Je n’habite pas sur la même planète que Macron

Macron vient d’affirmer, dans l’avion le ramenant d’Israël, que nous sommes en démocratie. Il nous reproche de véhiculer, sans doute majoritairement : “…l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée…”

Il nous met au défi de vivre dans une dictature. Il doit penser à lui, pas à nous. S’il veut, pas de problème, je l’invite à venir vivre chez moi, à partager mon quotidien, la dictature dans laquelle je vis, comme une grande majorité de nous.

Il base son raisonnement sur le fait que nous pouvons changer de dirigeants à la faveur des élections, que donc ceux qui sont en place — susceptibles d’être virés – pourraient, dans ces conditions, exercer un pouvoir absolu auquel nous devrions nous soumettre.

Petite confusion dans l’esprit de M. Macron, nos votes ne transmettent pas le pouvoir, mais un mandat, ce qui n’est pas pareil.

Un mandat, même électoral, reste un mandat, dont globalement la définition est la suivante :

Le mandat est un contrat par lequel une personne, appelée “mandant” donne à une autre, appelée “mandataire”, pouvoir de la représenter.  Le mandataire est responsable de toutes les fautes et illégalités qu’il commet à l’occasion du mandat, tant vis-à-vis du mandant que des tiers. Enfin, qu’il ait été donné pour une durée déterminée, par exemple dans le cadre d’une mission, ou pour une durée indéterminée, un mandat peut être révoqué à tout moment. Le mandataire doit gérer les intérêts du mandant en bon père de famille et rendre des comptes dans la plus grande transparence.

C’est en gros le mandat électoral qui a été donné à M. Macron, qui l’engage d’autant plus que le choix donné aux mandants lors de l’élection était très restreint.

Nous sommes loin du compte dans notre réalité journalière.

Tout aussi bien M. Macron pourrait prétendre que dans notre société, où le divorce est acté et facilité, les femmes battues ne peuvent pas se plaindre, il leur suffit de changer de mari.

On voit bien les limites de sa théorie.

Il parait ne pas avoir conscience de la folie de son administration, de ses abus quotidiens de pouvoir, de la folie des élus locaux aux pouvoirs exorbitants dont ils usent abondamment en complicité avec ladite administration.

Il parait inconscient des atteintes au socle de notre démocratie : “la propriété privée”, générées par l’abondance des lois coercitives qu’il met lui-même en place.

Il parait inconscient face aux délires égalitaires de son administration fiscale qui anéantit l’économie de notre pays, sans pour autant améliorer la vie des gens modestes.

Il se trompe, il est clair pour nous tous que nous subissons la dictature de petits chefs élus et d’une administration à son propre service au lieu du notre.

Oui nous vivons en dictature, le fait que nous pouvons, relativement, changer de dictateurs ne change rien à la chose.

Est-il inconscient de tout cela ou nous prend-il pour des cons ?

Sa charmante épouse pourrait peut-être nous donner la réponse, elle qui le connait depuis si longtemps et l’a vu se construire.

Bien à vous.

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (10 votes, moyenne : 4,60 sur 5)
Loading...

7 réflexions au sujet de « Je n’habite pas sur la même planète que Macron »

  1. M. Delmas,
    Vos commentateurs,

    Tout mélanger et écrire n’importe quoi ne suffit pas à développer une thèse.

    Malgré vos dires, le mandat, même électoral, ne reste pas un mandat. Au contraire, vous ne pouvez amalgamer la théorie du mandat civil avec celle du mandat électif ; les deux ne sont pas les mêmes (cf. par exemple O. BEAUD, La puissance de l’Etat). Il n’y a notamment jamais eu l’idée de révocation dans le manda électif. Le seul endroit où on le trouve, c’est chez Rousseau (Le contrat social) et on sait à quel point les théories rousseauistes sont impraticables.

    Il est de plus bien évident que le pouvoir politique, du gouvernement ou des élus, quels qu’ils soient, n’est pas absolu. La preuve, vous êtes libre de rédiger votre salmigondis.

    Evidemment, il est possible de dire que l’ENA est très majoritaire dans les postes à responsabilité, sauf, remarque, pour Emmanuel Macron. Mais je suppose qu’il est un vendu de la finance, donc c’est pareil. Pourtant non. Bien sûr, une démocratie moderne repose sur une bureaucratie, et toute bureaucratie entraîne des dérives, que celles-ci soient inhérentes à la nécessité de ramener le réel à des situations abstraites, ou tout simplement à la faiblesse des hommes qui exercent le pouvoir. Mais quel que soit le système envisagé, communisme, populisme, gestion autonome, démocratie directe, dans tous les cas il y a des hommes qui exercent plus de pouvoir que d’autres, et aucun n’est infaillible. Changer le système ne peut pas changer les hommes. De plus, tous les systèmes requièrent une dose de bureaucratie, parce qu’il faut bien standardiser pour obtenir une quelconque égalité ou une quelconque liberté. La démocratie est, du point de vue de ces deux impératifs, le moins pire des régimes.

