La réforme de la SNCF : de quoi parle-t-on et que faut-il en penser ?

Macron et son gouvernement ont déclaré qu’ils tiendraient bon à propos de la réforme de la SNCF ; malgré les grèves et l’opposition des cheminots.

Les problèmes de la SNCF sont clairement identifiés, depuis fort longtemps. Il apparaît important d’y revenir pour ne pas entrer dans les déclarations tendancieuses pour ne pas dire manipulatrices des uns et des autres.

– la SNCF bénéficie de subventions d’exploitation de l’ordre de 10 mds € par an pour compenser des pertes de même montant,

– les cheminots bénéficient d’un régime de retraite « spécial » que l’on peut considérer comme particulièrement avantageux (départ à 52 ou 57 ans selon les postes) ; ce régime est déficitaire de l’ordre de 3 mds € par an et ses pertes sont compensées par le régime général c’est à dire par les autres salariés du régime général,

– la SNCF supporte une dette abyssale de 50 mds € impossible à rembourser et dont la charge devient problématique car elle aspire toutes les ressources de l’entreprise,

– le réseau ferré, hormis les LGV, vieillit faute d’entretien avec une accidentalité en hausse ; le défaut d’entretien des lignes étant la conséquence directe des économies faites sur ce poste afin d’atténuer des pertes structurelles chroniques,

– le service rendu aux « usagers » se dégrade beaucoup avec des pannes et des retards fréquents,

– la direction a essayé de sortir de ce schéma avec une politique tarifaire plus agressive (IDTGV, Ouigo) qui reste néanmoins opaque et fortement subventionnée alors que le billet de TGV, sauf promotions, reste cher (surtout quand il est acheté à la gare juste avant le départ). Signe qui ne trompe pas : Le marché TGV ne progresse que sur les billets à prix cassés !

Ce faisant, les éléments qui expliquent cet état de fait sont aussi bien connus :

– la SNCF s’est lancée dans une politique du « tout TGV » aux investissements très lourds entièrement financés par l’emprunt ; notamment en raison de la volonté des politiciens locaux d’avoir « leur ligne de TGV ». Il ne faut pas avoir peur d’affirmer que la SNCF a subi les aléas d’une gestion politique de son activité.

– or le TGV est un mode de transport rapide certes mais qui s’use aussi très vite (les rails et les roues doivent avoir un profil bien particulier pour que le train reste sur les rails) d’où des coûts d’exploitation très lourds,

– la SNCF est obligée de conserver en exploitation des petites lignes déficitaires très peu fréquentées au nom de l’aménagement du territoire,

– certes le statut des cheminots n’est pas le seul responsable des dettes mais on sait que les effectifs sont en surnombre si l’on prend pour référence la Deutsche Bahn (on les estime à au moins 30%).

Or, à ce jour se profile l’échéance de l’ouverture obligatoire du marché du transport de voyageurs à la concurrence ; ce qui oblige à certaines révisions du modèle ferroviaire français.

Macron a annoncé une réforme ; que contient-elle ?

– l’ouverture du marché à la concurrence qui est obligatoire en raison des règles européennes que doit respecter la France ; bien que cette dernière ait tout fait pour en retarder l’échéance (notamment par peur des politiciens d’un mouvement de grève dur qui paralyserait le pays et qui porterait atteinte à leur crédibilité – la personnalité de Juppé reste ainsi indéfectiblement attachée aux grèves massives de 1995),

– la transformation de l’EPIC (établissement public industriel et commercial) SNCF en société anonyme à capitaux publics c’est à dire entièrement détenue par l’Etat,

– une reprise progressive de la dette,

– la fin du statut des cheminots mais seulement pour les nouveaux embauchés à compter du 1er janvier 2020 ; les bénéficiaires actuels du statut le conservant jusqu’à extinction (2060), ce statut étant en outre conservé en cas de reprise de leur ligne par une compagnie privée.

– les petites lignes déficitaires seront conservées.

