Pas de guerre des monnaies, c’est le G20 qui le dit : ouf…

Hier, j’ai croisé le fils Glandu, il était content. Il habite un arrondissement tranquille, quoiqu’en mutation. On sent un peu de fébrilité dans le quartier dit-il, mais sans plus.

Il m’a avoué :

– Je suis content parce que mes voisins sont venus m’informer qu’ils se sont réunis et qu’ils ont majoritairement décidé de ne pas me voler ma voiture.

– En effet, lui ai-je dit, c’est un souci de moins. Mais ne trouvez-vous pas troublant qu’ils se soient réunis pour évoquer la possibilité de voler votre voiture ? Et, êtes-vous sûr que s’ils venaient à changer d’avis, ils viendraient vous avertir de leur décision de voler alors votre voiture ?

Il ne sait pas, il trouve déjà pas mal que sa voiture ne soit pas, pour l’instant, la cible de son voisinage.

J’ajoute :

– Mais vous, il vous est arrivé d’envisager de voler la voiture de vos voisins ?

– Non jamais, m’a-t-il répondu, étonné par ma question.

Nous nous sommes séparés, Glandu a continué son chemin.

En marchant je me disais que cette guerre des monnaies, s’ils décident de ne pas la faire, c’est qu’ils ont envisagé de la faire.

Il y a donc bien de la guerre dans l’air.

La contrariété ayant envahi mon esprit, j’ai fini par perdre mon légendaire calme intérieur.

Putains de connards de français pensais-je, quand vont-ils comprendre que la haine viscérale, totale, qu’ils nourrissent envers leurs « riches », est exactement la même que celle que les pays pauvres nourrissent envers eux.

Comment peuvent-ils concevoir, alors qu’ils se réjouissent de la mise en coupe réglée de leurs concitoyens par la Stasi fiscale, que le reste du monde va les laisser jouir de leurs privilèges économiques sans les leur prendre par la force ?

Ainsi donc, eux pourraient voler, piller, impunément au nom de l’égalité, mais les autres habitants de la planète auraient pour eux une si grande affection qu’ils subiraient la pauvreté tout en acceptant de les servir comme des esclaves.

Il y a un problème.

Cette guerre des monnaies doit être bien proche pour que la réunion du G20 accouche d’une telle déclaration.

Est-il responsable de savoir qu’une guerre s’annonce et de ne pas la préparer ?

Ont-ils une idée de ce qu’est une agression économique ? C’est-à-dire se voir pillé, dépossédé des fruits de son travail, de ses biens, ruiné, réduit à la misère.

Ceux qui ont subi un contrôle fiscal ont une petite idée de ce qu’est un pillage économique, ils peuvent entrevoir ce qui attend tous ces connards toujours prêts à déposséder les autres, quand ils seront dépossédés à leur tour de la même façon, par la force, l’arbitraire et l’injustice.

Pour les parias fiscaux la punition sera double. Déjà volés par le fisc, sous couvert de l’égalité, ils subiront la ruine collective à laquelle ils seront totalement exposés du fait de leur ruine fiscale.

C’est-à-dire que le travail de toute leur vie, destiné justement à leur apporter des armes contre un pillage global, leur ayant été confisqué, ils seront en première ligne.

C’est un peu comme en 14 quand il était préférable d’être gravement malade pour échapper aux tranchées vers lesquelles les bien-portants étaient dirigés pour mort immédiate.

Cette fois, ce sont les acteurs économiques, préalablement affaiblis par leur propre pays, qui vont être sacrifiés.

Impossible d’affronter une guerre dans de plus mauvaises conditions. Nous ne pouvons que la perdre.

Nous allons globalement devenir pauvres.

Qu’importe, pensent ceux qui se croient déjà pauvres. Hélas, je crains qu’ils versent des larmes de sang quand de pauvres d’un pays riche ils deviendront pauvres tout court….pauvres du monde.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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