Les jours avec et les jours sans

Décide-t-on froidement d’entrer en lutte avec des monstres tels que Bercy ou l’URSSAF ? Vaste question que ne manquent pas de se poser tous ceux qui résistent à ces organismes et se retrouvent sous le feu destructeur de leur pouvoir.

Deux questions viennent alors à l’esprit :

            – Qui sont ces monstres ?

            – Pourquoi je me bats ?

Ces monstres ne sont que le bras armé de la pensée qui a pris le pouvoir, ils n’ont pas de réalité par eux-mêmes. La pensée qui leur donne naissance n’est elle-même qu’une excuse, un habillage, de la simple trivialité du pillage.

Le pillage cyclique d’une partie de la population par une autre et vieux comme le monde. Fait-il suite aux abus de ceux qui possèdent, ou nait-il simplement du désir de ceux qui n’arrivent pas à posséder ? Probablement de la conjugaison des deux.

Les sociétés ont cru trouver deux solutions pour éviter cette situation, la propriété privée sacrée et inviolable, ou, au contraire, l’absence totale de propriété privée qui est censée casser le motif même du pillage. Rien n’y fait.

Toute différence justifie un jour ou l’autre le pillage.

En fait, pas de société sans tri, pas de tri sans marque, pas de marque sans différenciation, pas de différenciation sans pillage à venir.

On se bat par hasard. En fonction du système que le hasard met en place pour telle ou telle société il y a ceux qui s’épanouissent et ceux qui au contraire périclitent.

Chacun étant persuadé de la véracité du système dans lequel il serait le meilleur. Y a-t-il une morale dans tout cela ? Une direction vraie et une autre fausse ? J’en suis de moins en moins sûr. Ce dont je suis sûr c’est qu’il y a des gens biens et des crapules dans tous les systèmes. Et c’est bien là le problème.

Certains systèmes privilégient-ils l’épanouissement des crapules, d’autres des gens de bien ? Je ne sais pas.

Je vous propose la lecture de « La Trilogie Berlinoise » de Philip Herr.

Cet auteur, décédé récemment, a écrit des romans policiers qui ont la particularité de se situer un peu avant, pendant, ou un peu après, le nazisme en Allemagne.

Il écrit : « En ces temps difficiles, le simple fait de survivre était une sorte d’exploit. Ce n’était pas quelque chose qui arrivait tout seul. Vivre en Allemagne nazie demandait un effort constant. Et encore vous restait-il, si vous parveniez à surnager, à trouver un but à votre vie. Car à quoi bon jouir de la santé et de la sécurité si votre vie n’a aucun sens ? »

Un peu plus loin : « Il est vrai, me disais-je, que ce problème ne me concerne guère, que les juifs ont bien cherché ce qui leur arrive. Mais même si c’était vrai, quel goût aurait notre plaisir au regard de leur douleur ? Leur souffrance rendraient-elles notre vie plus douce ? Le sentiment de ma liberté serait-il affermi par leur persécution ? »

Il va ensuite décrire des nazis fous, mais puissants donc capables de donner libre cours à leur folie, des complotistes, mais aussi des hommes et des femmes qui font de leur mieux, sans pour autant s’opposer frontalement au nazisme qui finalement s’imposera jusqu’au bout, jusqu’au dernier, jusqu’à l’anéantissement de toute une nation.

Donc l’horreur peut jaillir et emporter l’organisation sociale, même en démocratie. Pour autant apparait-il une évidence du bien et du mal ? Hélas non, cette évidence n’apparait qu’après, et encore est-elle particulièrement louche, touchant plus particulièrement ceux qui ont perdu plutôt que ceux qui se seraient trompés.

Les jours avec et les jours sans

C’est tout cela qui vient à l’esprit lorsque l’on a le nez dans le guidon, que l’on se bat pour vivre. Lorsque Bercy et l’URSSAF nous ruinent avec la bénédiction de la majorité, du peuple.

Certes, nous sommes convaincus qu’il se trompe le peuple, que Mélanchon est une enflure et ses économiste des pitres. Nous savons que, stigmatisant le capital, Piketty se met naturellement au banc de l’économie, qu’il en répondra. Peut-être ?

Il n’en reste pas moins que le poids de la lutte parait souvent inhumain.

Peut-on avoir raison contre tous ? Pouvait-on ne pas être nazi en Allemagne nazie ?