De leur coté, les cheminots font grève car ils s’opposent :

– à la perte du statut (qui leur assure l’emploi à vie),

– à l’ouverture du marché à la concurrence,

– à la transformation en SA car il s’agit pour eux d’une ouverture vers l’éventualité d’une privatisation ultérieure.

Un examen objectif des arguments des uns et des autres amène aux constats suivants :

– concernant le gouvernement :

Il n’y aucune modification des facteurs de pertes qui sont clairement identifiés : une productivité insuffisante, un personnel pléthorique ne travaillant pas assez (on estime les sureffectifs à 40.000 personnes sur un total de 140.000), des avantages sociaux dérogatoires du droit commun ne reposant sur aucune justification.

Clairement, même avec la reprise de la dette, la SNCF fonctionnera encore à perte !

Dès lors, il apparaît évident que, faute de revenir sur tous ces points, nous sommes en fait en présence d’une réforme « cosmétique » qui n’aura aucune espèce d’incidence hormis la reprise de la dette par l’Etat c’est à dire par les contribuables !

La conséquence en sera évidemment totalement prévisible : la SNCF continuera à faire des pertes qui devront toujours être comblées par le contribuable, avec cette réserve que les subventions d’exploitation risquent d’être rejetées par la commission de l’UE pour atteinte à la concurrence ; comme cela a été le cas pour la SNCM (compagnie de ferries entre Corse et continent). Ces subventions n’ont d’ailleurs pas empêché la mise en faillite de la SNCM !

Enfin, le problème du régime de retraite des cheminots restera en l’état non résolu, avec son coût faramineux ; sans  que l’on sache s’il y aura une réforme dans le cadre du futur projet macronien de réforme de l’ensemble des retraites en 2019 … ou plus tard !

– Concernant les cheminots :

On comprend bien qu’ils veuillent conserver leurs avantages tout en se faisant passer pour des victimes. On a bien conscience aussi qu’ils jouent une espèce de partition bien connue qui se termine toujours par la capitulation du gouvernement !

Néanmoins, il est permis de se demander s’il est légitime qu’ils conservent des avantages sociaux dont le coût est directement à la charge de la collectivité et notamment leur retraite précoce dont le régime est lourdement déficitaire ainsi que des billets de trains gratuits pour toute la famille (ce qui constitue un privilège lié à la naissance puisque même les enfants des cheminots ont droit aux réductions bien que n’ayant jamais travaillé à la SNCF et je passe brièvement sur les camps de vacances gratuits et autres divers avantages …).

Evidemment, ils invoquent la notion de service public et d’usagers et ce faisant font appel à des notions antédiluviennes car on sait que, dans leur schéma d’entreprise, le service à la clientèle (mais ils ne savent pas ce qu’est un client) n’existe pas !

Ils sont en fait toujours dans le modèle du service public des années 50 et 60 dans lequel les pertes d’exploitation sont masquées et compensées par l’impôt ; surtout que, selon eux, on ne peut pas gagner d’argent sur le chemin de fer !?!

Bien évidemment, ils sont contre l’ouverture du marché à la concurrence et ne se sentent nullement concernés par les traités internationaux qui engagent la France car alors ils seront obligés d’abandonner ce mode de fonctionnement complètement dépassé pour adopter un modèle d’entreprise prenant en compte la compétitivité/prix mais aussi le service à la clientèle ; ce qui leur est complètement inconnu à ce jour !

En effet, si le client trouve moins cher ailleurs ainsi qu’un meilleur service, il n’hésitera pas aller à la concurrence ; ce qui signifie à terme la mort de la SNCF (je rappelle encore une fois la SNCM dont les salariés se sont pourtant longtemps crus inexpugnables).

Les cheminots estiment donc, sans aucun complexe, que le service public peut être un machin énorme, qui coûte très cher, qui n’est pas rentable et qui ne fonctionne pas. Ils ne voient donc aucun inconvénient à conserver des avantages d’un autre age, entièrement financés par la collectivité (c’est à dire par les autres) et alors que la dette du pays s’alourdit de 220 millions d’€ par jour (80 mds €/365 c’est à dire le montant du déficit prévu en 2018 divisé par le nombre de jours de l’année 2018).