    Le système que vous proposez, c’est simple, il n’existe pas. Parce que vous ne le proposez pas. Vous vous contentez de critiquer la démocratie, qui est pourtant, que cela vous plaise ou non, le seul système qui vaille le coup. Vous êtes un libertaire, et vous rejetez donc l’autorité sous toutes ses formes. Soit, mais c’est irréaliste et irréalisable, vous ne ferez que transférer l’autorité, sinon légitime du moins organisée, vers une autorité uniquement basée sur la force et l’influence.

    La propriété privée n’est pas la base de la démocratie. Sa base c’est le vote. La propriété privée c’est éventuellement la base de la conception française des droits de l’homme, et du code civil, et c’est tout, et c’est déjà pas mal. Confondre droits de l’homme et démocratie, c’est comme confondre la cuiller avec sa bouche.

    La propriété privée ne doit pas être sanctifiée, comme elle ne doit pas être dévalorisée. Elle doit être utilisée justement, comme un droit, comme un autre.

    Mon but n’est pas dé défendre Emmanuel Macron ou Tartempion. Mon but est de défendre un principe de réalité face au fiel aveugle des gens qui critiquent toujours tout et sapent petit à petit tout les fondements : démocratiques, politiques, scientifiques.

    Ne vous étonnez pas que de plus en plus d’illuminés estiment que la terre est plate.

    1. Merci de lire notre blog.
      Il vous fait peur, il n’y a pas de quoi.
      Nous ne sommes pas anarchistes.
      La propriété privée, qui implique celle de ses biens mais aussi de son corps, de sa pensée, a bien été le socle des opprimés de la monarchie qui ont fait la révolution.
      Certes, ils n’ont pas abouti.
      Parce que pour vivre sa propriété, il faut en accepter les contraintes, donc être responsable de ses actes.
      Ce n’est pas évident dans une société soumise pendant des siècles à l’irresponsabilité personnelle, prise en charge par le clergé, soumise à la confession, sorte d’autocritique en vigueur chez les communistes.
      Ce sont les américains qui ont le plus profité des lumières parce que protestants ils traitaient directement avec Dieu, donc en fait avec la vie, donc avec leur propre responsabilité.
      La France, croyante, n’a pas été à la hauteur des penseurs de sa révolution, d’autres donc en ont profité.
      Il n’est pas si facile de s’évader de la caverne de Platon qu’est l’Etat, cette abstraction représentée par des initiés autoproclamés.
      Les choisir ne change rien à leur inutilité.
      Bien sûr l’homme grégaire a nécessité, ponctuellement, de se solidariser, mais en aucune façon d’être lié pour tout.
      Bien à vous.

  2. Macron supporte mal les consequences du decret félon de walls du 5 décembre
    2016 la françe n a plus de constitution la Constitution du 4 octobre 1958 est
    Défunte depuis le 1 er janvier 2017 macron est un usurpateur illegitime ét
    Les élections de mai 2017 sont illégales et macron ne supporte pas que ceci
    Figure sur legifrance ét sur nombre de vidéos.?! Il n en demeure pas moins que
    Toute société dans laquelle la garantie des Droits n est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée n à point de Constitution. Aussiimpensable
    Que çela puisse paraître la france n a plus de constitution depuis le premier janvier
    2017 à partir de cette date la Ve republiqiue est abolie de fait. L élection
    De 2017 est illégale c est une imposture et macron n est pas Président de la
    Republique c est un imposteur un usurpateur de la fonction publique art 433-12
    Du code pénal trois ans de prison ferme ét 45000€ d amende. Vous comprenez
    Bien que çela ne peut pas lui plaire?! Cordialement .

    1. Bonjour çe Qui a pour conséquences le fait que lois deçrets ordonnances
      Pv jugements sont nuls et non avenus. Donc ous pouvons refuser les jugements qui nous sont imposés en l absence de Constitution?! Les
      Jugements rendus par les tribunaux de commerce sont nus et non avenus?!
      De plus le bloc de constitutionnalité qui comprend la déclaration des
      Droits de l homme du 26 août 1789 ét la Constitution du 4 octobre 1958
      Cette dernière ayant disparue seul le texte princeps de la déclaration
      Du 26 out 1789 à droit de cité ét de çe fait les droits garantis par cette
      Déclaration. Liberté. Sûreté Propriété ét résistance à l oppression ont
      Droit de citer. Les liquidations judiciaires sont donc illégales de plus le pacte
      International signe par la france doit garantir un emploi à chaque citoyen
      Çe Qui n est pas le cas lorsque les tribunaux de commerce détruisent les
      Emplois et font perdre emploi au liquidé ainsi que l héritage des enfants
      C est à faire spoliation des biens d ailleurs a 90 95 pour cent frauduleuse
      Ét meme crapuleuse?! Défendez vous avocate des gilets jaunes Sophia
      Albert Salmeron a Sorgues. N hésitez pas à contacter didier Julien garofallo
      Afin de récupérer çe que l on vous a volé. L etat est en responsabilité et
      Devra nous rembourser des biens spoliés?! Agissez ne dormez pas .
      A bientot’ pour henri dumas richard ramenante et Emmanuel boulingrin.
      Regardez dur mediapart les sommes dues par l etat à la famille Melli
      250 millions d euros?! A bientot.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *