Nous n’échapperons pas à une inéluctable spoliation !

Vous suivez comme moi les péripéties lamentables de la campagne électorale et le pire c’est que, de tout cela, dépend l’avenir de la France !

La médiatisation du processus aboutit à des dérives liées directement au mode d’élection du président de la République où tout se joue tous les 5 ans sur un coup de dés ! Je vous renvoie à ce propos à mon article (ici) sur ces questions.

Madame le Pen et Monsieur Macron caracolent en tête mais, compte tenu de la médiocrité du spectacle et des candidats, me vient seulement à l’esprit l’idée qu’ « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ! » ce qui est tout sauf satisfaisant !

Le FN, sans la nullité de politiciens d’avantage préoccupés de leur carrière et du maintien de leurs petits et grands avantages, n’aurait jamais dû cesser d’être ce qu’il était au départ : un groupuscule extrémiste xénophobe à l’idéologie nationale socialiste et jamais un jeune inconnu, certes extrêmement charmeur et non dénué de qualités, mais sans aucune expérience, ni parti, ni mandat, ne devrait pouvoir être pratiquement certain d’atteindre la magistrature suprême !

Mais pas d’inquiétude, tout cela se paiera un jour ou l’autre et probablement beaucoup plus tôt que vous ne l’imaginez car les nuages s’accumulent et ils sont lourds de conséquences quant à notre avenir …

Sans entrer dans le détail des programmes des candidats qui prévoient presque tous une augmentation des dépenses et de l’emprise de l’Etat ni envisager les probabilités d’une cohabitation ou coalition et en se focalisant sur les engagements de réduction des dépenses publiques de MM Macron et Fillon, il est possible d’imaginer ce qui va se passer car il est désormais pratiquement acquis que :

– si c’est Marine le Pen c’est la faillite assurée,

– si c’est M Macron ce sera une cohabitation impuissante

– et si c’est M Fillon, l’homme intègre qui a menti aux français et dont le comportement des derniers jours apparaît rien moins que pathologique, ce sera l’impuissance par manque de légitimité.

La France va donc continuer à fonctionner cahin caha comme elle le fait depuis déjà trop longtemps … le seul point certain à ce jour étant que le pouvoir qui sortira des élections devra « gérer » une dette publique au montant pharaonique (2.200 mds € soit 100% du PIB) ;  laquelle apparaît à ce jour impossible à rembourser !

Or, la règle pour un Etat est la même que pour un ménage : pour réduire l’endettement il faut soit gagner plus soit dépenser moins afin d’avoir plus de recettes que de dépenses ; c’est à dire que la réduction de l’endettement passe nécessairement par l’obligation de dégager un excédent budgétaire suffisant pour permettre de faire face aux dépenses courantes mais aussi aux charges d’intérêt et au remboursement des emprunts qui arrivent à échéance.

Or, les chiffres sont extrêmement simples et c’est là où l’on mesure toute la difficulté de revenir sur une situation extrêmement dégradée :

La  dépense publique, y compris les dépenses sociales, est égale à 57% du PIB soit environ 1.327 mds d’€. Pour passer de 57% du PIB à 47% du PIB, soit 10% de moins, il faut donc réduire la dépense publique de 220 Mds € (2.200 mds €x10%) !

Tous les ans, le déficit budgétaire s’élève, au mieux, à 66 mds (chiffre 2016)  ce qui signifie que l’Etat français dépense 60 à 70 mds € en trop chaque année et que, sur 5 ans, si on ne fait rien, la dette va augmenter mécaniquement de 330-350 mds € ; compte non tenu de la tendance naturelle à la progression des dépenses publiques !?!

De plus, il ne faut pas oublier que le vrai budget de l’Etat est de 288 mds € par an (montant total des impôts collectés); ce qui signifie que le montant du déficit budgétaire, soigneusement camouflé aux français, s’élève en réalité à 23% soit quand même bien plus qu’un 3.3% du PIB qui apparaît in fine bien insignifiant !

On doit donc constater que, malgré une pression fiscale record à 44.7% du PIB, l’une des plus élevées du monde (en raison d’une dépense publique située à 10 points au dessus de la moyenne européenne), l’Etat français ne parvient pas à faire face à ses dépenses et doit emprunter massivement pour assurer ses fins de mois !