Autrement dit, pour les cheminots, la concurrence reste acceptable mais seulement pour les autres du moment qu’elle ne s’applique pas à eux ! (Il faut préciser que la SNCF exploite de nombreuses lignes à l’étranger dans un cadre concurrentiel).

L’argument des fonctionnaires et autres salariés de l’Etat pour s’opposer au changement est qu’on sabote le sacro saint « service public » qui n’est qu’un mode de fonctionnement étatisé du pays !

Le problème est que vouloir prétendre que  « le service public ne peut pas avoir de considération de rentabilité » est une vision sans avenir qui correspond à un modèle qui ne pouvait fonctionner que dans le cadre d’un monopole d’état.

En conclusion :

Le gouvernement se trouve pris dans un piège idéologique alors que, sans nul doute, il avait opté au départ pour une réforme a minima en escomptant que les cheminots n’oseraient pas s’y opposer (puisqu’on ne touchait pas au plus sensible : leur statut et leurs avantages sociaux).

Or, ce pari est manifestement raté !

La conclusion que l’on peut en tirer est qu’à prendre le risque d’un conflit, autant faire une vraie réforme qui permettra de pérenniser l’entreprise ; ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui.

Et le pire c’est que le gouvernement serait prêt à certains accommodements …. C’est à dire à céder sur certains points de sa réforme … sans doute pour ne pas perdre la face et créer un précédent de capitulation qui nuirait à sa crédibilité.

Macron et son gouvernement ont évidemment entendu parler de cette règle selon laquelle il faut faire les réformes au début du quinquennat car après c’est trop tard !

Ils se sont donc lancés fébrilement dans toute une série de mesures dont l’effet principal est surtout de provoquer une cristallisation et une agglomération du front du refus (convergence des luttes) ; l’effet obtenu étant finalement en parfaite contradiction avec le but recherché.

Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire, Macron et ses ministres ne sont finalement que des illusionnistes de la réforme car, et c’est un comble, aucune des réformes engagées ne mérite ce terme ; s’agissant pour l’essentiel de réformes superficielles qui seront sans aucune incidence quant à au redressement du pays !

Il vaudrait mieux faire moins mais mieux mais il ne faut pas perdre de vue que Macron et son premier ministre sont avant tout des hauts fonctionnaires (ministère des finances et Cour des comptes) et qu’ils ne perçoivent le fonctionnement du pays qu’à travers un prisme étatique et fonctionnarisé !

Bien cordialement à tous !

Dominique Philos

A propos Dominique Philos

Né en 1958, titulaire d’un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis un ancien avocat fiscaliste et partage ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique, intransigeant sur les libertés individuelles, j’ai un ennemi : l’étatisme rampant qui détruit le tissus économique et social.

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11 réflexions au sujet de « La réforme de la SNCF : de quoi parle-t-on et que faut-il en penser ? »

  1.  » et je passe brièvement sur les camps de vacances gratuits et autres divers avantages … »

    Vous avez oublié les primes d’escarbilles. Raymond Barre en parlait déjà tout comme Joseph Laniel, il y a plus de 50 ans. Il a échoué d’ailleurs comme Juppé.

    En août 1953, grève générale des employés des services publics et parapublics, à la suite de l’annonce par le gouvernement d’un plan d’économies dans la fonction publique et les entreprises nationalisées et du recul de l’âge de la retraite. Près de quatre millions de grévistes pendant un mois.

    Bref, si vous estimez qu’il y a tant d’avantages à la SNCF, vous n’avez qu’à y faire rentrer vos enfants, ils y travailleront en horaire décalé, dormiront et mangeront à n’importe quelle heure, certes ils auront la retraite de bonne heure mais aussi une mort prématurée. L’espérance de vie n’est pas celle des instituteurs, ni celles des avocats, superfatiguant de plumer des pigeons en tournant les pages d’un Dalloz.

    1. Votre dernier paragraphe est intéressant …

      Pourriez-vous nous fournir des statistiques sur la mortalité prématurée des cheminots ?

