Un parquet ciré, qui ne brille pas

Hier, nous avons eu droit à deux nouvelles essentielles.

La première, nous avons fait connaissance avec Florence Cassez, en chair et en os. Une sacré personnalité, en forme et contente. Une si forte personnalité qu’il est difficile d’admettre qu’elle croyait fréquenter le responsable de l’Armée du Salut pour le Mexique en la personne d’Israel Vallarta, notoire assassin et narcotrafiquant. Mais bon, tous ces crimes ne touchent aucune personne connue de nous, elle-même prêche le pardon pour tous, alors…. on ne va pas gâter la fête.

Mais quand même, le Ministre des Affaires Etrangères à Roissy, n’était-ce pas un peu trop? Et Hollande, quand il va la recevoir, en « grandes pompes », j’espère qu’il pensera aussi à mettre son faux nez rouge…

La deuxième, DSK n’était pas Ministre des Finances, ni patron du FMI, ni l’époux de la richissime Anne Saint Clair, non, DSK tirait ses revenus et sa notoriété d’une association avec Jojo la Saumure. DSK était proxénète, sachez-le. Moi, j’avais cru comprendre que c’était un compulsif de la zigounette, un socialiste-partageur du sexe, mais un proxénète, j’étais passé à côté…. heureusement que le Juge d’Instruction de Lille nous ouvre les yeux….

En fait ces deux nouvelles torrides sont symboliques du fait que la justice, son fonctionnement, ses sanctions sont bien l’arbitre de la vie en société.

Et là, force est de constater que chez nous, en France, ce n’est pas le top.

Je pense à tous ceux que le fisc ou la gendarmerie routière, ces deux mamelles de notre oppression, conduisent, comme moi, régulièrement, devant les tribunaux, salués et félicités par une opinion publique consentante.  

Tous ceux-là, les « délinquants par erreur » (des millions de français), ont pu observer le fonctionnement de cette justice, ou plutôt son non fonctionnement.

En premier lieu, évidemment, la Justice dite Administrative.

Des tribunaux d’exception que n’effleurent jamais la notion de justice, qui vivent au rythme de l’idée évanescente et relative de la règlementation, de son application forcée, donc forcément de l’arbitraire du moment, de l’injustice. Il n’est pas inutile de se demander jusqu’à quand l’Europe permettra l’existence de cette spécificité française…

En second lieu, le parquet.

La justice civile, l’autre, la vraie, marcherait plutôt bien. Les magistrats dits du siège, c’est-à-dire les juges, rendent évidemment la justice un peu en fonction de leurs personnalités, mais franchement la plupart d’entre eux le font avec conviction. Autant que faire se peut lorsque l’homme se met à juger les autres.

Mais il reste le parquet, alors là, c’est le bordel. Un bordel structurel.

Tout vient du fait que le parquet instruit à charge et à décharge. Une position impossible. Comment peut-on accepter l’idée qu’une seule entité soit à la fois chargée de trier les preuves de la culpabilité et celles de l’innocence d’une personne?

Dans les faits, le parquet instruit bien à charge et à décharge, mais jamais dans la même affaire. Si les magistrats sont convaincus de la culpabilité, ils sautent allègrement les arguments contre et instruisent alors à charge. Si les magistrats sont convaincus de l’innocence, ils oublient les arguments qui accusent et instruisent alors à décharge.

Pour illustration, l’affaire suivante : « Le fisc, l’avocat servile, le ponte fiscal »

Un avocat du fisc me poursuit et liquide un appartement qui m’appartient pour une dette fiscale imaginaire. Mais bon, j’ai été au terme des recours possibles, tous perdus, donc il procède à la vente, jusque là, même si la chose est injuste, son action reste légitime. La vente aux enchères est prononcée le 18 Janvier 2010. A un prix ridicule, mais, là encore, passons.

Où les choses se corsent c’est que l’avocat ne procède pas à la distribution du prix qu’il verse à une caisse spécifique, à laquelle lui seul peut donner l’ordre de distribution. A ce jour, trois ans ont passé et cet argent est toujours immobilisé dans cette caisse.

Mais il y a plus fort. Les retards pris pour payer les créanciers génèrent des intérêts, dont on comprend que le fait générateur est la carence de l’avocat. Cependant, le tribunal, saisit à ce sujet, les met à ma charge !!!

Mais, il y a encore plus fort. Cet avocat est aussi celui qui a défendu un ponte des Services Fiscaux que j’ai poursuivi sans succès pour un faux, acté par la justice, malheureusement ultérieurement à mes poursuites. A cette occasion, ce ponte des Services Fiscaux a obtenu de la justice une petite prime d’argent de poche, non imposable, de 5.000 €, sous forme de dommages et intérêts. Il fallait bien ça pour un monsieur qui couvre des faux pour faire cracher le contribuable…

Toujours est-il que notre avocat servile a donné le tuyau du lieu de dépôt du reste de ma cassette à son client, le ponte des Services Fiscaux. Ce qui a permis à ce dernier de saisir ces fonds en paiement de son cadeau de Noël…

Formidable non ? Le secret professionnel ? Connaissent pas…. La déontologie ? Non plus….

Où voulais-je en venir ? D’abord, pour info, à la plaine que j’ai déposée : link

Puis à la réflexion générale suivante.

Lorsque quelque chose ne marche pas, ce ne sont pas les hommes qu’il faut incriminer, mais l’organisation structurelle de la chose en question. Or, le grand problème de la France c’est qu’elle est totalement hermétique aux modifications structurelles, pourtant indispensables à toute évolution. Tout ce qui n’évolue pas meurt.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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