce ne sont pas les hommes qui ont de la valeur mais les objets. L’individualisme n’est en lui-même pas une valeur mais un calcul. Et tous les complots qui visent à la satisfaction de cet individualisme ne sont en réalité que des calculs faits en dehors de toute morale, suivant les principes d’un système auxquels nous sommes tous soumis malgré nous : le capitalisme – qui est je le rappelle amoral, et non pas immoral.

    Et de fait, il n’y a qu’à se pencher un peu sur les événements qui font « l’actualité » pour se rendre à l’évidence : Le cas ukrainien en est un symbole évident, pour peu qu’on veuille bien s’attarder un peu sur les motivations de chaque camp en présence : s’il y a d’un côté le complot russe (ou russo-chinois ?), et d’un autre le complot américain (ou américano-européen, symbolisé par le « Grand Marché Transatlantique »), quels sont les objectifs de chacun si ce n’est celui d’obtenir de cette confrontation le maximum de retombées financières ? On voudrait nous faire croire qu’il faut « choisir son camp », mais en réalité derrière l’apparence d’idéologies contraires (j’aimerais bien savoir lesquelles) se cache tout simplement la défense des intérêts financiers, et rien de plus.

    Et si le complot explique le moyen utilisé par tel ou tel camp pour dominer l’autre, la finalité n’est pas l’instauration d’une dictature mondiale ou la défense du bien contre le mal mais tout simplement le résultat d’un calcul d’intérêts bien compris de part et d’autre de ce qu’ils doivent faire pour continuer d’engranger des profits.

    IL n’y a qu’à voir comment nos politiques provoquent l’islamophobie tout en commerçant avec des régimes islamiques, comment ils défendent officiellement la démocratie tout en préparant secrètement la pire des dictatures : ce n’est pas un complot mais un calcul. En trompant le peuple sur leurs véritables motivations (le profit donc), ils se servent de leurs prétendues valeurs pour se faire élire puis se pressent de les abandonner pour commercer. Mais ne peut-on pas être à la fois contre le gouvernement européen sans refuser l’Europe, contre le gouvernement israélien sans dénigrer les juifs, contre la Russie sans préférer les Etats-Unis, ou contre les Etas Unis sans soutenir la Russie – moi qui croyais qu’être contre la fin d’une dictature ne signifiait pas pour autant le soutien à une nouvelle (et réciproquement) !

    Et quand Goldman Sachs triche ou ment pour gagner plus d’argent, il n’y a pas complot mais bien calcul : si l’amende qu’il paiera une fois découvert est moins grande que ce qu’elle a gagné avec des méthodes illégales, ce n’est ni bien ni mal mais simplement rentable. Un point c’est tout. Et même si des gens au bout de la chaîne se retrouvent mourir de faim par milliers. Juste un calcul.
    Et c’est ainsi qu’il faut comprendre aussi les manipulations du Libor ou d’autres arnaques du même style : c’est un calcul, pas un complot !

    On veut surveiller et contrôler internet plutôt que de le laisser libre car il est plus rentable de tricher secrètement que de prendre le risque de voir les « petits » arrangements étalés au grand jour sur la toile par des Snowden ou des Assange ? Mais s’il fallait un jour se résigner à supprimer internet plutôt que de gagner des milliards avec le « big-data » ils n’hésiteraient pas. Chacun y voit son propre intérêt, ou celui de sa caste, et puis c’est tout.

    Après viennent toute une batterie d’économistes plus ou moins éclairés mais qui tous font l’erreur majeure de croire eux-aussi au calcul : il est plus rentable de sortir de l’Euro que d’y rester, il est plus rentable de tuer les vieux que de les soigner, il est plus rentable de spéculer que de financer l’économie… Alors même que l’Histoire toute entière n’est qu’une succession d’erreurs de calculs ! C’est que depuis si longtemps on a oublié que derrière les chiffres il y a des hommes qu’on ne se rend même plus compte de la vanité, voire de la stupidité qu’il y a à vouloir calculer le taux d’intérêt payé pour un crédit automobile dans 15 ans selon que l’on sera sorti ou non de l’Euro ! Alors on préfère la certitude d’un calcul faux à l’incertitude d’un monde incalculable : cette vérité est si difficile à entendre et à envisager qu’on préfère fermer les yeux et nous soumettre à un système inhumain.