      1. Pour les statistiques le mieux serait de s’adresser la caisse de prévoyance et de retraite de la sncf ou aux syndicats. Il semblerait que cela soit de 59 ans pour les conducteurs de train. Personnellement je n’ai pas de chiffres officiels, mais je peux vous faire réfléchir un peu :

        Vous vous plaignez du passage de l’heure d’hiver à l’heure d’été et vice et versa, dites vous que que les conducteurs de train vivent cela en permanence, ils ne font pas les 3 huit, leurs horaires sont en permanent décalage, en plus du manque de sommeil, c’est redoutable pour l’estomac et cela rend irritable. En plus ils passent un jour sur deux dans des dortoirs, puisqu’une fois leur temps de travail effectué, ils se retrouvent loin de chez eux, pas toujours facile de dormir dans un mauvais lit, dans une chambre plus ou moins aérée, trop chaude ou trop froide, quant à la vie de famille, c’est par épisodes.

        L’amiante, savez vous qu’Alsthom en a rempli les locomotives (vapeur et électrique) ? La plupart des conducteurs de train retraités souffrent d’asbestose.

        Les locomotives (je ne parle pas des tgv c’est la vitrine publicitaire de la sncf) c’est très inconfortable, cela secoue sérieusement, c’est très bruyant, quant il s’agit de diesel, cela sent terriblement le fuel et la fumée à en imprégner les poumons et les vêtements, rien à voir avec le confort d’un camion poids lourd et c’est 60000 à 70000 kilomètres par an. Quant aux locomotives électriques avec la haute de tension (jusqu’à 25000 volts selon les régions) et les champs magnétiques intenses des moteurs, cela perturbe le système nerveux.

        J’en reviens à Joseph Laniel, dans les années 50 les conducteurs de train faisaient 48 heures par semaine plus les heures supplémentaires, ce n’était pas de la rigolade.
        Pour remplacer les locomotives détruites par la guerre, la sncf avait à l’époque reçu des états-unis des locomotives modernes à vapeur 141R, celles-ci étaient dotés de deux sièges, un pour le mécanicien et l’autre pour le chauffeur (le mécanicien étant chargé de la conduite et le chauffeur de la chaudière) et d’un tender automatique (l’alimentation en charbon de la chaudière se faisait automatiquement à l’aide d’une trémie et non plus à la pelle).
        Que croyez vous que fit la direction de la sncf de ces locomotives? Et bien elle fit supprimer les sièges, car il était inconcevable que le mécanicien soit assis et elle fit aussi supprimer la trémie, car il était inconcevable que le chauffeur ne passe pas son temps à pelleter des tonnes de charbon, sans doute que cela était lié déjà à l’époque au déficit des chemins de fer. Il a fallu une grève pour rétablir les sièges et la trémie…

        1. Vous pensez, vous affirmez, vous vitupérez mais en fait vous n’en savez rien !

          Pour le reste vous racontez un roman (voir Zola et la bête humaine)
          C’était dur du temps de la lizon …

          1. Non, cher monsieur, je vous en parle en connaissance de cause ayant eu un père cheminot, un grand-père cheminot, un arrière grand-père cheminot et plusieurs oncles.

            C’est vous qui parlez d’une entreprise dont vous ne connaissez rien.
            Quant à moi je vous direz juste que je ne suis pas cheminot, que je sais tr_s bien pourquoi, que je gagne très confortablement ma vie dans le secteur libéral, que je sais ce qu’est le matraquage fiscal et les redressements et que je n’ai pas des idées de gauche.

            Seulement quand je vois un individu tel qu’Alain Juppé a voulu reculer l’âge de la retraite des cheminots en 1995 et en même temps a proposé la préretraite à 55 ans aux médecins, je dis attention fumiste!

            Quand je vois que ce même Alain Juppé s’est prononcé contre les 35 heures Aubry et en même temps a été l’un des premiers maires de France à les appliquer à la communauté urbaine de bordeaux, je dis attention clientéliste! (le bien-fondé de la sécurité de l’emploi pour les tondeurs de pelouse, ça aussi c’est un débat)

            Quant je vois toujours qu’Alain Juppé a déposé une motion de censure contre la CSG Rocard au taux de 0,95% en 1991 et a par la suite porté cette même CSG à près de 8 % en 1995 et a créé le RDS, je dis que ce type là n’est pas de droite!

