Macron est le Gorbatchev du communisme à la française.

Nous n’allons pas tarder à voir tomber le mur.

Le mur de la honte du communisme français c’est la sécurité sociale. Boutique communiste s’il en est, de sa naissance à aujourd’hui elle a été placée sous le signe du dogme collectiviste et non de l’efficacité réaliste et humaniste.

La Sécu ne doit sa survie qu’aux formidables progrès mondiaux de la santé et au mensonge de gratuité qui lui ont permis de se faire passer pour la quadrature du cercle, alors que son rapport coût-qualité est désespérant pour tous ceux qui dépendent d’elle.

La Sécu a communiqué en trichant, exactement comme l’URSS a profité de la progression mondiale de l’industrie pour faire croire que l’imbécile et mortifère idéologie communiste, qui broie les individus au profit d’une abstraction collective, pouvait exister.

L’homme en son unicité est la base de tout, ne pas le respecter est suicidaire et amoral. Les abstractions collectivistes, quelles qu’elles soient, échouent partout dans le monde, ne répandant que misère, pénuries et esclavage.

Considérés comme pas assez collectivistes, en 2005 les travailleurs indépendants du secteur privé ont été regroupés dans le RSI, une sorte de Sécu à eux.

Assez rapidement, contrairement à la masse soumise des français, ils se sont intéressés à la gestion de ce truc collectiviste, qui, sans surprise, s’est avérée catastrophique.

Claude Reichman, résistant de la première heure, a impulsé une dissidence légale en profitant de l’ouverture libérale de l’Europe débutante, tout particulièrement de sa Cour de Justice.

C’est ainsi qu’il a fait la démonstration juridique de la nécessité de l’établissement d’un marché pour la santé, avec concurrence pour les assurances et les prestations.

Son mouvement, sans échapper aux conflits internes traditionnels à tout regroupement d’hommes libres – ce qui est la faiblesse des libéraux par rapport aux collectivistes –, a su porter des coups fatals au concept d’une Sécu communiste singé par le RSI.

Ses troupes ont démasqué les incohérences et les coûts d’une gestion mensongère et démagogique — petit bras cependant par rapport à la vraie Sécu —

Mis à la vue de tous, le problème du RSI – ou petite Sécu – est devenu politique.

Ici, l’histoire devient très intéressante.

Macron, dans sa campagne présidentielle « je ramasse très large », n’a pas pu passer à côté du combat des indépendants contre le RSI.

Une fois élu, sa politique s’est prétendue « je fais ce que je dis ». Mais voilà, que faire du RSI ? Cependant, il ne pouvait pas laisser les choses en l’état.

Il avait deux possibilités :

            – Donner raison à Reichman, qui était prêt, et libérer les indépendants du système de santé collectiviste. Chacun s’organisant alors librement, comme le font d’ores et déjà les « libérés de la Sécu ». Mais alors, le différentiel qui se serait créé entre ceux-ci et la Sécu aurait été vertigineux, au détriment de la Sécu évidemment.

            – Supprimer le RSI et absorber les indépendants dans la Sécu. C’est ce qu’il a choisi. C’est-à-dire faire disparaître les effets sans soigner la cause.

C’est en cela qu’il est semblable à Gorbatchev. Sensible à la justice et à la liberté individuelle, il la comprend, la souhaiterait, mais les structures du système sont plus fortes que son courage ou sa détermination.

La Sécu peut-elle absorber les indépendants ?

Ils sont trop nombreux a avoir gouté à la liberté à travers « les libérés de la sécu » pour accepter les contraintes de l’URSSAF qui sont bien plus lourdes que ne l’étaient celles du RSI.

Sauf à les interner tous, leur sens critique et leur curiosité va se pencher sur cette pauvre Sécu qui ne peut pas exister sans adhérents soumis et aveugles.

Or, la résistance des indépendants ne peut plus être soumise.

En incorporant les indépendants au régime général Macron tue le régime général. Tout comme en laissant sortir les allemands hors du mur de Berlin Gorbatchev acceptait la disparition du système communiste de l’URSS.

Il est des gestes dont le symbolisme caché emporte tout.

Demain des milliers de gens vont refuser de payer des prestations trois fois leur prix, pour une santé dont un bon tiers d’officiants administratifs sont des poids morts.