Et, compte tenu du fait que le montant des frais d’intérêts sur la dette s’élève à environ 45 mds € par an, on s’aperçoit que la France ne dégage même pas d’excédent primaire (différence entre les recettes et les dépenses – déduction faite de la charge d’intérêts) puisque 66-45= 21 mds de déficit annuel hors charge d’intérêts !

A contrario, cela signifie que pour arriver seul équilibre du budget il faut dégager un excédant de 45 mds d’€ ! Le gap est donc de 111 mds € (66+45) alors que nous sommes à la merci d’une simple remontée des taux d’intérêts ; laquelle apparaît inéluctable !

Et dans ces calculs il ne faut pas perdre de vue que les fonctionnaires représentent une charge égale à 45% des dépenses de l’Etat et que ce montant apparaît quasiment  comme incompressible et limite beaucoup les possibilités d’action  alors que, par l’effet mécanique des progressions de carrière, ce poste ne cesse de s’alourdir ; sauf réduction importante du nombre des fonctionnaires et/ou réduction de leurs rémunérations !

Ce n’est donc pas par hasard que les traités européens ont interdit aux Etats de dépasser un taux d’endettement de 60% du PIB car on sait que lorsque l’endettement atteint 100% il est pratiquement impossible de revenir en arrière !

L’emprunt est une manière de vivre au dessus de ses moyens sans en payer le prix mais il ne faut jamais oublier que les déficits et la dette d’aujourd’hui sont les impôts de demain alors qu’il est certain que nous arrivons à la fin d’un cycle et que l’on ne pourra pas empiler des dettes à l’infini !

En tout état de cause, les prévisions des candidats, si l’on s’en tient aux 2 seuls candidats qui ont prévu de « s’attaquer » à la dette, apparaissent complètement irréalistes et sont bien loin du compte eu égard à la gravité de la situation, car, sans entrer dans les détails, que disent-ils ?

– M Macron prévoit de réduire les dépenses publiques de 60 mds sur 5 ans soit gaillardement 10 mds € par an. La dette progressera donc encore de 270 mds (330-60).

– M Fillon prévoit de réduire les dépenses publiques de 110 mds sur 5 ans ce qui n’est guère plus crédible car la dette progressera de 220 mds € (330-110).

Et ce à la condition expresse qu’il n’y ait aucun accident de parcours !

Nous sommes donc bien loin du compte car rendez-vous compte qu’avec un excédent budgétaire de 20 mds € (après paiement des intérêts) ce qui représente déjà un effort de 80-90 mds d’€ par an par rapport à la situation actuelle (-66+20), il nous faudrait rien moins que 110 ans pour apurer la dette ! (2.200/20).

Ainsi, on le voit, c’est un effort minimum de 90 mds d’€ par an qu’il faut faire pour commencer à espérer réduire la dette. Nous sommes donc bien loin des projections des candidats qui parlent d’ailleurs assez peu voire pas du tout de cette question !?!

Le cœur du déclin de  la France reste l’effondrement de notre compétitivité du fait d’une dépense publique trop élevée et sa restauration est la clé du retour au plein emploi et à l’équilibre financier.

Seulement, dans la société bloquée qui prévaut en France, gavée à la dépense publique et où la moindre réforme suscite des mouvements de foule plus ou moins violents, je ne vois pas un gouvernement, quel qu’il soit, adopter autre chose que des mesures à la marge (dites coup de rabot).

Alors, que va-t-il se passer ?

Il convient se rappeler que les dépenses sont en principe votées par le parlement mais je n’ai pas retrouvé trace d’un vote de l’Assemblée Nationale rejetant un budget pour cause de dépenses excessives et de mise en danger du pays mais il est vrai que le problème est qu’en France le Parlement, au lieu de contrôler le gouvernement et l’exécutif, passe son temps à voter des lois contraignantes pour les citoyens ; lois qui ont été élaborées dans le secret des cabinets ministériels, à l’Elysée ou le plus souvent à Bercy !?!

Aucune mesure sérieuse n’étant envisagée de réduire drastiquement le train de vie de l’Etat, il est donc probable que la dépense publique va se maintenir au taux très excessif de 57% du PIB, voire même va progresser encore du fait de sa tendance naturelle à augmenter et la dette va continuer à augmenter … jusqu’au jour où il faudra payer les conséquences des politiques irresponsables et aventuristes de politiciens professionnels qui, pourtant, ne se sentent ni responsables ni coupables et cela va coûter cher, très cher !

Ainsi que je l’ai expliqué dans un précédent article (ici) le danger d’une économie basée sur la dette est qu’elle est fondée sur la confiance et sans confiance, plus de crédit !

C’est pourquoi, les programmes de gouvernement de ces 2 candidats commenceront, juste après les élections, par un certain nombre de « mesures appropriées » inévitables car, bien entendu, ils sont parfaitement informés et conscients de la réalité de la situation :

On commencera par essayer de parer au plus urgent et utiliser toutes  « les bonnes vieilles recettes » qui ont fait la preuve de leur nuisance : Augmenter les impôts sur tout ce qui peut être taxé et gratter à la marge sur les dépenses et les niches fiscales.

On augmentera les taxes sur les carburants et la TVA passera à 23% ou 25% en expliquant que c’est la TVA sociale ou anti-délocalisation ou patriotique pour sauver les emplois français ! (1 point de TVA c’est 10 milliards de recettes enfin en théorie).

On augmentera la CSG, voire même on la rendra progressive (comme l’impôt sur le revenu), cet impôt si  « juste » qui vous fait payer des impôts sur des impôts et des revenus non perçus, et notamment en l’appliquant aux livrets A, D, PEL, PEA et autres,

Et d’une manière plus générale, on taxera tout ce qui peut l’être (à vous de voir), voir (ici) mon article sur ce que peut faire un Etat aux abois !

L’Etat augmentera les transferts de charges vers les collectivités locales tout en réduisant leurs dotations ; et les collectivités locales seront évidemment dans l’obligation d’augmenter les impôts dits locaux.

Des mesures préparatoires ont déjà été prises et notamment le prélèvement à la source qui va entrer en vigueur en 2018 et qui permettra d’occulter le montant de l’impôt tout en ouvrant la possibilité de l’augmenter rapidement, avec effet immédiat (et non plus avec un an de décalage comme c’est le cas actuellement) mais aussi la suspension temporaire, mais sans limite puisque renouvelable, du remboursement de certains placements et notamment des contrats d’assurance-vie … en cas de nécessité.

Seulement, tout cela à terme ne sera pas suffisant et n’aura qu’un simple effet retardateur car la dette continuera à progresser notamment parce que ces mesures auront un effet récessif du fait de leur poids excessif sur l’économie (ménages et entreprises) ; avec pour conséquence à terme de limiter les rentrées d’impôts et des taxes qui ne seront pas suffisantes pour « boucher le trou » en raison de la mauvaise activité économique mais aussi de la résistance grandissante des français à l’impôt ! C’est l’histoire du chien qui court après sa queue ou l’effet Laffer !

Or, la crédibilité de l’Etat français s’appuie sur sa capacité à faire rentrer les impôts ; car jusqu’ici les français gueulent mais ils paient (mais il faut dire aussi que l’Etat s’est donné les moyens de recouvrer l’impôt coûte que coûte – le taux de perception de l’impôt atteint le chiffre incroyable de 99%) … mais si les impôts ne rentrent plus suffisamment, l’échéance du krach se rapprochera inexorablement !

Evidemment, cette progression constante et ininterrompue, à des montants gigantesques, de la dette publique ne manquera pas d’inquiéter les autres membres de l’UE, la Commission et surtout les prêteurs car à un moment ou à un autre, tout ce petit monde va tirer les conclusions qui s’imposent à propos d’une politique utopique à l’échec avéré. La France n’est plus en mesurer de contrôler ses finances et les conditions d’accès au marché deviendront alors de plus en plus difficiles !

Les taux d’intérêts vont monter car, soyez assurés que les prêteurs internationaux, qui portent 60% de la dette française, savent déjà tout cela ; ce qui veut dire qu’au moindre doute ils se sépareront des titres représentant la dette française dont plus personne ne voudra et que nous subirons un choc de confiance sur la dette !

