La délinquance technocratique

Ce billet est très important – en tout cas pour moi – je vais m’efforcer d’y consigner la synthèse de ma vision des choses, puis d’en faire la démonstration pratique par l’exemple.

In fine, pas de panique, aucune bouffée d’orgueil à l’horizon, il ne s’agit que des pensées d’un homme très ordinaire, insignifiant même par rapport à l’univers qui nous abrite, sans doute accidentellement. N’y attachez pas plus d’importance qu’il ne faut.

Le premier constat objectif que je vous dois est d’insister sur la chance que ma génération a eu de vivre un temps de liberté inhabituel pour les hommes. Défendrais-je avec acharnement cette envie de liberté, collée à ma peau, si je ne l’avais jamais connue, comme mes parents ou mes enfants ?

Mes parents étaient les esclaves de l’Eglise, mes enfants sont les esclaves de la technocratie. Les deux fonctionnent sur le même modèle, nous y reviendrons.

Nous avons été libres, non seulement libres mais de plus en plus libres, jusqu’au renversement. Il en a été ainsi de 1960 à 1980, vingt ans, c’est énorme.

Pour ceux qui n’ont pas connu cela, sortir de l’esclavage c’est sortir de la caverne de Platon, donc se projeter sans savoir qu’il existe vraiment autre chose, que la liberté n’est pas une simple aspiration, qu’elle est accessible.

Parlons des servitudes

La méthode est toujours la même. D’abord une entité abstraite, Dieu pour l’Eglise, l’Etat pour les technocrates. Puis, des “escrocs”, lucides ou croyants eux-mêmes, prétendent représenter cette entité abstraite.

A partir de sentiments diffus et ressentis de tous, de principes naturellement acceptés, tels que la compassion, la peur, l’instinct de survie, la sexualité, le pouvoir, l’ambition, la mort, etc… nos “escrocs” vont établir, et complexifier au maximum, des règles de soumission, que tous accepteront de respecter, volontairement ou par la force.

Il faudra convaincre la masse que ces règles sont établies dans son intérêt, que sans elles ce sera le chaos. C’est la mission du fondateur charismatique. Ici, la plupart du temps se glisse un quiproquo, le fondateur aboutit rarement lui-même, ce sont ses disciples qui mettent en musique, sans suivre forcément sa partition.

Quand le tour est joué, la pérennité du système va dépendre des circonstances et de la détermination des premiers disciples.

Ensuite, il faudra acheter la partie de la population qui va imposer le système aux autres. C’est là que la chose devient délicate. Les zélotes seront de plus en plus exigeants et évidemment naturellement peu scrupuleux.

Les escrocs vont se retrouver à la tête d’une bande peu recommandable, sauf quelques illuminés dangereux qui n’auront rien compris. Ne négligeons pas ces illuminés, ce sont eux qui assurent la survie du système, lui donnent l’apparence d’une réalité. Il peut arriver, au plus fort de ces systèmes malhonnêtes et liberticides, que les illuminés soient majoritaires dans la population. C’est très embêtant.

Deux modèles

L’Eglise donc. Ses deux outils sont la confession et le célibat des prêtres. Ses principes sont tirés, selon les besoins, des dix commandements relativement rigides et des Évangiles largement interprétables à la demande.

La confession sera l’outil destructeur des libertés, le célibat le tour de magie qui épate. Une armée d’intellectuels dévoués va pondre, au fil des siècles, des lois à tour de bras. Les contraventions à ces lois coûtent cher, jusqu’à la vie.

La carotte est pour demain, c’est le paradis. Tout cela nous laisse aujourd’hui incrédules et a fini sur des scandales en cascades.

Requiem.

La technocratie. Elle débute, mais en accéléré, cela est dû sans doute à notre l’époque, où tout s’accélère.

Ses outils sont l’éducation nationale et Bercy. L’asservissement découle tout naturellement de la loi. Là, nous sommes gâtés. Le principe est que nul ne puisse être en règle, donc la complexité et la masse des lois sont essentielles. Pas de problème de ce côté-là.

Les zélotes sont sélectionnés par l’Education nationale, puis achetés avec l’argent prélevé sur les esclaves par Bercy, au moyen d’avantages artificiellement protecteurs et coûteux.

Les carottes sont les promesses d’égalité et — c’est le comble — de liberté.

Les esclaves se révoltant ne sont pas exécutés, simplement ruinés, ce qui n’est pas si différent.

Le coup d’arnaque magnifique, la vraie mise en orbite, fut pour la technocratie d’annihiler la démocratie et son principe de séparation des pouvoirs, en réduisant les élus à un rôle de figurant.  Ceci grâce à l’avalanche des lois, à leur complexité, dont les élus acceptent de porter la responsabilité, alors qu’en réalité ils ne sont pour rien – ou bien peu — dans leur établissement.

Tout élu en régime technocratique est susceptible de tomber pour ne pas avoir appliqué des lois qu’il ne connait pas ou ne comprend pas. L’élu est donc entre les mains de la technostructure, qui le convainc qu’elle seule peut appliquer ces fameuses lois et lui donner ainsi les moyens d’acheter sans danger les voix qui lui permettront de conserver la situation honorifique et gratifiante, qu’il a conquis un Dimanche par hasard ou par intrigues.

Et vogue la galère, les intrigants sont au pouvoir, la dictature technocratique n’est pas un fantasme, un délire, mais bien une réalité.