Ne pas être Stalinien en URSS sous Staline ? Aujourd’hui ne pas être  Chaviste  au Venezuela ? Ou communiste à la SNCF ?

Il est donc des jours où il semble que tout cela n’est pas possible, ce sont les jours sans. D’autres fois, l’espoir renaît, les certitudes s’emparent de celui qui résiste, ce sont les jours avec. Mais… pendant ce temps là l’horloge ne s’arrête pas.

Le bonheur de demain a du mal à combler la douleur lancinante d’aujourd’hui, et ça, Bercy et l’URSSAF le savent. C’est leur force et leur abjection.

Mais avec eux, la vie a-t-elle un sens ? Non aucun. Ils pillent pour piller. Il n’y a rien et il n’y aura jamais rien au bout de leur turpitude et de leur vanité.

Courbons le dos et résistons, tout en sachant que cela ne change rien, que demain sera comme aujourd’hui entre les mains des ambitieux et des menteurs.

La résistance n’a pas de but, elle est la seule solution à notre humanité, in fine, même face aux associations d’anciens résistants.

La résistance nous possède ou ne nous possède pas, elle est un point d’équilibre de la nature. Est-elle volontaire ? Rien n’est moins sûr.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « Les jours avec et les jours sans »

  1. La République Française et sont administration sont un système qui permet à une petite caste d’incompétents , de privilégiés d’avoir du pouvoir , des privilèges abusifs , et de l’argent en dépossédant des richesses le peuple du secteur privé devenu esclave . Les esclaves produisent tous les jours et toujours plus taxés et imposés pour rembourser une dette que des incompétents ont créée ..

  2. c’est une théorie comme une autre mais le passe on s’en tape .
    il faut arrêter de ressasser sans cesses , le monde évolue et ce qui est ancien , pratiques ou fait est révolues ..il faut avancer .
    désole je n’ai pas lu , et ne lirait pas ..j’ai trop a faire et suis plutôt en phase de passe berlinoise
    après défrichement et terrassement , tel Berlin l’enchanteur ..sans me voiler la face je m’évertue a tour de passe /passe a établir les fondations d’une nidification style coucou .. arrivederci !!
    je n’ai pas mes entrées a BERCY (seulement auprès de mon petit SIE) et comme chacun sait moins on y va et mieux on se porte 🙂
    et je viens de sortir de l’ URSAFF a Montreuil car j’avais des questions qui me taraudaient l’esprit ..et bien la plupart sont restées sans réponse .
    « a part l’agent d’accueil qui m’a dit qu’ils n’avaient ni les moyens logistique & humain de traiter toutes les demandes et qu’ils délocalisaient en province certains traitement de dossiers …et puis que ca allait être comme ca pendant 2 ans ..et puis c’est tout ..et que macron , la chute de l’empire RSI et de son cousin CIPAV les faisait Chier !! ( texto) .

    alors pourquoi nous inondent t’ils d’autant de courriers , de paiement sans cesses modifiés et de demandes de renseignements en vue de redressement alors qu’ils n’arrivent déjà pas a absorber le flux de donnes antérieurs ?

    revenons a nos moutons ou nos veaux ( Français) car ca dure quand même depuis de gaulle !!

    un proverbe chinois dit .. « mon père était vendeur de poussières et un coup de vent l’a ruiné « .
    tant que les blaireaux n’ouvriront pas les yeux et ne feront pas souffler un vent de fraiche révolte ca ne fonctionnera pas

    et tant que LEMAIRE A Bercy s’occupera des affaires italiennes alors qu’il a fort a faire avec le déficit Français et macron a s’occuper des affaires étrangères qui ne nous concernait pas , il ne feront que s’obscurcir plus encore notre avenir qui est loi d’être aussi glorieux que notre passé !!

    ou alors s’il veulent faire des choses , ils récupèrent les milliards d’euros de taxes carbone qui sont parties vers Jérusalem et pendant qu’ils y sont, qu’ils fassent aussi cesser le massacre des palestiniens depuis presque 70 ans !!!

  3. Merci pour ce texte mais parfois je pense comme Alain Delon lorsque je
    partirai je ne regretterai pas ce monde….. car je me demande pourquoi
    Certains sont venus sur terre si ce n est pour faire souffrir les autres et je
    Trouve cela terrible
    Merci cordialement.

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