Il nous faudra alors fournir une « prime de risque » c’est à dire que les taux d’intérêts auxquels on pourra placer de la dette vont augmenter constamment et provoquer de graves tensions au niveau budgétaire. (Les taux pour la Grèce sont montés jusqu’à 40% pour l’emprunt à 10 ans).

Nous risquons donc d’être confrontés à plus ou moins brève échéance à un véritable choc des taux d’intérêts et un garrot financier se mettra alors en place ; garrot qui serrera jusqu’à ce que la dette devienne insoutenable c’est à dire que le déficit va augmenter de plus en plus vite, les finances publiques seront alors totalement hors de contrôle, on sera dans une trappe à dettes c’est à dire  que la dette va progresser plus vite que le PIB !

Nous aurons l’occasion de nous en apercevoir très rapidement car si vous voyez que les taux d’intérêt se mettent à augmenter fortement, vous saurez alors que le processus est engagé et qu’il sera inéluctable.

La seule issue sera alors, selon une expression dont les français ne mesurent pas toute l’étendue, de « mobiliser l’épargne » du pays pour solder, autant que faire se peut, la dette colossale de l’Etat français; avec l’argument déjà utilisé par F Mitterrand en 1983 : il n’y a d’autre solution possible !

L’Etat et ses commensaux de Bercy passeront alors à la deuxième phase : la répression fiscale et financière qui n’est pas autre chose qu’une spoliation de l’épargnant mais aussi des bénéficiaires des retraites et allocations de toutes natures !

Pas d’état d’âme car le gouvernement d’alors n’aura alors plus le choix pour éviter le défaut.

La logique étatique étant de contrôler la population de plus en plus et de tout faire pour que l’argent tourne dans un circuit imposé par l’Etat, on rétablira le contrôle des changes puis, en dernier recours, on passera au prélèvement à la source , mais pas sur les revenus, sur le capital c’est à dire sur les dépôts … opération déjà connue sous le néologisme « chryprage des comptes » et n’escomptez pas que cette ponction se fera à partir de 100.000 € histoire de vous rassurer et de vous dire que vous n’êtes pas concernés : l’Etat vous fera les poches à partir du premier € !

L’Etat sera donc contraint de reprendre d’un coup ce qu’il a distribué depuis 30 ans par clientélisme ; le problème étant que cette reprise se fera forcément sur le dos de ceux qui peuvent payer c’est à dire ceux qui ont eu la prudence de faire des économies ; ce qui fait que ce sont toujours les mêmes qui paieront en fin de compte !

Cela signifie que les banques fermeront normalement le samedi et ne rouvriront pas le mardi ; le temps de mettre en place cette petite mesure  extrêmement simple à réaliser puisque tous les comptes bancaires se résument désormais à une simple ligne d’écriture informatique. Il suffira donc d’entrer le taux applicable et le tour sera joué ! Les banques verseront servilement leur obole (enfin la vôtre) à Bercy.

Peut-être le savez-vous mais cette solution a été préconisée par le FMI (Fonds monétaire International).

Bon évidemment, il faudra réunir le Parlement en urgence pour voter une loi autorisant cette pratique mais cela ne posera aucun problème pour des députés qui votent la plupart des temps des textes qu’ils n’ont même pas lus !

Evidemment, cette mesure ne s’adressera qu’aux pauvres français moyens comme vous et moi qui auront eu la faiblesse de faire des économies car les membres de la caste dirigeante, bien informés et initiés, auront probablement retiré leurs billes avant.

En toute fin de processus, l’histoire peut même se terminer par une mise sous tutelle de la Commission Européenne, de la BCE et du FMI, comme cela a été le cas pour la Grèce et Chypre; avec toutes les conséquences qui pourront en découler !

Au mieux, on s’en tirera avec un rééchelonnement des dettes publiques au prix d’une ruine partielle des épargnants par le biais d’emprunts forcés non remboursés à des taux cassés.

