Pauvre France qui n’aime pas ses clients et n’a pas les moyens consommer ses produits.

A l’époque reine du petit commerce, il n’était pas rare de tomber sur un commerçant qui détestait ses clients.

Sûr de son emplacement, ou de son exclusivité locale, il vous faisait bien comprendre que vous servir était pour lui certes une obligation mais qu’il n’y trouvait aucun plaisir, voir même un évident déplaisir.

Moralité, lorsque les consommateurs découvrirent les grandes surfaces où ils pouvaient acheter, sans avoir à affronter ce type de personnage, des produits qui leur étaient immédiatement changés sans discussion s’ils étaient impropres à l’usage prévu, ils abandonnèrent ces commerçants à leur suffisance.

Cette attitude individuelle c’est globalisée, aujourd’hui c’est tout le pays qui déteste ses clients.

La France est mondialement connue pour le luxe. Luxe culinaire, vestimentaire, industriel, tertiaire, des accessoires et de l’essentiel. Globalement la France est plutôt productrice de produits à forte valeur ajoutée, de produits pour riches.

Or, la France hait les riches… C’est cornélien.

Le rêve de nos compatriotes et de nos élus serait de taxer les riches des autres pays, ce qui peut se comprendre la race étant chez nous en voie d’extinction.

Par exemple, le richissime touriste pourrait se voir taxer à l’IR en fonction de son temps de passage en France sur son revenu global (un peu comme Google).

Parce que, quand même, pensent nos français, tout ça c’est bien beau, mais les sacs Vuitton, on n’en a jamais vu. Chez Bocuse, on n’y a jamais mangé. Une Romanée Conti, on n’en a jamais bu. Alors…. à quoi ça sert. C’est vrai quoi…

C’est très difficile pour un français d’aujourd’hui d’imaginer qu’un japonais moyen est capable d’économiser pour aller dans un pays où on lui vend du luxe hors de prix.

Nos français moyens n’imagine pas aller au Japon, quand ils sortent c’est pour aller exclusivement chez des plus pauvres qu’eux, pas ailleurs.

Dans les années 50, les jeunes français partaient à New-York, ils revenaient avec le dernier transistor miniaturisé ou autre progrès technologique. C’est fini, aujourd’hui le voyage est humanitaire. On va se rassurer chez les pauvres.

Pas question de travailler pour le luxe, pour ces salauds de riches. Non, produisons made in France, bérets et marinières, pour les indigents du porte-monnaie.

Lorsque les ressortissants d’un pays n’ont plus les moyens de consommer les produits qu’ils fabriquent, mon petit doigt, qui n’a pas fait HEC, me dit qu’il doit y avoir un problème.

Par contre, ces français qui n’aiment pas leurs clients et qui n’ont pas les moyens de consommer leurs produits, ont un trait de caractère très particulier : ils sont restés très marqués par leur régicide.

De ce fait, la liberté qu’ils conquirent à cette époque les a tellement traumatisés qu’ils ne sont pas capables de l’affronter.

Les français, après mille cinq cents ans de servitude royale ou ecclésiastique, sont définitivement soumis. Leur rêve, leur ultime choix, leur ambition est d’être fonctionnaire.

C’est-à-dire irresponsables et protégés…. pour toujours.

Voilà donc une nation lancée dans la compétition mondiale, qui déteste ses clients, qui ne sort pas de chez elle sauf pour aller se rassurer en côtoyant la misère, où les individus ont peur de la liberté et souhaite le confort de la soumission.

Nous ne sommes pas sur le cheval gagnant. Il est même probable que nous n’allons pas tarder à tous marcher à pied.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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