    Mais si les choses s’expliquent plutôt bien avec le complot, elles s’expliquent simplement mieux (et totalement) par le calcul : il était inévitable que nous en arrivions là, car c’est l’erreur même de ce système. Le système fonctionne de lui-même et entraîne à sa suite tous les drames qui sont la somme des comportements individuels induits par une théorie erronée, absolument amorale et inadaptée à l’être humain. A force de calculer, les hommes qui ont perdu le contact avec la réalité, et oublié que la valeur d’un homme est incalculable, se perdent dans leurs calculs jusqu’à en oublier qu’ils sont des hommes. Fukushima n’est que le résultat d’un calcul, la misère et la guerre aussi. La dictature en est un autre : comme disait Asimov dans « Fondation », « la violence est le dernier refuge de l’incompétence ».

    Caleb Irri
    http://calebirri.unblog.fr

  4. Face à la violence dénoncée dans ce blog, issue d’une pensée erronée, instrumentalisée par la classe politique, dont le fisc est le bras armé, c’est impressionnant de constater qu’il existe une demande de plus de violence.
    Hélas il n’est pas impossible que ce souhait de violence finisse par l’emporter et nous entraîne dans des douleurs extrêmes, dont ensuite personne ne voudra assumer la responsabilité.
    En 1946, les alliés espérant comprendre comment les allemands avaient pu s’abandonner au nazisme, cherchèrent à contacter des nazis dans la population allemande, ils n’en trouvèrent aucun…
    Le mal absolu n’est pas issu d’une intelligence supérieure dérangée, mais tout simplement de la bêtise, c’est la conclusion d’Hannah Arendt dans son ouvrage « Eichmann à Jérusalem ».

  5. Les riches ont peur, les peuples vont trinquer

    Posté par calebirri le 22 juin 2013

    L’audition par la commission d’enquête sur le rôle des banques et des acteurs financiers de monsieur Pierre Condamin-Gerbier est édifiante : tout d’abord parce qu’en réalité elle ne nous apprend rien d’autre que nous ne soupçonnions déjà ; ensuite et surtout parce nos chers parlementaires font semblant de découvrir un monde qu’ils connaissent nécessairement assez bien.

    Mais qu’à cela ne tienne : nous avons là une confirmation tangible et crédible (pour ceux qui doutaient encore) de la corruption généralisée qui règne à droite comme à gauche, ainsi que de l’hypocrisie toute aussi généralisée de notre classe politique. Ce qui n’est pas peu.

    Aujourd’hui cette vidéo permet à tout un chacun de se rendre compte du monde dans lequel nous vivons, et de faire partager au plus grand nombre ce témoignage, pour qu’on ne puisse plus dire « nous ne savions pas ».

    Une fois cet état de fait digéré, il faut en tirer les conclusions : le système capitaliste mondialisé est corrompu, et la classe politique dans son ensemble permet à une toute petite partie de la population (dont elle fait partie) de s’enrichir tandis que la majorité voit ses conditions de vie dégradées. Comment faire encore confiance en ceux qui nous trompent ?

    Car une fois les systèmes d’évasion fiscale dénoncés, il nous faut poursuivre le raisonnement : la cause de la crise n’est pas la dette mais bien l’évasion fiscale, et ce n’est que par arrogance ou par lâcheté que nos gouvernants préfèrent contraindre les peuples à d’autres sacrifices encore plus injustes plutôt que d’avouer qu’ils ont eux-mêmes profité d’un système qu’ils dénoncent par ailleurs publiquement. Quittes à appauvrir encore des peuples déjà maltraités et qui ne sont en aucun cas responsables : eux dépensent leur argent jusqu’au dernier sou, et n’ont tout simplement pas de quoi aller en planquer en Suisse ou ailleurs.

    Et on s’étonne que le peuple se mette en colère, qu’un peu partout il se révolte comme en Tunisie, en Egypte, en Lybie, en Syrie, en Turquie, en Grèce ou au Portugal, et même jusqu’au Brésil… sans compter les indignés des Etats-Unis, du Canada, de France ou d’Espagne ?

    Non, « on » ne s’étonne pas ! « Vous » peut-être, mais pas « eux ». « Eux », ils commencent à avoir peur. Tellement peur que certains en viennent à soupçonner tout le monde d’être un ennemi potentiel, et se mettent à les surveiller tous. Tellement peur que certaines banques préconisent paraît-il d’établir un régime autoritaire pour éviter les révoltes populaires, ou que des gens « raisonnables » comme monsieur Attali s’interrogent publiquement sur l’opportunité de la démocratie comme système de gestion… Pourquoi croyez-vous que cette commission d’enquête parlementaire survienne justement au moment où les retours d’avoirs étrangers se font chaque jour plus nombreux, comme si l’on se préparait à laisser s’effondrer les paradis fiscaux-et donc les pays qui les hébergent- avec la taxation inévitable des « gros comptes » qui y sont domiciliés ?