Cette opération sera dénommée : consolidation ou restructuration de la dette publique et vous feriez bien de savoir que cette opération a déjà eu lieu en Grèce et elle a abouti à l’annulation pure et simple de 110 mds d’€ de créances privées.

Les porteurs français de dette française feraient donc bien de se méfier car, s’il n’est pas question d’annuler la dette française détenue par les créanciers étrangers pour des questions de crédibilité, il est tout à fait loisible à l’Etat français d’annuler tout ou partie de sa dette vis-à-vis des détenteurs français dont les compagnies d’assurance qui vous ont su vous refiler des contrats d’assurance-vie basés essentiellement sur la dette française (OAT à 10 ans). Quand on sait qu’il y en a pour 1.700 mds d’€ ; cela donne une idée de la marge disponible !

Ne vous méprenez pas : ce scénario est déjà prêt et les acteurs du système étatique lorgnent sur vos encours bancaires et sur les totaux des Livrets A (237 milliards) ainsi que sur tous les autres placements que vous vous obstinez à faire gonfler soit au total environ 6.000 mds € de liquidités potentiellement captables directement ou indirectement !

Conclusion n° 1 : Un débiteur, même s’agissant d’un Etat, ne doit jamais se mettre en position d’être sous la domination et le contrôle de ses créanciers car il perd alors toute liberté d’action dans la gestion de ses affaires et perd de facto sa souveraineté;

Conclusion n°2 : Sauf à faire défaut, il n’y a pas d’exemple de non remboursement ; il faudra payer quoiqu’il arrive et l’Etat est capable de tout pour y arriver ; simplement le pouvoir recule pour l’instant l’échéance mais un jour les évènements imposeront cette issue !

L’Etat, malgré toutes les déclarations rassurantes qui peuvent vous être faites, n’est pas là pour vous vouloir du bien !

Le vol, le parjure, le mensonge et l’extorsion sont les moyens ordinaires d’action d’un Etat aux abois et ses moyens sont quasiment sans limites !

Mais, soyez assurés que c’est pour votre bien que l’Etat vous confisquera vos économies !

Votre propriété est en fait un usufruit à durée indéterminée … jusqu’au moment où l’Etat aura décidé de vous le reprendre !

Conclusion n° 3 : Méfiez-vous du montant de votre solde bancaire et de la nature de vos placements ! A vous de voir ce qu’il convient de faire mais ne comptez pas sur votre banquier pour vous le dire ; il a juste l’ordre de vous dénoncer au moindre geste suspect !

Et surtout, ne venez pas ensuite vous plaindre et dire qu’on ne vous avait pas prévenus !

Bien cordialement.

PHILOS

A propos PHILOS

Né en 1958, titulaire d’un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis un ancien avocat fiscaliste et partage ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique, très à cheval sur les libertés individuelles, j’ai un ennemi : l’étatisme rampant qui détruit le tissus économique et social.

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12 réflexions au sujet de « Nous n’échapperons pas à une inéluctable spoliation ! »

  1. Vous comprenez mieux sans doute pourquoi des centaines de jeunes, diplômés ou non, quittent la France chaque mois et très souvent l’Europe…….Quand on est tombé trop bas ,sans véritable espoir de redressement…abreuvés que nous sommes de promesses non tenues depuis quelques décennies…mieux vaut aller s’investir et vivre ailleurs….et laisser la place aux « autres » qui arrivent par milliers….je précise bien…ceux que nos gouvernants nomment avec beaucoup de sérieux « une chance pour la France »….

  2. Magnifique Philo !
    Nous sommes au bord de l’abîme et tous y tournent le dos pour ne pas le voir .
    Il y a des théoriciens véreux qui prétendent que la dette publique peut ne pas être remboursée;
    Diable ! Quelle inquiétude pour les créanciers !
    La structure de la dette publique a de longue date avant l’euro été , d’être fiancée par des bons du Trésor ou des obligations souscrites par de petits épargnants de l’Etat emprunteur .
    A cette époque , pas de problème : dévaluation , inflation et hop la dette fondait .
    Aujourd’hui pour le cas de l’Europe , les pays qui la compose dans la zone euro , ne peuvent utiliser ni inflation ni dévaluation et pour cause , la monnaie est , et elle reste et le droit régalien de frapper monnaie n’est plus national
    La spirale infernale ne s’arrêtera qu’au moment ou les besoins de financement de l’Etat ( France et autres pays avec des taux d’endettement pharaoniques) augmenterons la pression en élevant les prélèvements obligatoires ( taxes , charges sociales ) au niveau du PIB
    C’est fort possible , car boule de neige oblige , les administrés se transformeront
    eux aussi en emprunteur pour payer les prélèvements imposés .
    OUFF , j’ai mal à la tête ( pas au portefeuille , il sera vide) rien que d’y penser !

