M.MACE, L’INSPECTEUR VÉRIFICATEUR ASSERMENTE QUI ASSASSINA LA DISCOTHÈQUE LA LOCOMOTIVE.

Voici un 3eme extrait de mon livre « La Locomotive ou la fin des années rock ».
(Vous trouverez le 4eme extrait de mon livre intitulé :MON PASSAGE EN CORRECTIONNEL A LA DEMANDE DE BERCY du 12 avril 2018:
http://www.temoignagefiscal.com/mon-passage-en-correctionnel-a-la-demande-de-bercy/)

Ce livre qui fait 357 pages est en recherche d’un éditeur qui doit se faire une certaine idée de la Justice. Celle que moi, j’avais avant la visite de Monsieur M.Mace.
En effet, ce livre retrace l’aventure de la Locomotive mais il est aussi le récit détaillé et véridique d’un assassinat fiscal dans la discrétion la plus absolue.
Voici le récit (humoristique) de ma rencontre avec mon spadassin fiscal.
Son « redressement »pondu, qui a dû lui valoir d’une façon ou d’une autre avancement, prime ou promotion je n’ai jamais revu Monsieur M.Mace.
Son forfait accompli, il passa le relais à sa hiérarchie et disparu de notre horizon.
Je vous livre, dans les quelques lignes qui vont suivre, du vécu.
Du vrai.

Le 18 octobre 1996, vers 9h, se présente Monsieur M.Mace,inspecteur vérificateur assermenté des impôts à nos bureaux.
Assermenté veut dire qu’il ne peut mentir et que tout ce qui sort de sa bouche est béni et ne peut être que la vérité vraie.
Ils sont donc comme les flics (en pire). Essayez de soutenir devant un tribunal que vous ayez mis votre ceinture de sécurité si le flic dit le contraire.
Eh bien c’est la même galère avec l’inspecteur vérificateur assermenté.
Donc l’ami Mace est un jeune homme au physique assez insignifiant, semblant sortir de l’école, paraissant mal à l’aise (il ne vous regarde jamais dans les yeux),  et s’exprimant d’une voix basse et monocorde.
Lors de notre prise de contact, qui dure quelques minutes, l’élocution de Mace est hésitante et son discours à mon intention, totalement sans intérêt et inodore.
Je m’en débarrasse vite fait en bottant en touche. Je n’apprécie pas ce style de personnage. Je  le colle à Laurent Gania qui ne peut refuser.
Laurent le conduit au bureau que nous lui avons réservé et lui offre un café. Nous lui avons donné un super bureau aux parois de verre qui était au milieu de notre « open space ».
Mauvais choix stratégique que nous avions fait là.
Bien sûr, nous avions vue sur lui mais cela n’avait aucun intérêt pour nous.  Mais lui aussi l’avait sur nous, ce qui à la longue devenait extrêmement gênant.
Il pouvait nous observer et nous écouter tout à loisirs en laissant sa porte ouverte. Big Brother était chez nous !
Lorsqu’il était présent, pour éviter ces oreilles que l’on présumait ennemis, nous nous réunissions dans notre bureau « directorial » qui se trouvait en contrebas,  invisible de la cage de verre de Mace. Si nous avions su, nous l’aurions mis à la cave.  Nous avions un local  tout à fait approprié pour lui à coté de celui de notre pompe de relevage qui gérait les chiottes. Il serait peut-être mort asphyxié par les bonnes odeurs de merde…
Si nous avions pu présumer ce qu’il nous réservait, nous
aurions dû le tasser, tout vivant, dans un Sani-Broyeur et appuyer sur le bouton !
Laurent se met donc à la disposition de sa seigneurie et lui demande ce qu’il souhaite voir, donc « vérifier ».

