Les dérives du pouvoir politique

Un lecteur très sympathique nous souhaite une bonne année, qu’il en soit remercié. Il nous adresse le lien suivant : http://www.journaldunet.com/?id=1105597 , je l’ai cliqué.

J’ignore si les informations contenues dans l’article ouvert par ce lien sont vraies et j’ai même du mal à saisir à quoi et à qui sont attribuées ces sommes, tout à fait modiques par rapport à la gabegie générale du budget de la France.

Je comprends la réaction épidermique de ce lecteur : « Ils se servent encore sur notre dos ». Non seulement je la comprends, mais je confirme que, pour ceux qui sont pillés par le fisc à l’occasion de pseudo-contrôles fiscaux, ce genre d’information se digère particulièrement mal.

Cependant, ne perdons pas de vue que les problèmes de ce pays, ses déficits abyssaux, sont le résultat et non la cause. La cause ce sont les ordonnateurs de ces sommes, ce sont les élus, les hommes de pouvoir.

Qui sont-ils ?

Tout un tas de penseurs de haut niveau, avec lesquels il n’est pas question d’entrer en concurrence, se sont penchés et se penchent encore journellement, que ce soit à travers les médias ou la littérature, sur la personnalité et le fonctionnement de nos élus.

Vous voudrez bien excuser l’ordinaire de ma contribution, que voici. Elle est le fruit de mes rencontres journalières avec les élus, pendant soixante ans.

Et oui, les premières rencontres c’est vers 12 à 15 ans, dans la cour de l’école.

Dès cet âge, certains jeunes humains, garçons ou filles, découvrent et se passionnent pour le pouvoir. Ils y pensent et l’investissent, chacun de façon différente, mais avec un seul et même but : être reconnus comme chef.

Très vite ils comprennent les trois méthodes d’accès au pouvoir : la rhétorique, la force, la richesse. L’idée de son usage est souvent beaucoup plus floue pour eux, et dans tous les cas secondaire. Cependant, la grande majorité ne souhaite pas le pouvoir pour faire le mal, mais plutôt pour répandre le bien, enfin vu par eux.

Dès cette époque ils évoluent pour et en fonction du pouvoir. Ils comprennent les alliances indispensables, les mensonges nécessaires, les stratégies de conquête, la force de l’image, de l’apparence, les secrets qui s’imposent, que l’on partage entre initiés, et surtout le désintérêt de la majorité des autres pour le pouvoir qu’ils convoitent.

Tout cela reste pendant cette période, sauf pour les génies, strictement intuitif.

Un peu plus tard, au sortir de l’adolescence, les mauvais vont ronger leur frein toute leur vie, s’agrippant de ci de là à de mini-pouvoirs qu’ils tenteront de faire vivre soit en hurlant plus que les autres soit en se contentant d’agir dans l’ombre.

Les meilleurs vont investir les partis politiques. Directement par la base ou, un peu plus tard, en tant qu’étudiants. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que chaque instant et chaque geste de leur vie seront dictés par ce désir de posséder le pouvoir.

C’est ainsi que leur regard sur la vie, quelque soit le sujet, l’économie, le sexe opposé, l’amour, la mort, la maladie, la terre, l’univers, passera toujours par le filtre des conséquences sur leur pouvoir ou leur souhait de pouvoir. Ils ne pourront rien regarder sans ce filtre.

La vérité est que, marqués par cette pulsion dès leur plus jeune âge, la réalité de la vie ne leur apparaîtra plus jamais, ils n’en verront que les trames croisées du ou des pouvoirs. Ils ne pourront avoir aucune autre activité, aucune autre sensibilité, que la conquête du pouvoir.

Est-ce une maladie ? C’est possible, je n’en sais rien. Bien que, pour ceux que j’ai connus en particulier, oui, je peux dire que c’est une maladie, grave, rechutes comprises.

Cette observation intégrée, vous ne regarderez plus jamais les hommes politiques autrement que comme ils sont, c’est-à-dire tous pareils.

Vous comprendrez qu’il ne leur est pas possible de prendre en compte les conséquences de leurs actions pour la conquête du pouvoir, puisqu’ils ne peuvent voir rien d’autre que ce dernier.

Vous comprendrez que la seule solution est de limiter leur pouvoir au strict nécessaire dont vous avez besoin, dont nous avons besoin, le reste n’est que folie, qu’espoirs irréalistes.

Surtout, ne vous méprenez pas, comme vous comme moi l’homme politique cherche la facilité. La facilité pour lui, comme pour nous tous, est de faire en sorte que la concurrence soit la moins forte possible. C’est ce principe qui explique leur acharnement à détruire ceux qui réussissent et à flatter les imbéciles.

César l’a dit, mieux vaut être premier en province que deuxième à Rome. Mieux vaut être l’élu d’une bande d’andouilles qu’à la remorque derrière de fortes personnalités.

Chapeau bas aux socialistes, sur ce concept ils sont les meilleurs.

En résumé

Il n’y a aucune compatibilité entre les hommes de pouvoir et les autres hommes aux activités potentiellement prestigieuses : industriels, hommes d’affaires, artistes , intellectuels de haut niveaux, scientifiques aussi de haut niveau – sauf pour les nuls évidemment –, tous sont pour les hommes de pouvoir, dans leur schéma obsessionnel, des concurrents à éradiquer, ou pour le moins à surveiller étroitement.

Evidemment, ceci est strictement dans leurs têtes, dans leur délire, car dans les faits ces « concurrents » se foutent complètement de la politique, mais rien n’y fait.

Y voyez-vous un peu plus clair ? Comprenez-vous pourquoi les libéraux vous serinent que seul un Etat régalien est au pire acceptable ?

Que si nous n’étions pas tous aussi cons, pas d’Etat du tout serait même l’idéal.

Mais bon, nous sommes comme nous sommes. Au moins, pour 2016, souhaitons que nous puissions voir les hommes de pouvoir comme ils sont, n’attendons rien d’eux, réduisons leur pouvoir autant qu’on le peut, avant que leur folie monomaniaque nous détruise tous.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « Les dérives du pouvoir politique »

  1. La France au bord du gouffre et ils maintiennent 38 cabinets ministériels??!!
    Heureusement que l on critiquait la cour des monarques?? Aujourd’hui ça ne
    Vaut pas mieux on dépense a gogo pour rien aucune autocritique rien 34 Cts
    Du litre de lait pour le producteur. 350000€ pour les cartes de vœux???? De qui
    On se moque? Mais effectivement comme les français sont des v….. Pourquoi se
    Gêner pourquoi se priver??!! Quel pays pour les citoyens sont aussi peu critiques
    Ils ne voient rien c est pas possible que pourrait on faire prendre un clairon et
    Arpenter les rues des villes??!! Pour leur ouvrir les yeux leur claironner dans les
    Oreilles??! Je désespère??

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