PRISE D’OTAGE

La prise d’otage consiste à entraver la liberté d’un individu, ou d’un groupe d’individus, pour la monnayer contre un avantage ou une revendication.

La prise d’otage est l’inverse de la responsabilité personnelle, elle à la fois le fondement et la résultante du socialisme.

Elle consiste à faire en sorte qu’un problème personnel devienne celui des autres.

Deux exemples parmi tous ceux possibles :

-1° exemple : Il existe, à la SNCF, une police ferroviaire, branche de la police nationale, plus des agents de sécurité armés et assermentés dépendant de l’entreprise. Ces deux acteurs sont conjointement chargés de la sécurité dans les trains. Il se trouve que, malgré cela, il arrive, assez régulièrement, que des contrôleurs soient insultés ou malmenés. Tout le monde comprend que ces incidents sont de la responsabilité exclusive des deux services chargés de la sécurité. Or, à chaque incident, l’ensemble des employés régionaux de la SNCF met en avant ce qu’ils nomment le « droit de retrait » et cesse le travail. Ainsi, pour régler un problème interne à leur entreprise, ils prennent en otage tous les voyageurs d’une région. Ils trouvent cela parfaitement normal, ils ne leur vendraient pas à l’idée d’assumer eux-mêmes leurs propres problèmes, ils se contentent de les transférer aux autres.

-2° exemple : La Sécurité sociale est une usine à gaz victime de deux problèmes lourds. Une promesse inconsidérée de soins de luxe accessibles à tous et une bureaucratie au coût exorbitant. Moyennant quoi, la Sécurité Sociale est en faillite. Au lieu de régler elle-même son problème, elle le transfère sur les médecins. Elle bloque leurs émoluments depuis plus de vingt ans, les amenant soit à la pauvreté soit à la multiplication inconsidérée des actes. Pour faire bonne mesure elle s’est octroyée un monopole et interdit toute activité médicale hors d’elle, toute assurance médicale hors d’elle. Il ne lui vient pas à l’idée de tirer les conclusions de son incapacité et de ses mensonges, elle se contente de transférer ses problèmes sur les autres, les médecins.

Cette attitude est naturelle. C’est naturellement que, dans les « lycées difficiles », les jeunes que les études n’inspirent pas menacent ceux (beaucoup moins nombreux) que les études passionnent. Ce penchant naturel de l’homme à « faire porter le chapeau aux autres » est une spécialité de la barbarie. L’éducation est là pour apprendre le contraire, la responsabilité personnelle, l’engagement individuel.

Mais pas l’éducation socialiste, qui prône la responsabilité des autres.

J’aurais pu prendre pour exemple le fisc, spécialiste incontesté de la prise d’otage. La loi l’organise pour lui. En effet dès que le fisc a établi un redressement, il prend en otage l’entreprise concernée en bloquant tout a fait légalement ses biens, ses comptes en banque, en paralysant sa liberté de travailler. Ensuite il discute.

Cette méthode de prise d’otage, vulgarisée par le socialisme, est le terreau de la violence. D’abord de son fait, puis du fait des réactions qu’elle entraine.

Il est donc constant que le socialisme, sous des discours de paix et de bonté imposées, ne peut mener qu’à la violence totale.

Pour les conséquences psychologiques sur l’otage, je pourrais en écrire des pages avec ce que me fait vivre le fisc, mais il s’installe une pudeur qui fait plutôt répondre par le combat, tant qu’il est possible.

Un lien vers une étude intéressante sur la prise d’otage :

http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=adaptation%20psychologique%20aux%20prises%20d’otages&source=web&cd=1&cad=rja&ved=0CC4QFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.jidv.com%2Fnjidv%2Findex.php%2Fjidv02%2F108-jidv-2%2F186-adaptation-psychologique-aux-prises-dotages&ei=glk8Ub7oNPOz0QWwzYHwAw&usg=AFQjCNGkypUD13xk1_BPkut4OcaQNreefg

Nous sommes là dans les cas extrêmes, qui sont le terme du concept, comme le hold-up à main armée est le terme de l’idée de vol souvent commencée plus modestement.

Que ce soit pour l’otage ou pour l’acte lui-même, je peux vous garantir, et vous l’avez certainement déjà vécu vous-même à des moments ou à des échelles différents, les dégâts sur la victime sont bien ceux qui sont décrits dans l’article accessible par le lien, y compris pour la victime de la prise d’otage fiscale.

Ce billet est dédié à ceux qui pensent que j’écris ce blog pour me faire plaisir, me faire mousser ou encore dissimuler je ne sais quelles tricheries fiscales.

Non, je suis l’otage du fisc français, couvert par la loi dans ses agissements. Ma souffrance est extrême, je n’ai trouvé que la solution du blog pour la rendre supportable. Je n’ai pas d’espoir qu’elle cesse, au contraire. Je n’ai aucun moyen de m’évader.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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