            Quand à Chirac je vous signale que ce dernier a, en 1987, fait procéder à la mise à la retraite forcée d’un grand nombre de cheminots. Certains voulant continuer à travailler plus longtemps ont porté l’affaire devant le conseil d’état et ont été déboutés.

            Cela étant dit quand vous passez trente ans sur une locomotive même moderne, vous êtes physiquement cassé.

            Vous me direz qu’il y a d’autres professions très pénibles où la retraite est à 65 ans. Certes mais il s’agit de professions qui n’ont pas de moyens de pression. Un maçon, un plâtrier, un couvreur peuvent faire grève, cela ne dérange personne. Quand un cheminot, un pilote d’avion font grève cela dérange, une grève efficace est une grève qui dérange. D’ailleurs interrogez-vous les mineurs avaient la retraite à 50 ans, les carriers ne l’ont jamais eu. Vous pensez que c’est plus rigolo d’extraire de la pierre de taille du sol que du charbon? Certainement pas, seulement si les carriers font grève tout le monde s’en fout, on peut se passer du marbre, pas du charbon, ceci expliquant le statut des uns et des autres.

            Cela étant dit, je ne vous donne pas tort lorsque vous dites que la SNCF est une entreprise qui fonctionne mal, mais interrogez-vous lorsque votre train de banlieue arrive régulièrement en retard dans la capitale, vous pestez contre les cheminots. Mais quand c’est votre voiture qui est bloqué dans les embouteillages aux portes de Paris , vous pestez contre qui? Le fabriquant de votre automobile, les terrassiers qui ont construit l’autoroute? Ces derniers doivent avoir un statut trop favorable, en portant leurs retraites à 90 ans, ils seraient plus rentables, on pourrait asphalter pour moins cher, donc il y aurait plus de routes et moins de bouchons.

            Parlez-nous un peu de ces privilégiés dont on ne parle pas : les journalistes de radio France, les petits rats de l’opéra avec leur retraite à 45 ans, les gardes républicains payés pour jouer les pots de fleur, les sociétaires de la comédie française : a-t-on besoin de garantir un emploi à vie à des saltimbanques ou encore les intermittents du spectacle qui cotisent peu au chômage mais qui perçoivent plus que leur part (le baron Seillière l’avait dénoncé) . Les musées comme le Louvre où s’entassent d’innombrables ramasse-poussières. Mais il est vrai que là, je m’attaque à la culture, cela heurte la sensibilité des bobos de gauche comme de droite.

        2. Vous avez un parti pris qui vous empèche de voir les choses avec objectivité !

          Je sais bien qu’on ne parle pas des trains qui arrivent à l’heure mais faire un inventaire de tout ce qui ne va pas en France pour masquer les problèmes de la SNCF n’est pas de nature à changer le problème.

          C’est d’ailleurs un problème en France que cette habitude de prendre à témoin de tout ce qui ne va pas pour justifier une résistance à tout changement !

          Pour ce qui concerne les retraites de la SNCF, je vous encourage à lire un article sur le site FIPECO

          https://www.fipeco.fr/pdf/0.25305000%201523912382.pdf

          Vous y lirez notamment qu’en 2016, le régime de retraite de la SNCF a versé 5,3 Md€ de prestations à 261 000 bénéficiaires (droits directs et dérivés). Il a prélevé 1,9 Md€ de cotisations sur 148 000 cheminots en activité. Il a reçu une « subvention d’équilibre » de l’Etat, selon la commission des comptes de la sécurité sociale, de 3,4 Md€.

          Compte tenu du nombre de bénéficiaires (presque 2 fois le nombre des actifs) la mortalité précoce me semble plus qu’improbable.

          Dernier détail, que vous ne pouviez pas savoir : j’ai aussi travaillé à la SNCF.

