Un méchant haut-le-coeur

Larousse est net, le haut-le-cœur : « Sentiment de dégoût, de répulsion provoqué par ce qui est insupportable, révoltant, abject. » Clair, non ?

La Sécu édite une charte du cotisant contrôlé, intéressant. Notamment une des premières pages, en ce qu’elle donne le ton.

« La sécurité sociale repose sur le principe de la solidarité » c’est quoi ce truc ?

Voilà, voilà, pas de précipitation : « Chacun est protégé face aux aléas de la vie ». Ah bon. Mais c’est très vaste ça. Qui est-ce qui décide ce que sont les aléas de la vie ? Par rapport à quoi ? A qui ? Comment ? Pourquoi ?

Les précisions arrivent : « Les prestations versées en cas de maladie ou de perte d’emploi, les allocations familiales, les indemnités d’accidents du travail et les retraites sont ainsi prises en charge par la collectivité pour le bénéfice de chacun »

Effectivement c’est plus clair. Mais ce ne sont pas les aléas de la vie ça, ce sont certains risques de la vie, très différent.

Un risque dont le coût connu est partagé à l’aide d’une prime versée par des assurés, volontairement ou par obligation légale, on connait, on appelle ça une assurance.

Nulle solidarité en cela, simplement un partage du risque. En quoi l’Etat peut-il se targuer de prendre en charge une « solidarité » qui n’en n’est pas, qui n’est qu’une assurance dont il s’octroie le monopole ? Salement gonflé l’Etat.

Comment peut-il annoncer qu’il le fait au « bénéfice de chacun » ? Ce n’est pas à l’Etat de décider de nos bénéfices de consommateurs, d’assurés. Nous sommes assez grands pour choisir les assurances que nous souhaitons, même quand, comme pour notre automobile, elles sont obligatoires.

Un peu plus loin le mystère s’épaissit : « Ces prestations sont financées par les cotisations et contributions sociales collectées par la branche recouvrement ».

Les primes d’assurances pour la couverture de ces différents risques sont appelées « cotisations et contributions ». Lourde suspicion.

Ne serait-ce pas un enfumage pour payer autre chose avec les primes ou pour ne pas lier ces primes au risque ? C’est bien possible. A la réflexion c’est même sûr.

N’est-ce pas la définition de l’escroquerie ? Faire payer autre chose que le produit objet de la transaction, mais si, mais si, pas de doute.

Donc un Etat escroc. Mais oui, encore oui.

Un Etat qui utilise ses fusils, ses prisons, ses magistrats pour faire croire qu’il rend un service alors qu’il ne fait qu’usurper une activité économique qu’il dénature et évidemment dont il surenchérit le coût jusqu’à l’impossible pour les assurés.

Grosse escroquerie : « supérieure au budget de l’Etat….. »

Mais tout cela ne serait pas si grave, si l’Etat ne devenait pas, dans le même temps, un meurtrier.

Lorsqu’un assuré ne paie pas sa prime, il n’est pas assuré, un point c’est tout. Dans ce cas, on peut imaginer que l’Etat pourrait peut-être l’assister sous certaines conditions, pourquoi pas.

Par ailleurs, la prime d’une assurance est liée au risque et au profil du client, pas d’ambiguïté, peu d’espace pour la suspicion.

Mais, quand la prime en prenant le nom de « cotisation et contribution » ne correspond plus à rien, qu’elle devient un impôt qui ne dit pas son nom, qui se dit de solidarité, qu’en est-il?

Tout le monde n’a pas la même idée de la solidarité. Pour faire entrer cette brillante idée dans les têtes, il faut un peu forcer, fatalement.

D’où, propagande, police de la pensée, espionnage, répression, le cycle infernal. C’est tout cela qui est défini, « pour notre bien », dans la charte du cotisant contrôlé.

Je vous le dis : méchant haut-le-cœur.

Cela ne finira donc jamais. S’engager dans la vie, prendre des responsabilités, assumer sa part de l’économie indispensable au groupe, n’a comme résultat que de faire de celui qui s’engage un cotisant contrôlé, un contribuable contrôlé.

Avec tous les harcèlements, les tortures, liés aux contrôles. Merci, on connait.

La fuite, la fuite, la fuite….. la liberté par la fuite, pas d’autre solution.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 réflexions au sujet de « Un méchant haut-le-coeur »

  1. Bjr,
    quand nous savons avec preuves que le fisc puise dans les fonds rackettés par l’Urssaf, nous pouvons nous rendre compte qu’il s’agit de quantité énorme mafieux nourris avec le fruit de nos labeurs!
    @+

  2. C’est sur, pour certain, solidarité, veut dire, contrainte, prison, controles, obligations, harcelement, escroquerie, … , pour d’autre, cela veut dire simplement , dûs, acquis, …
    Les uns sont pourchassés, les autres, pensent que cette chasse est légitime. Ne serions nous pas dans une dictatures communiste, qui refuse de l’avouer? (Dictature comuniste de droite ou de gauche, ou bonnet blanc, blanc bonnet)
    Notre bon roi Emmanuel, invite les grandes entreprises étrangère, leurs sert l’attractivité de notre pays, et en même temps ses services, fiscaux, sociaux, prud’homme, commerce, petit fonctionnaires locaux, commission constitué de fonctionnaires, d’associatif, de syndicat, (en fait de gens qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise) font tout pour dégouter les investisseurs, entrepreneurs… français, d’investir en france. Bien sur avec les syndicats dit représentatif, mais qui ne représentent qu’eux même, leurs pouvoirs de petit chef, de petite stasi.
    Je viens de regarder « le baron noir » sur canal; nous voyons les rouages du pouvoirs politique, bien sur , ce n’est qu’une fiction, qui si elle « était vrai » serait une fiction d’horreur. Mais tout le monde sait que les producteur en rajoute, forcément. Lol

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