Pendant les deux mois qu’il nous a squatté,  notre service comptable et une partie de notre secrétariat furent occupés quasi complètement à satisfaire les innombrables demandes de Mace.
« Pouvez-vous m’apporter ceci ou cela.
A quoi correspond ceci ou cela…
Et patati et patata »
Souvent ce cher Monsieur M. Mace venait accompagné d’une ou deux jeunes filles. On les aurait dits, tous sortis du même moule.
Moule dans lequel, on avait dû oublier d’inclure la dose de perlimpinpin qui donne accès à l’humour et au sourire.
Peut-être était-il très rigolo dans sa famille ou au bureau avec ses collègues où ils devaient certainement se raconter des histoires de contribuables qu’ils avaient bernés.
D’entrée, à son air agressif, nous avions compris que ce deuxième contrôle, ne serait pas des plus sympathiques.
Il n’était pas venu pour compter les pattes des mouches.
Il demandait à Laurent des montagnes de documents qu’il regardait à peine et ses réflexions étaient pleines de sous-entendus désagréables.
C’était le petit fonctionnaire dans toute son horreur, imbu de sa personne, « pénétré  de sa mission » et qui sait surtout qu’il a le pouvoir de vous faire chier. Et qui ne s’en prive pas.
Lorsque mi-décembre, après deux mois d’une pression quotidienne,  il nous annonça son départ, ce fut un soulagement général au bureau.
C’est certain, nous ne le regretterions pas.
Peut-on regretter la vérole ?
Nous pouvions recommencer à bosser sereinement.
Un bonheur ne venant jamais seul, pendant son séjour, chaque associé eut droit à un petit contrôle fiscal perso, histoire de nous perturber un peu plus et de nous « distraire » de notre boulot.
L’intermède fut de courte durée.
Mace était à peine parti, qu’il nous envoya le 23 décembre (veille de Noël, merci du cadeau) sa notification de redressement.
Il nous l’avait concocté fissa. Ce devait être le Superman du redressement.
Je pense, plus bêtement, maintenant avec le recul et en sachant tout ce que je sais sur leurs méthodes,  que ce redressement était prévu bien à l’avance et que les jeux étaient faits avant qu’il vienne.
Nous avions à peine respiré de soulagement par son départ, que la respiration nous fut coupée en lisant le montant colossal et les motifs de notre redressement.
L’oxygène nous manqua.
Nous étions abasourdis de lire un tel tissu d’arguments fumeux, basé sur des suppositions qui au fil des lignes devenaient des affirmations et se transformaient en preuves de notre énorme fraude. Mace devait être le fils caché de Merlin.
Nous pouvons dater le début de notre chute à ce jour-là.
Nous ne le savions pas, mais nous étions déjà morts.
Ce ne sera qu’une question de temps.
Nous nous battrons, comme la chèvre de Monsieur Seguin, jusqu’à la fin. Celle-ci surviendra fin 2009.
Notre combat aura duré 12 ans…

Ce fut bien sûr, chez nous, réunion sur réunion.
Les arguments du redressement étaient tellement risibles et grotesques que nous finissions par en rire, persuadés que nous étions de pouvoir, sans difficulté, démontrer grâce aux preuves que nous, nous avions, la fausseté des motivations de ce redressement. Il suffisait de les produire et tout s’arrêterait.
Nous en étions persuadés. Pauvres crétins que nous étions !

 

Cet extrait vient en complément de mon article   « SUPER, J’AI REÇU UN AVIS DE CONTRÔLE FISCAL » du 3 juin 2014. http://www.temoignagefiscal.com/super-jai-recu-un-avis-de-controle-fiscal/

Vous trouverez le 4eme extrait de mon livre intitulé :MON PASSAGE EN CORRECTIONNEL A LA DEMANDE DE BERCY du 12 avril 2018:
http://www.temoignagefiscal.com/mon-passage-en-correctionnel-a-la-demande-de-bercy/

 

Bolling Emmanuel

A propos Bolling Emmanuel

Emmanuel Bolling a été condamné le 12 janvier 2016 par jugement contradictoire à l'égard d'Anne Béot, inspectrice des impôts de Paris 18eme et partie civile. Emmanuel Bolling a été relaxé du chef de diffamation publique. Il a été reconnu coupable du chef d'injure publique envers fonctionnaire publique pour son article du 15 décembre 2014 sur le site témoignagefiscal.com intitulé "certain de leur impunité, rien n'arrête les agents du fisc". Il a été condamné à verser à Madame Anne Beot 500€. Emmanuel Bolling était un des créateurs et des dirigeants de la Discothèque LA LOCOMOTIVE à Paris. Ouverte fin 1986, décédée asphyxiée par le fisc fin 2009(RIP). Elle subira en huit ans trois contrôles fiscaux. 1992, 1996, 2000. E.Bolling contestera le deuxième (1996). Cette contestation justifiée entraînera immédiatement de la part de Bercy une série sans fin de saisies diverses étranglant son entreprise pour finir par la ruiner. Relaxée de l’accusation de « dissimulation de recettes » par le tribunal correctionnel de Paris en 2002, le fisc n’en continuera pas moins à poursuivre LA LOCOMOTIVE et ses dirigeants de son acharnement, pour les mêmes motifs, comme si de rien n'était... En 2014, après 18 ans de procédure, de procès et d’appels (gagnés ou perdus) dont la liste serait des plus ennuyeuse, E.Bolling et ses associés, ruinés, se battent toujours pour que l’on reconnaisse ce redressement pour ce qu’il est : un abus fiscal caractérisé. Il a initié deux nouvelles procédures devant le T.A.

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12 réflexions au sujet de « M.MACE, L’INSPECTEUR VÉRIFICATEUR ASSERMENTE QUI ASSASSINA LA DISCOTHÈQUE LA LOCOMOTIVE. »

    1. Bonjour,
      Aucune idée. Après son meurtre je ne l’ai plus revu…
      Si vous avez de ses nouvelles, faîtes moi signe.
      Cordialement

  1. Bonsoir,

    Même si nos histoires sont différentes , le passage de ces crapules et leurs méthodes elles dont identiques. Comme vous dites , leurs visites sont programmées. Par des personnes qui nous veulent du bien. Lesquelles appartiennent à des réseaux de pouvoir….

    Bon courage

  2. j’ai été victime egalement d’une machination en 2012. Parti de rien et fini presque avec rien. j’ai été obligé de mettre ma discotheque en liquidation apres 6 ans de bataille. Pour m’abattre, un controle a été effectué dans ma 2eme discotheque dans la foulée, et cette derniere n’a rien eu alors que les methodes de travail etaient les memes et surout les taux de tva identiques sur les 3 annees controlees contairement à l’etablissement precedent redressé. resultat : une reconstitution abusive avec des pourcentage qui n’avaient pas lieu d’etre sur les softs. Cette discotheque payait beaucoup de tva et d’impot comme une CFE a 15 000€ par an et gros IS puique cette discotheque a été acquise a credit au fil des années depuis 1995 et embauché une quizaine de personne. En liquidant cette discotheque les impots ne percoivent plus rien…. encore une societé en moins et surtout Nous entrepreneurs degoutés de leur pays et qui ne ferons plus rien en france.

  3. Bonjour M Bolling,
    Pourquoi passer par un éditeur ? Vous avez maintenant la possibilité de mettre en ligne un ouvrage en téléchargement et d’encaisser directement le fruit de votre travail.
    Fred

    1. Merci de votre conseil.
      Si je ne trouve pas un éditeur « classique » j’y songerai.
      Avez-vous la marche à suivre?
      Cordialement.
      E.Bolling

  4. Malheureusement d’un classique affligeant ! Bercy n’est qu’une machine à broyer les vies et à nuire à l’économie agissant à l’encontre de l’intérêt général dans l’indifférence la plus totale de nos dirigeants.
    Depuis l’apparition de la DGI (aujourd’hui la DGFIP) issue de la fusion des trois régies en 1948, combien de disparition d’entreprises, de vies de familles brisées et de suicides lui doit-on ?
    Aucune enquête n’a jamais été ordonnée à cet effet, et aucune commission n’a été créée pour définir l’aspect nuisible de cette institution…

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