Oui, mais…

En dehors des illuminés qui y croient, mais dont les technocrates supérieurs qui sont aux commandes se méfient, la masse des zélotes reste composée d’escrocs indélicats.

Leur nature les trahit. Comme le scorpion, ils ne peuvent pas se retenir, malgré leurs promesses, de piquer la grenouille qui les prend sur son dos pour traverser la rivière.

Et l’on arrive à cette chose extraordinaire, comme avec l’Eglise, que ce sont les donneurs de leçon de la technostructure qui sont les plus grands foyers de malhonnêteté.

Drôle de prise de conscience de s’apercevoir que l’escroc dont nous devons le plus nous méfier, dont la mauvaise foi est sans limite, est justement l’Etat.

Cet Etat qui a la prétention de dicter notre vie, de l’organiser pour notre bien. Enfin quand le dis l’Etat, je veux dire les hommes de l’Etat, puisque l’Etat, rappelons-le, est une abstraction.

L’exemple

Il est rochelais. Cette belle ville a attiré des technocrates pur jus. Ils n’en peuvent plus. Ils se la pètent à mort. Rien ne les arrête. La loi n’est pas pour eux.

En revanche pour les autres elle est terrible. Ils l’appliquent dans tous ses détails, avec célérité et zèle.

Une sorte de grand écart dangereux. D’ailleurs, bingo, ils se sont pris les pieds dans le tapis, fort.

Ils ont établi le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) le plus sot, le plus directif et le plus coercitif du monde. Au point qu’ils ne peuvent pas l’appliquer eux-mêmes. D’ailleurs ils ne cherchent pas à le faire, tant ils se voient au-dessus de la loi, dans leur tête.

L’exemple n’est pas exactement lié au PLUI, mais il est de la même veine.

Les écologistes locaux s’entendent comme larrons en foire avec la technostructure locale, ce sont les illuminés de service. Actifs, assoiffés de pouvoir, comme toute minorité qui se respecte, ils sont toujours prêts à interdire.

Ces écolos ont décidé un truc incroyable, la réalisation d’un marais en pleine ville.

Pour être sûr de leur coup, ils ont porté ce projet entre copains, de la façon la plus restreinte qui soit, à l’aide de réunions de propagande qualifiées de consultations, oubliant la majeure partie de la population.

Nous sommes quelques-uns à dénoncer la situation.

Car, figurez-vous que ces écolos, et le maire qui a besoin d’eux pour être réélu, ont réalisé ce projet alors qu’ils n’en avaient pas la compétence.

Ainsi dans la plus parfaite illégalité, ils ont balancé plus de cinq millions d’Euros dans la nature, au profit des petits oiseaux et pour le plus grand bonheur des moustiques à venir. Demain à La Rochelle on viendra faire la bombe, mais la bombe à moustiques.

Tout cela ne serait pas bien grave.

Mais, le préfet et le Tribunal Administratif de Poitiers couvrent sans limite ses errements.

Nous sommes physiquement dans l’arnaque technocratique, la loi qui s’impose à nous et pas à eux. Les lois liberticides qui nous écrasent, qu’ils négligent impunément.

Le pire c’est la mauvaise foi de cette technostructure, sa suffisance, son impunité.

Je vous propose de lire ce recours, pour en prendre la mesure. Je vous ferai part des condamnations que je vais récolter : https://ahp.li/ff2f99e6a2aa92f96c49.pdf

Ce billet fini, je le trouve un peu long et pas si convainquant que je l’aurais souhaité.

Je vous promets de recommencer, jusqu’à que je sois plus clair, tout cela est si simple, si ordinaire. Et cependant il n’est pas facile de le dire sans passion, donc sans complexité

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 réflexions au sujet de « La délinquance technocratique »

  1. Il y a quelque chose qui a changé, effectivement, dans l’Eglise et qui fait que nous avons actuellement 2 courants de pensée. Un courant progressiste, totalement à gauche, pour le “Partage” de tout vis à vis surtout de l’étranger et l’autre qui est plus accroché aux valeurs et une morale certaine. Le premier courant est abonné aux parutions de Bayard Presse, soit le journal La Croix et prépare les messes avec Prions en Eglise. Avec ce choix, tous les lecteurs regardent par la même lorgnette, ont les même avis sur tout que ce soit politique, vatican II, etc.
    Le deuxième courant fréquente plutôt des églises moins progressistes où les messes sont dites en latin, où les chemins de croix du vendredi saint se font avec un certain décorum qui ne nuit pas à la prière.
    Prions en l’Eglise date de 1987 sous Jean-Paul II…

  2. Les énarques ne sont pas encore astreints au célibat …
    mais ils pourraient le pratiquer à la manière de B Griveaux !

    A part ça, la technocratie a bien pris le contrôle de la société comme l’église catholique de l’an 400 jusqu’en 1905 !

    1.500 ans de domination spirituelle et temporelle !

    Nous n’aurons malheureusement pas le loisir de voir si la technocratie fera mieux !

    Amitiés

  3. que la séparation Antre de l’état et celle de l église
    quand tu rentres a l’église , t’as pas besoin de banquer pour écouter l’homélie et la sortie est libre
    et inversement quand l’état qui rentre chez toi c’est ferme ta gueule et tu crache au bassinet sinon tu fini en prison
    avec la délinquance technocratique et la concentration des pouvoirs la peur a changée de camp

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