    Regardez aussi toutes ces lois sur le contrôle d’internet : elles ne sont pas faites pour traquer les terroristes mais bien pour nous surveiller nous, et ainsi empêcher la diffusion d’informations, les rassemblements physiques et idéologiques, jusqu’aux SMS qu’ils espionnent !

    En réalité ils ont peur de nous, et cela signifie qu’il porteront le premier coup. Regardez le texte paru l’autre jour sur lemonde.fr, « l’appel des 1% » : ils savent bien que si nous refusons de payer pour eux ils ne s’en sortiront pas non plus. Ils sont si peu, et nous sommes si nombreux !

    Mais attention : comme les chiens qui ont peur ils peuvent vous mordre à tout instant. Il faut donc s’y préparer. Si nous voulons éviter de subir une fois encore la morsure des chiens de l’Histoire il faudra savoir les regarder en face pour leur dire « nous n’avons pas peur, nous sommes les plus nombreux. Et sans nous vous n’êtes rien ».

    Caleb Irri
    http://calebirri.unblog.fr

  6. On ne peut pas dire, en même temps, que cette redistribution de la richesse mondiale en direction des 1% les plus riche ait profité à l’ensemble de la planète. Laquelle, en trente ans, est allée de crise en crise. Non, ce n’est juste qu’une accumulation de richesses, inutiles, juste bonne par ses mouvements erratiques à troubler l’économie mondiale.

    Quel sens peut-on donner à cette bascule qui consiste à accumuler de la richesse d’un côté et d’augmenter massivement la pauvreté ? Une richesse qui ne se réinjecte pas dans le marché …
    La crise n’est pas économique : elle est idéologique

    Posté par calebirri le 6 novembre 2011

    La crise qui traverse aujourd’hui le monde dans son ensemble ne peut décemment plus être nommée « crise financière » : cela va beaucoup plus loin. C’est une crise systémique, c’est à dire une crise qui remet en cause le système tout entier, à savoir le capitalisme. Car le capitalisme n’est pas un système permanent ou universel, mais une idéologie. C’est le fait de croire que la somme des intérêts individuels favorise l’intérêt général. Ce qui est faux : les chiffres le montrent, et les faits le prouvent.

    Ce mensonge, ou si l’on préfère cette illusion dont nous avons été victimes, est en train de laisser place à une prise de conscience populaire réaliste : on voit bien que cela ne marche pas. Et c’est pourquoi tous les économistes du monde ne pourront rien y changer. Et c’est pourquoi il est totalement vain d’espérer retrouver qui la croissance, qui l’emploi, qui la rentabilité : le capitalisme a fini par tomber le masque, et se met à montrer au grand jour les effets de son a-moralité. J’ai déjà tenté d’expliquer ( dès avril 2010) à quel point la situation économique actuelle est inextricable, car tout le monde commence à comprendre qu’en économie, donner à l’un signifie prendre à un autre. Les citoyens ne font plus confiance à ce système, pas plus qu’à leurs agents ; et ils ont bien raison. Car en économie, les deux camps qui s’affrontent actuellement ne jouent la partie que sur un terrain capitaliste, et c’est n’est qu’à l’intérieur de ce système que s’opposent les deux visions qu’on nous propose aujourd’hui, à savoir le protectionnisme ou le libre-échange. Tandis que le réel donne à voir les limites non pas de l’une ou de l’autre de ces deux options, mais du système lui-même.

    De là un décalage croissant entre entre ce que veulent les peuples et ce que proposent les dirigeants : car d’une manière ou d’une autre, le capitalisme ne peut satisfaire à l’intérêt général, que ce soit dans un cadre de libre-échange (à l’intérieur duquel les BRICs et les pays « émergents » seront les vainqueurs au détriment des pays dits « développés »), ou dans celui du protectionnisme (à l’intérieur duquel les puissances « historiques » imposeront leur vision d’une nouvelle gouvernance mondiale : un Empire européen allié avec les Etats-Unis, soumis au FMI et peut-être à sa future monnaie -le bancor – capable de contrer la montée en puissance des « émergents »). Mais de quelque côté qu’on le prenne, ce système favorisera toujours les uns au détriment des autres, et c’est CELA que les peuples ne supportent plus.

    La question qui se pose désormais à tous, et à laquelle le nouvel « Empire européen » ne doit pas répondre seul, est donc bien celle-là : vaut-il mieux subir le capitalisme ou en sortir ?

    Avec comme corollaire la question suivante : après le capitalisme il y a quoi ?

