UN COMMENTATEUR ANONYME

Hier et aujourd’hui j’ai reçu des commentaires que j’ai évidemment publiés sur le blog. Ces commentaires ont été placés par leur auteur à la suite d’un article auquel ils ne se rapportent pas. Je crois utile à la vérité de les publier dans ce billet spécial, dans l’ordre de leur arrivée. Je publie aussi mes réponses, dans le même ordre.

Ainsi donc le Lundi de Pâques, 25 Avril 2011, je reçois le message suivant:

 

« vous faites n’importe quoi. vous ne montrez rien, juste votre connerie. l’administration fait certes n’importe quoi mais vous êtes pire qu’eux. s’opposer à un contrôle et se plaindre des conséquences ne résultent que de votre propre turpitude. ceci-étant, il y a un problème dans la notif mais la taxation d’office les couvre de tout problème de procédure ou de qualification (et l’opposition à contrôle me parait TRES justifié). dommage pour vous » C’est signé Cédric

Je réponds Mardi soir, étant sur la route dans la journée:

« Bonjour Cédric, Vous êtes plus rapide à insulter qu’à analyser, où vous êtes nettement laborieux. Mais ce n’est pas grave. Cela tient au fait que vous êtes habité par la haine et la jalousie, prenez sur vous, il est possible de s’en débarrasser. Si je peux vous aider n’hésitez pas à me solliciter. Ce blog vous est ouvert, présentez vous, indiquez tout ce que votre  vie a apporté comme richesses à la collectivité. Mettez-vous en valeur, je suis sûr que vous valez plus que ce que vous croyez. Très cordialement. Henri Dumas »

La réponse ne tarde pas, il y en aura deux en quelques minutes, la première

« Bonjour,Je ne vous insultais pas, ne suis ni haineux, ni jaloux (surtout pas de vous). Vous semblez être envahi de paranoïa à un point rarement atteint. Je vous conseille de vous détendre, vous allez vous rendre malade.Ce que vous avez fait à vous opposer de la sorte au contrôle fiscal est une véritable connerie (connerie qui semble la normalité chez vous, eu égard aux termes de votre mail).Il y a beaucoup de dérives de l’administration qu’il est utile de dénoncer mais votre cas vous ridiculise et ne démontre absolument rien. Vous devrez cesser votre blog qui vous dessert. Votre cas n’est pas une dérive mais une juste application de la loi fiscale afférente à votre zèle. Vous risquez la correctionnelle et vous serez très probablement condamnée (à juste titre), avec l’humiliation suprême d’avoir à publier ladite condamnation dans la presse. Concernant vos redressement, je vous disais qu’il y a une faiblesse dans votre dossier et peux vous proposer une assistance (payante et chère).  Donc, j’ai bien appréhendé votre dossier, contrairement à ce que vous affirmez. Bien à vous »

Et la seconde:

« Bonjour, comme vous m’y invitez, je suis un ancien fonctionnaire des impôts, lassé par les dérives de l’administration, d’une certaine forme de chantage à l’endroit des contribuables, d’une certaine inégalité des armes (au bénéfice du doute, le juge donne toujours raison à l’administration – c’est comme ca aussi avec le judicaire) et d’un zèle généralisé (en faire peu mais le faire savoir). Je suis dans le privé désormais et m’y épanoui pleinement. Voili voilà.
Je pense donc, sur le seul point des faits et du droit, sans jalousie ni haine, que vous avez créé vous-même les conditions du litige dont vous ne n’êtes moralement pas fondé à vous plaindre, c’est tout. Il y a bien d’autres dérives à dénoncer et qui ne résultent pas des provocations du contribuable. bien à vous »

Je réponds aux deux dans le même message:

« Ah bon Cédric, vous êtes donc de la maison. Ce commentaire commence à être un peu mieux. Le précédent, quelques minutes avant, était encore injurieux et emporté: Vous voyez que ces deux commentaires sont vraiment différents. Bon, ce n’est pas grave. Etant de la maison, vous êtes ce que l’on appelle un « curé défroqué », c’est à dire toujours un homme d’église. Vous pouvez vous trouver efficace, puisque  vous nagez comme un poisson dans l’eau au milieu de la folie fiscale, de cet intégrisme, mais le mal est là  et demande autre chose pour le bien collectif que « faire beaucoup d’argent » à l’intérieur du système. La fiscalité ne peut pas être le lien social, contrairement à ses prétentions. Ces dérives tiennent à des dépenses non maîtrisées, à l’installation du mensonge dans la démocratie et à la complicité de ceux qui vivent de la complexité engendrée inutilement sur ces sujets. Libre à vous de ne pas apprécier mon combat, mais je vous mets au défit de justifier économiquement et mathématiquement les sommes qui me sont réclamées par le fisc. Bonne chance dans votre quête de fric en secteur privé, mais je ne suis pas votre client. Cordialement. H. Dumas »

Aussitôt arrive le dernier message. Je dis le dernier car je ne publierai plus les messages de ce correspondant anonyme:

« Cher monsieur, vous êtes totalement discortois et vous faites des confusions élementaires sur les procédures et le niveau de prélèvements. J’immagine alors bien le comportement que vous avez du avoir avec les fonctionnaires, justifiant la procédure d’opposition. Je vous recommande d’être plus cordial devant le juge judicaire qui vous condamnera pour fraude fiscale. Concernant les redressements, vous supportez la charge de la preuve de l’exagération du simple fait de votre comportement : il convient alors de trouver ces élements qui démontrent l’exagération. concernant le niveau de dépenses publiques excessives, ce que je le partage, et le fait que les impôts n’ont pas vocation à être un instrument de justice sociale ou de limitation des inégalités, s’opposer à une contrôle fiscal sur ces motifs est une absurdité. Concernant ma proposition d’assistance, je préfère ma situation de ne pas vous compter parmi mes clients que la votre ou vous prendrez une interdiction de gérer et une saisie de tous vos biens. Bon courage »

Tout le monde comprend qui est ce correspondant anonyme. Ce qui est grave:

– Il a beau dire le contraire, son discours est dicté par la haine. Il a parfaitement conscience de ses méthodes, il sait qu’elles sont inacceptables, mais la haine et la soif de la chasse lui font passer sur ses scrupules, qui ne sont pas épais. Il trouve ainsi normal de détruire un homme pour le seul fait qu’il s’opposerait, qu’il serait provoquant, pas besoin qu’il doive de l’argent au fisc et peu importe si à l’inverse le fisc lui en doit. Là n’est pas le problème pour ce correspondant anonyme. Quand je vous dis intégrisme et dictature.

– Il n’a aucun respect pour les magistrats, évidemment il les manipule depuis si longtemps sans doute. Mais il a tort, un juge est un juge. Même s’il peut se laisser plus facilement « embobiner » par les membres d’un corps de l’Etat supposé intègre, trop c’est trop. Il n’est pas impossible que les juges, prenant conscience de la dérive des contrôles fiscaux, y mettent un peu d’ordre.

Et si les juges ne le font point, les Français le feront. Ce blog  sert à y croire. Cordialement. Henri Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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