          1. Si vous avez travaillé à la SNCF, alors vous savez très bien ce qui ce passe à la direction gare St Lazare : paperasserie excessive, suradministration, hiérarchie surabondante et surpayée, hauts cadres inutiles voire placardisés , là sont les vrais planqués dont on devrait diminuer le nombre et reculer l’âge de la retraite (je n’ai pas besoin de vous rappeler les 400000 euros de Florence Parly qui d’ailleurs a débuté sa carrière à Bercy aux côtés de Laurent Fabius, souvenez vous on parlait d’elle au lancement de l’euro, c’était le jeune espoir fiscal de la France, la crème de l’ENA) .

            Donc pas la peine de taper sur le pauvre type qui accroche les wagons la nuit dans les gares de triage ou qui répare les voies pour un salaire de misère.

            Et s’il y a plus de retraités que d’actifs, cela n’est pas étonnant puisque avec l’automatisation des tâches, le nombre de cheminots est en constante diminution : près de 500000 après guerre, 140000 maintenant.

            Quant à votre raisonnement sur le nombre de bénéficiaires et la mortalité, il est faux, car lorsque le cheminot meurt (précocement ou pas), il subsiste sa veuve qui elle n’a pas souffert des conditions de travail que celles-ci aient été bonnes ou mauvaises. Mais peut-être voulez-vous supprimer les pensions de réversion, après tout ça ne serait que justice, quand on n’a pas travaillé, on n’a pas à bénéficier d’une retraite.

            Quant à votre article de FIPECO déjà au deuxième paragraphe je constate une erreur, puisque si les roulants ont la retraite à 50 ans, les autres agents ont toujours eu la retraite à 55 ans et non pas 52 ans.

            Quant à la suite de cet article, je ne vois pas où est la logique à comparer les cheminots avec les fonctionnaires. Quel est le but? Comparer la pension de retraite de l’aiguilleur avec celui de l’agrégé de philo ou le prof d’université? Comparer la pension de retraite de l’employé d’état civil ou de l’aide soignante avec celui d’un chef de dépôt SNCF? Cela n’a pas de sens.

            Et si vous avez travaillé à la SNCF et que vous l’avez quitté, c’est parce que sans doute vous avez trouvé que cela n’était pas si génial que ça, malgré les « avantages ».

  2. Keolis, Geodis, Ouigo, Ouibus, Voyages-sncf, Effia, Altameris, Arep, Systra… La liste des filiales de la SNCF, en France et à l’étranger, pourrait être déroulée à l’infini, ou presque. Au nombre de 187 il y a dix ans, elles sont plus d’un millier aujourd’hui: on se moque de qui ? l’objet social de la SNCF c’est le rail pas la fabrication de choucroute !

  3. Il faut ajouter aussi que l’on compare souvent aux chemins de fer Allemand . mais en Allemagne les fonctionnaires n’ont pas le droit de grève en particulier dans le chemin de fer avant d’être privatiser , Donc la privatisation en Allemagne s’est faite différemment et dans la négociation sans comparaison avec la France.
    De + l’Abandon du statut SNCF se fera en 2225 avec humour…. Donc le problème n’est pas là.. Mais qui est responsable de la régression de la SNCF là est le problème.
    Le problème en fait c’est La France qui est encore un pandémonium , ce n’est pas un euphémisme et Certains sont si pauvres qu’ils ne possèdent que de l’argent.
    La France a besoin « d’un contre-pouvoir » que nous n’arrivons pas, nous citoyens dotés de réflexions, et bon sens à créer ; c’est hélas navrant et très grave pour ce Pays. Pour ma part, il y a longtemps que j’ai pris la décision de dénoncer TOUS LES TRAVERS DE LA SOCIÉTÉ POLITIQUE, de DROITE OU DE GAUCHE …
    « PEUT ON ENCORE SAUVER LA FRANCE » NON !
    A La SNCF ou est le goût de l’absolu = Le train de vie délictueux du comité d’entreprise de la SNCF = cliquez pour lire la suite=
    http://www.contribuables.org/2014/06/train-vie-delictueux-du-comite-dentreprise-sncf/?utm_medium=social&utm_source=twitter

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