Le César du meilleur réalisateur 2020

Prolégomènes

Il est attribué à Roman Polanski pour son film « J’accuse », l’affaire Dreyfus racontée du point de vue du Colonel Picquart, qui au péril de sa carrière et de sa vie, n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

« Condamné par la justice américaine dans une affaire d’abus sexuel sur mineur en 1977, Roman Polanski est considéré par Interpol comme un fugitif : à la suite de sa condamnation, après avoir purgé une première peine aux États-Unis, il a fui le pays avant d’y être à nouveau condamné dans la même affaire. Dans les années 2010, plusieurs autres femmes l’accusent de violences sexuelles qui se seraient produites dans les années 1970. Roman Polanski nie ces accusations, hors celle de 1977. » Source – Wikipédia.

Cette session des Césars était manifestement très animée par des messages qui relèvent plus d’un débat de société, que de ce qui a trait à l’art.

On peut aussi reconnaitre ce genre de cérémonies de distinctions des prix comme de l’écume par-dessus la mer des talents épars. Car tant de films ou de livres que j’ai pu découvrir, me captivaient bien plus que ceux parmi les Césars ou Goncourt décernés et proposés. Mais elles peuvent aussi avoir l’œil fin quand elles ont invitées « Les nuits fauves » de Cyril Collard en 1992 sur la question du HIV, que viendra reprendre le cinéma US avec « Philadelphia » sorti en 1993 avec la musique de Bruce Springsteen sous le même intitulé.

Mais le débat était alors tout autre car il s’agissait des rapports sexuels à protéger, car menaçant toute notre reproduction.

L’art ou notre société

Mozart était un génie mais aussi un dépravé au désespoir de Salieri, intelligent et instruit mais dépourvu de ce même talent. Nous continuons de jouer du Mozart ou tout du moins de l’écouter par toutes ses interprétations. Faisons un sondage parmi notre population : Qui connaît Salieri ? Qui connaît Mozart ?

Tous les potentiels « avocats », c’est à dire acteurs, metteurs en scène, réalisateurs du film « J’accuse » se sont désistés de leur présence à la cérémonie des Césars. Et ils ont eu tort. Car leur séant et leur soutenance à leur œuvre n’aurait servi que leur art pour dénoncer un sujet qui n’a effectivement rien à voir avec l’autre pamphlet des femmes violées. Ce qui n’est pas enterrer les plaintes des dites femmes, mais les porter là où elles doivent être traduites : Devant la justice.

Imaginons que Louis Pasteur ait violé sa femme ou sa voisine. Faudrait-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Adèle Haenel, remontée comme un coucou suisse, était bien présente lors de ladite cérémonie. Elle connaissait forcément son effet de scène : Partir avec une robe en V vers son séant dans le dos pour crier « La honte ! ». Précieuse ridicule !

Une réalité

Peut-être par les médias, aux détours d’une illusion, d’un mirage. La femme doit devenir l’égal de l’homme.

Derrière un homme il y a une femme, et derrière une femme, il y a un homme.

Mais il faut bien reconnaître ou accepter que les femmes vivent dans un monde façonné par les hommes et dirigé par eux. Les hommes sont les artisans de nos sociétés, avec l’aide des femmes évidemment. Et c’est pour cela qu’elles les épousent, car sans eux elles ne seraient rien, et sans elles, ils ne seraient rien non plus …

Alors pourquoi les femmes à ne pas tenter de s’affranchir de la condition des hommes, comme le proposent tant de nos nouvelles Suffragettes, avec des poils sous les aisselles et la non-épilation ?

Alors pourquoi les hommes à ne pas se mesurer à traduire la Virtual 3D pour se passer des femmes, si elles n’ont plus besoin des hommes…

Bien à vous

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