    1. Bonjour Francis

      Oui, et vous aurez relevé que la dette est un sujet totalement absent de la campagne électorale alors que ce sera LE PROBLEME des prochaines années !

      Et, électoralisme oblige, je ne vois pas M Macron résoudre ce problème pour les raisons développées dans l’article !

      Bien cordialement

  3. Très intéressant et inquiétant

    Précisément quelles mesures suggérez vous de prendre pour mettre nos économies à l’abri?

    Ca serait super de faire un petit article à ce sujet

  4. Le raisonnement est on ne peut plus juste.

    Cependant, il est clair que ça va péter bien avant.

    En effet, contrairement à l’Italie par exemple, la dette officielle déclarée à l’UE ne tient pas compte des charges de sécurité sociale des fonctionnaires, qui est en gros de 2000 milliards d’euros !!!

    Soit en fait le DOUBLE de la dette officielle, donc 4000 milliards !!!!!!

    Barrez-vous vite fait, ou alors, mettez vos économie a la City ( Brexit oblige), et ce n’est surtout pas Moscovici qui tentera de sauver le contribuable français.

    Les taux d’emprunt de dette publique concernant la France sont remontés de 46% depuis un mois……

    La suite est une évidence quel que soit l’élu a la présidentielle.

    Ça sent le cramé ineluctable.

  5. La France est foutue à court terme , ce pays s’enfonce tous les jours dans la médiocratie et rien ne l’arrêtera de couler le trou dans la coque est trop grand. C’est ainsi , ce pays renaîtra de ses cendres dans un siècle ou deux. De+ Les Magistrats font de la politique et obtiennent des promotions des politiques . La justice en France il faut beaucoup d’humour pour y croire.
    Rappel : La politique et la justice étaient l’art de servir et de rassembler les citoyens. La politique et la justice sont devenues l’art de se servir des citoyens et de les diviser. Il n’y a pas le pouvoir, il y a l’abus de pouvoir maintenant, rien d’autre. La France un pays d’aveugles dirigés par des idiots et incapables ? . Tel est la colère d’une partie de nos concitoyens ..La France est dans le côté obscur de la force=cliquez : http://www.temoignagefiscal.com/la-france-est-dans-le-cote-obscur-de-la-force/

  6. Bsr,
    je n’ai aucun parti si ce n’est mon portefeuilles qui est mon indice de satisfaction!

    Donc la France par les impôts est le 2ème contributeur de l’UE: nous donnons 20 milliards à l’UE et nous en récupérons 13mds.

    Donc les contribuables français sont pris pour des blaireaux!

    Donc sortons de cette UE tyrannosaure fiscal et vite!

    @+

    1. Suite:
      -sans compter qu’il faut engraisser tout ces fonctionnaires/députés européens
      -que l’UE nous impose d’accueillir à grands frais(ceux du contribuable) des migrants économiques voire pour certains des soldats d’Isis!
      ….la liste est tellement longue de la dilapidation de Notre Argent!

      Ceci au final amenant Notre Combat contre les redressements abusifs alimentant la cagnotte incommensurable des politocards et de UE!

    2. this is such an amazing post, there is so much inspiration, love the pics!Hope you’re having a great wekhtnd!eeanks for sharing!if you like we can follow each other on or let me know!Â

  7. un peu long mais juste .

    Sans le couplet du gentil PHILOS socialo contre facho instillant la peur du populisme contre le communautarisme européen a outrance vous auriez fait un 20/20 mais quand on est de gauche on ne se refait pas le naturel socialiste revient au galop .
    🙂

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