    Et les réponses à cette question ne sont pas d’ordre économique, mais philosophique. C’est une idéologie qu’il nous reste à construire, avec d’autres questions concernant la vie en société des êtres humains : l’argent est-il nécessaire, qu’est-ce que la démocratie, quels sont les véritables besoins des hommes, etc…?

    Pendant ce temps nos gouvernants, perdus entre le retournement du capitalisme et leurs désirs de conserver le pouvoir, tentent par tous les moyens d’échapper à cette question cruciale pour l’avenir de l’humanité. Préférant l’injustice d’un système qu’ils connaissent à la mise en place d’une véritable réflexion collective sur les meilleurs moyens de favoriser l’intérêt général, ils s’imaginent pouvoir faire cesser la montée en puissance des Etats émergents en imposant à leurs peuples une cure d’austérité inacceptable, et en refermant les frontières autour de ce nouvel Empire qui n’aura plus rien de démocratique. Prétextant la crise et le besoin de « protection » que les peuples fragilisés désirent bien naturellement, ils profiteront de la naïveté de ces derniers pour mettre en place une sorte de « contre-retournement » qu’ils croient en mesure de sauver leur statut, à travers un retour « discret » au protectionnisme, pour croient-ils reprendre l’avantage.

    Mais tous se trompent également, et tous les économistes du monde ne sauront régler le problème ainsi. Car le protectionnisme est en réalité une autre forme de conquête (par la force), et rien n’indique que les pays aujourd’hui puissants soient encore les plus forts demain.

    Et c’est à ce point que nous devons relier le référendum avorté en Grèce à notre réflexion : en sortant de la zone euro et en refusant de rembourser la dette, peut-être s’apercevrait-on enfin qu’un pays peut tourner sans l’Europe, et que ce ne sont pas les peuples qui ont besoin des dirigeants pour les sauver de la misère, mais nos dirigeants qui ont besoin des peuples pour sauver « leur » Europe (comme le prouve l’attachement constant du couple franco-allemand à aider la Grèce « malgré elle »), et avec elle leur domination.

    Une chose est sûre cependant, c’est que les peuples ne gagneront ni à l’une ni à l’autre des deux options économiques. Le niveau de la dette, les cours de la bourse ou la note des agences n’intéressent pas les peuples, car il y aura toujours des maisons à construire, des champs à cultiver, des hôpitaux et des écoles, des routes et des ponts…

    Les peuples, eux, n’ont besoin pas besoin des économistes et de tous leurs calculs, mais d’une nouvelle idéologie capable de les faire tous vivre décemment, sans préjuger du lieu où ils sont nés, ni de leurs ascendances sociales. Vivre sans la misère, c’est tout ce que demandent les hommes. Ce que le capitalisme est incapable de leur apporter.

    Caleb Irri

    http://calebirri.unblog.fr

    1. Je vous trouve bien présomptueux de penser pouvoir raisonner pour tous, comme si chacun n’avait pas son mot à dire.
      Chaque fois que le monde a rencontré des illuminés persuadés d’être capables de mettre en œuvre une solution que tous devraient appliquer, ce fut un massacre.
      Vous me paraissez fait de ce bois.
      Mais, je me trompe peut-être, essayez de parler sans « isme », ce sera peut-être plus clair.
      Cordialement. H. Dumas

      1. Je dis les mots qui me plaisent je n’ai pas peur des mots.Les idées fixes dont vous souffrez relévent de l’hystérie mon brave.

        1. Ne savez vous pas que les mots tuent. Ce sont même eux qui ont les plus grands scores. Shoah, Rwanda, Arménie, esclavagisme, des mots qui ont tué. C’est beaucoup vous demander de respecter plus les hommes que les idées ?

          1. Non ce sont les abrutis qui tuent, les hystériques soumis aux mots .Vous prétendez que tout le monde a son mot à dire, et les miens vous gênent j’en suis ravi.

  7. L’OCDE fait le constat que ce sont toujours les 1% les plus riches de la planète qui s’accapare de plus en plus les revenus. Leur part du gâteau n’a pas cessé de croitre depuis trente ans. En étroite collaboration avec l’économiste français Thomas Piketty, voilà les conclusions auxquelles la très libérale OCDE est arrivée : « « les 1% de la population aux revenus les plus élevés ont capté une part disproportionnée de la progression globale des revenus ».
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/adresse-aux-liberaux-francais-151485

    1. Statistiques sans intérêt concernant la France car les 1% les plus riches ne sont pas résidents fiscaux en France. Le fisc s’acharne sur les riches qui ne peuvent pas s’exiler. Un riche qui ne peut se payer le luxe de s’exiler s’appelle la classe moyenne.

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