L’indécrottable Monsieur Hollande

Parlant de la Grèce, ce petit pays en faillite chronique, qui hurle préventivement à la douleur que va lui causer sa fessée économique imminente, notre ersatz de président déclare : « Ce ne sont pas les lois grecques pour financer les pauvres qui me choquent, c’est le fait que la Grèce ne fasse pas assez payer ses riches ».

Cette phrase résume la pensée qui anime nos professionnels de l’achat des voix démocratiques menant au pouvoir depuis une quarantaine d’années.

Leur clientèle ce sont les pauvres, dont la multiplication exponentielle est pour eux la garantie de conserver le pouvoir, au détriment des acteurs économiques, appelés « riches » pour la cause.

Il est clair que pour certains la pauvreté est indépendante de leur volonté, qu’elle est liée aux impondérables de la vie. Pour d’autres elle n’est que la conséquence de la façon dont ils ont mené leur barque. Pour les deux elle est la résultante de l’insécurité de la vie, subie ou provoquée.

Prenons pour hypothèse que tous ceux qui sont pauvres doivent être aidés indifféremment, sans liaison avec les motifs les ayant plongés dans la misère. Pourquoi pas ?

Est-ce alors un problème de richesse qui se pose? Bien sur que non, c’est un problème de sécurité face aux aléas de la vie qui est en cause.

La vraie différence de vie est entre ceux à qui la sécurité est garantie et « les autres ».

Paradoxalement, dans « les autres » se trouvent les pauvres, mais aussi les acteurs économiques, « les riches », dont la fortune est évidemment instable, susceptible de leur échapper à tout moment, dans son intégralité, sauf si par une alliance mal saine, corruptrice, ils se sont assurés la protection des élus, de la force.

Ainsi, en réalité, la société se décline de la façon suivante :

les privilégiés absolus, ceux qui possèdent contractuellement la sécurité. Cette sécurité peut se chiffrer économiquement. Par exemple, pour un professeur de lycée, dont la retraite assurée, après un parcours professionnel lui aussi assuré, est d’environ 34.000 € annuel, ce revenu représente, dans la vraie vie, l’accumulation d’un capital de 1.500.000€ au seul service de cette rente. Sans compter, en plus, le capital accessible à l’aide du crédit pendant une carrière à l’abri de tout aléa. L’ensemble peut être considéré comme une fortune réelle. Ce professeur est réellement riche, sa richesse est liée à la sécurité contractuelle de sa vie.

les privilégiés relatifs, ce sont ceux qui n’ont pas accès à la sécurité contractuelle totale, mais qui disposent de garanties conséquentes sur les points de faiblesse mortifère que sont la maladie ou le chômage. Ce sont les salariés et évidemment la plus grande part des élus.

les manants, constamment exposés aux risques de la vie, ce sont les acteurs économiques indépendants, industriels, commerçants, professions libérales… Le capital est leur outil de travail. L’insécurité leur passion, leur moteur, qu’ils assument.

Mais, dès qu’ils accumulent du capital, pour les besoins de leur activité, il leur est aussitôt confisqué, ce qui rend leur situation chroniquement fragile.

La plus grande part de cette confiscation sert à garantir les privilèges des deux catégories de privilégiés ci-dessus, alors que le prélèvement se fait au nom de la catégorie des miséreux, ci-dessous.

les miséreux, issus de la classe des manants ou des privilégiés relatifs, ils sont dans le bas de l’échelle. Ils ne récoltent qu’une infime partie des prélèvements réalisés sur la classe des manants, mais ils sont nécessaires à la justification de la levée de ces prélèvements. Pour eux l’enfer c’est ici, immédiatement. Il leur reste le paradis….pour plus tard, s’ils y croient…

La perversité de l’indécrottable Monsieur Hollande

Monsieur Hollande accuse et dépossède « suicidairement » les manants, qu’il appelle cyniquement les riches, en les privant de leur outil de travail, le capital, au profit de la sécurité des privilégiés du système, les fonctionnaires et assimilés.

Au lieu de tenter de répartir plus égalitairement la sécurité, d’en enlever à ceux qui en ont trop et d’en donner un peu à ceux qui n’en ont pas assez, il s’acharne sur l’outil économique indispensable qu’est le capital.

Ce faisant, il se prive du développement économique qui pourrait lui permettre d’espérer une amélioration générale de la sécurité économique qui bénéficierait aux miséreux, dont il se prétend le protecteur.

Sa perversité va plus loin encore.

L’organisation sociétale qu’il prône — la sécurité totale pour les siens acquise sur le vol du capital indispensable aux acteurs économiques — est si stupide, si loin des réalités de la vie, qu’elle ne peut qu’être imposée par la force.

Voilà donc Monsieur Hollande qui, dépositaire de cette utopique organisation, se transforme en dictateur au service de l’abstraction.

Mais, plus il impose, plus la réalité s’impose, plus son objectif s’éloigne, plus sa dictature se renforce.

Le condensé de cette folie est entièrement inclus dans le contrôle fiscal, tel qu’il est organisé, tel que nous le dénonçons depuis maintenant cinq ans.

Inutile de vous dire que voir le système toucher enfin le plus grand nombre et non les quelques malheureux précurseurs que nous étions, nous rassure. Nous n’étions donc ni fous, ni tricheurs, simplement les éclaireurs sacrifiés d’un génocide économique à venir.

Pour tous aujourd’hui : perte de la liberté de penser, de s’exprimer, flicage du net, de la téléphonie, limitation drastique de l’usage de la monnaie.

Tout cela pour continuer à financer la sécurité totale de quelques-uns, des privilégiés du système, au détriment de l’intérêt économique de tous.

N’ont-ils pas compris que la sécurité totale est un fantasme ? Que l’homme n’est ni le chêne ni le granit, que la sécurité n’est pas pour lui, qu’en faire un objectif est la certitude de s’exposer à une insécurité décuplée.

Non, l’indécrottable Monsieur Hollande ne l’a pas compris, il dépossède les riches de leur outil de travail, il le transfère à lui-même et à ses amis les privilégiés de la sécurité.

Ils vont s’écraser dans le mur de la réalité comme des merdes. Après, et c’est dommage, nous avoir assassinés sans aucun remord, en croyant même poursuivre un objectif idéal.

On a déjà connu ça. Mais, le passé est inutile à l’homme, il ne lui sert hélas qu’à des fins de poses culturelles prétentieuses.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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