Comment justifier qu’élu un Dimanche un homme ordinaire puisse dans le même temps devenir par ce simple fait le président du directoire de l’hôpital de la ville ? C’est absurde. La santé est une affaire de professionnels, pas de charlatans politiques.

Que l’Etat et l’impôt aident les indigents à avoir accès aux soins est naturel. Mais, cela ne peut pas justifier que l’ensemble de la filière de santé échappe aux rigueurs de la qualité, de la compétence, de l’économie et de la concurrence.

Moi-même et Claude Reichman sommes trop âgés pour espérer connaître le système de santé qui sera issu de l’effondrement imminent de celui-ci, mais par contre l’initiative de Macron devrait nous permettre d’assister à cet effondrement qui ne devrait pas tarder après l’absorption du RSI par la Sécu.

Cerise sur le gâteau, l’effondrement de la Sécu entrainera rapidement l’effondrement général du communisme à la française qui régit ce pays depuis 1945.

Quelle bouffée d’oxygène alors. Probablement des problèmes ensuite, mais quel système n’en n’a pas.

La liberté que nous sommes sur le point de conquérir n’a pas de prix. Si nous pouvons laisser cela à nos enfants, ce sera une compensation à tous nos crédits qu’ils vont devoir payer.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (5 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

5 réflexions au sujet de « Macron est le Gorbatchev du communisme à la française. »

  1. J’aurai de mon vivant assisté à la chute du communisme soviétique et celle du social-pétainisme dont la Sécurité sociale est l’emblème. Quelle ironie de l’histoire : le vieux maréchal voulait lutter contre le communisme : en instaurant une retraite collectiviste pour les vieux travailleurs, il en a fait le lit.

  2. D’accord avec vous, Henri DUMAS, pour la gabegie technocrasseuse;
    aucun système à échelle industrielle ne peut fonctionner
    sans un taux de pertes énergétiques ou financières
    (si on veut convertir en unités courantes)
    forcément très supérieur au taux de pertes de son équivalent à échelle réduite,
    voire individuelle, c’est à dire HUMAINE !
    Nos brillants fonctionnaires haut-perchés nous ont fabriqué les monstres
    de la « REPARTITION », et prétendent nous contraindre
    à les sauver financièrement au fallacieux motif d’une « solidarité »
    dont ils se sont soigneusement épargné les contraintes (ils se sont mis à l’abri
    dans es régimes très privilégiés confortablement suralimentés par le turbo de la sacro-sainte « compensation » directement branché sur nos caisses professionnelles) .
    Vous savez tout cela, Henri DUMAS,
    mais vous savez surtout que tout ce dispositif fragmenté en caissons catégoriels professionnels (dits « de branche »)
    expose notre mosaïque de régimes sociaux aux foudres de la commission européenne dont les successifs responsables français ont réussi jusqu’aujourd’hui
    à esquiver l’effet direct des directives dites « assurances » 92/96 et 92/49 qui ne tolèrent d’exception à leur portée juridique et judiciaire depuis le 01/07/1994
    que pour les régimes « LEGAUX » de sécurité sociale, c’est à dire
    ceux qui rassembleraient sous un seul et unique régime national égalitaire et solidaire TOUS les ressortissants d’un même pays membre de l’union européenne .
    La résorption du RSI dans le régime général évoquée par le nouveau gouvernement n’est qu’un premier pas vers une mise en conformité de la prévoyance française avec lesdites directives à l’approche d’une échéance-clef de novembre 2017 où est prévu un « audit » de conformité européenne des états-membres,
    tant sur le plan du respect budgétaire de la barre des 3% de déficits publics
    que sur le plan de la conformité organisationnelle;
    car c’est bien la non-conformité « sociale » qui creuse le déficit social au premier rang des déficits publics, très au delà des 4% avoués .
    Raison pour laquelle MST et la bande Flamby ont réitéré la violation du libre choix individuel en imposant dès le 01/01/2016 la « mutuelle obligatoire d’entreprise »
    dont la goupille du Tiers-payant-Généralisé devait déclencher les transferts massifs de charge sociale des régimes principaux vers les complémentaires au nez et à la barbe des cotisants qui n’auraient pas vu baisser leur cotisation principale ni salariale ni patronale à proportion de la hausse programmée de la cotisation complémentaire obligatoire .
    Vous éclairez vos propos à la lumière de la référence juridique européenne
    co-signée par Mitterrand dans le traité de Maastricht en 1992,
    pour fonder votre position légitimement critique qui n’aurait qu’une portée limitée et marginale sans la connaissance de ces textes dont la France a été contrainte de transposer les effets directs dans les textes des 3 codes (sécu, mutu et assurance) en avril 2001 par ordonnances Jospin
    (qui préféra contourner ainsi la bronca parlementaire . . . et le scandale d’un désaveu public sur notre meilleur système que le monde entier ne nous envie plus . . .depuis trop longtemps déjà !)
    Certes, il fut impossible à un Gérard MAUDRUX d’en convenir pendant sa longue présidence d’une caisse de retraite des médecins libéraux, la CARMF (qui n’eut d’autonome que l’étiquette),
    mais il ne se serait pas déshonoré en allumant enfin, après son départ,
    les projecteurs juridiques européens pour clarifier une scène socio-politique encore aussi sombre et lugubre que des bas-fonds maffieux de Naples ou d’Athènes .
    il n’est jamais trop tard pour sortir nu au grand jour dans le simple appareil citoyen européen!

