La fin de la crise sur les retraites

En préalable de ce billet une petite anecdote. La semaine dernière je croisais une relation amicale que je n’avais pas vu depuis une dizaine d’années, socialiste.

En plaisantant je lui dis :

– Alors, toujours socialiste ?

Il fait la moue, puis me répond :

– En tout cas, toujours de gauche.

Je ne vais pas plus loin dans la conversation parce que je l’aime bien, mais je me dis : que veut-il dire ?

Est-il pour un Etat acteur économique unique ou, tout simplement, pense-t-il que la gauche aurait, comme le disait Giscard, le monopole du cœur ?

Je crois hélas que la vérité tient tout simplement dans la deuxième hypothèse, c’est navrant, si primaire.

Au fond de lui il a dû adopter l’égalitarisme comme solution de cœur…

C’est la facilité, cela évite la lourde contrainte personnelle de la compassion, de la responsabilité et de la charité, notamment envers ses proches et sa famille.

En ce qui concerne la crise des retraites mêmes erreurs, du vent.

Quand je vois des personnes descendre dans la rue pour contester ce que, alors inactifs, ils imaginent percevoir dans quarante ans, je me demande si je rêve. En revanche je suis sûr qu’eux rêvent.

Que ce soit par la répartition ou par la capitalisation, nul ne peut sans mentir affirmer qu’il sera capable de verser dans quarante ans une retraite égale au salaire moyen de chacun sur la période.

Tout au plus l’Etat, par l’impôt, peut-il organiser un minimum vital pour les nécessiteux au jour de la retraite, et encore ce n’est pas certain. L’URSS n’en n’a pas été capable lors de sa retentissante faillite.

Chacun est responsable de sa vieillesse, encore faut-il que sa capacité d’économie ne lui soit pas volée par l’Etat égalitariste. Là est le problème.

Là est la crise

La révolte concernant les retraites n’est qu’une inconsciente façade. Comment expliquer autrement que des hyper-privilégiés, fonctionnaires aux salaires, avantages et retraites démesurés payés par les autres, soient dans la rue au coude à coude avec les laissés pour compte alors que, sans aucun doute, les premiers portent en grande partie la responsabilité de la dérive des seconds ? L’égalitarisme nuit principalement aux plus faibles.

La jonction de ces deux extrêmes est le symptôme d’un grave dysfonctionnement qui préfigure historiquement l’avènement de la vraie violence sociétale, ingérable.

Quand privilégiés et miséreux s’associent, le chaos n’est pas loin, les princes ont du souci à se faire.

Il est utopique d’imaginer que la “crise des retraites” puisse être régulée, puisque ce ne sont pas uniquement les retraites qui jettent les gens les plus déterminés dans la rue, mais différents agents de mécontentement tels que les abus de réseaux, les connivences, la corruption, l’arbitraire, tous issus des tares de l’égalitarisme.

Nous n’en sommes qu’au début, inutile donc d’en imaginer la fin.

Plus rien ne marche, les hôpitaux sont en jachères ; la justice en pleine crise masturbatoire rend journellement l’iniquité ; l’enseignement forme nos enfants au mensonge, aux mirages ; l’économie vit en vase clos entre initiés et tente par le monopole de contrer la concurrence qu’elle ne peut pas assumer, alors que ce devrait être sa mission ; la police tabasse ; l’armée prie pour ne pas avoir à détaler à l’occasion d’un conflit.

Pendant ce temps une poignée de privilégiés, élus ou nommés sans rapport avec leurs compétences, font la pluie et le beau temps, corrompant leurs gitons, traquant les têtes qui dépassent, à l’abri derrière la croyance admise de l’égalitarisme.

Comment cela va-t-il finir ?

Comme tous les mensonges, mal en général.

En effet, aujourd’hui, en est-il un seul pour dire la vérité ?

Pour dire que si les hommes sont égaux en droit ils sont inégaux en compétence, que cette inégalité est leur richesse, libre elle s’équilibre par l’échange, la compassion et l’honnêteté.

Que la base de tout c’est la liberté, qu’il n’est rien, aucune croyance ou philosophie, au-dessus.

Que derrière chaque prédicateur, il y a un prédateur.

Formatée pour subir, la population ne l’est pas pour réfléchir, quand la contrainte devient lourde elle tue ceux qui lui ont fait prendre les vessies pour des lanternes et l’ont amenée au point de souffrance qui provoque la rupture.

Oui, nos Princes ont du souci à se faire.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « La fin de la crise sur les retraites »

  1. Merci de ce billet, en résumé les privilégiés ont défendu leurs privilèges et ont obtenu gain de cause. Donc la population du secteur privé doit encore apprendre à travailler plus au lieu de vivre pour nourrir cette médiocratie . Moralité la France a creusé plus profond sa tombe, inévitablement le chemin de la Grèce se déroule, c’est inévitable.

  2. Très bon article !
    Même vision que moi mais sous un angle différent !
    Finalement complémentaire …
    L’issue est évidente : ça va mal finir !

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