    Alors ? D’accord pour un authentique régime unique universel « d’Etat », le seul type de régime compatible avec lesdites directives assurances :
    Mais alors, concernant la ressource-santé, il devra avoir la seule vocation COMPLEMENTAIRE
    pour les situations lourdes et les maladies chroniques,
    et laisser le régime principal des premiers risques à l’initiative concurrentielle des acteurs privés pour proposer des alternatives intelligentes à la formule désormais obsolète de l’ « Assurance » qui ne garantit de bénéfice qu’aux actionnaires des compagnies très privées qui se cachent derrière tout ce théâtre de la prétendue « solidarité » citoyenne « en mission de service public » .
    N’importe quelle banque est d’ores et déjà capable d’ouvrir au nom de chaque citoyen-usager un compte-épargne-social-prévoyance individuel dont le cahier des charges « garanties solidaires universelles » peut parfaitement être rédigé par des citoyens créatifs de la « société civile » qui accepteront bien volontiers la supervision moralisatrice des autorités publiques .
    Monsieur le ministre notera au passage l’extrême simplification d’un tel nouveau système social qui éliminerait désormais tout risque de fraude puisqu’un usager lambda n’aurait plus accès au compte privé capitalisé de ses concitoyens :
    exit la fraude, les contrôles,
    et les déficits puisque ceux qu’un Etat peut encore se permettre en tant que personne « morale » ( ? ? ? )
    sont depuis toujours interdits aux personnes physiques .
    Bien-sûr, il faudra travailler la pédagogie avec
    – les acteurs de la bancassurance qui ont très gros à perdre d’une telle simplification,
    à moins que leur secteur « financier » ne s’intéresse aux investissements que générerait l’immense pool des comptes-épargne-sociale-prévoyance (67 millions . . . de comptes-individuels . . .tout de même!)
    – les syndicats croupions ou parasites des régimes actuels,
    – les sympathisants et adhérents des régimes privilégiés actuels qui rechigneront certainement devant l’obligation « solidaire » de perdre leurs privilèges au profit de leurs concitoyens moins nantis (et anciens pourvoyeurs de leurs ci-devant-privilèges) .
    « Et la solidarité ? » m’objecterez-vous ?
    Si les médecins-conseil d’organismes divers actuels sont aujourd’hui capables d’attribuer des droits de tirage à un usager lambda
    – à proportion de son degré de sinistre maladif ou social,
    – et à proportion inverse de son statut économique et social,
    les mêmes paramètres serviront à quantifier
    la part individuelle d’abondement positif par les plus nantis et mieux-portants
    au profit des comptes individuels des plus défavorisés sanitairement et financièrement .

    Quelles objections ?

  3. C’ était pas 2006 le rsi ?..
    je ne me rappelle + quand j’ai commence a me faire présurer le portefeuille 🙂

    bon bref comme dirait le prince Edouard ce matin a Dijon ( la moutarde me monte au nez) surement des relents d’exaspération de cotisants venus se plaindre ..

    MEHHHH qui veux la peau de Rodger MACRON ?
    et bien mon COCO tiraillé entre Jean Luc MAILLY & jean Claude MELANCHON avec un MARTINEZ en embuscade derrière sa grosse moustache la rentrée va être chaude comme de la B(r)AISE quand Brigitte et Emmanuelle se tirait la bourre sans l’épisode 8

    j’entends dire tout bas …MARECHAL nous voilà !!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *