Le discours de Macron en avant première

“Françaises, français, et vous tous…

Vous m’avez élu à la tête de votre pays.

Evidemment, je m’étais présenté à vos suffrages. Enfin, c’était surtout l’idée de Brigitte, son côté théâtral…

Franchement, nous ne pensions pas que je serais élu, mais bon… ce qui est fait est fait.

Dès le début j’ai compris que ça allait être dur.

Non seulement la situation du pays était pire que tout ce que je pouvais imaginer, mais le poste est incroyable.

Tout le monde s’est mis à me flatter, à me cirer les pompes… passe encore. Mais surtout à me mentir à tour de bras, à ne rien transmettre ou envisager de mes souhaits, à torpiller tous mes projets, au point que finalement j’ai dû adopter les leurs. D’un autre côté, c’est vrai que les miens étaient un peu légers.

Trop forts ces directeurs de tout… Une putain de mafia, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Castaner me l’avait dit, je ne le croyais pas… il avait raison. Il n’a pas été surpris lui, il s’est vite adapté. Plus mafieux que la mafia, sacré Castaner, c’est un bon.

Notre seule satisfaction a été l’accès gratuit aux fringues incroyables, surtout pour Brigitte.

Tout le reste : du brouillard du matin au soir.

Et encore, je ne vous raconte pas la politique internationale. Une fumisterie au plus haut niveau, du vent, du vent et encore du vent, et des mensonges dont l’énormité décontenance. Il faut figer sa gueule pour ne pas avoir toujours l’air ahuri, effaré.

Y a que le fric qui compte, et nous la France on n’en a pas. On s’est tout partagé et on a tout craqué.

Bon, vous l’avez compris, la présidence de La République c’est pas mon truc, pas sympa, trop compliqué, surtout en ce moment, la vache…

Je n’ai pas l’intention de garder le poste, je me casse, désolé. J’abandonne le folklore, le style, la dégaine, tout le bazar.

J’ai lu un truc dont il faut que je vous parle avant de partir, sur un blog — sur lequel je vais régulièrement — dont je ne me rappelle pas le nom, tenu par des fous furieux qui s’imaginent qu’ils vont convaincre les français de les aider à maîtriser Bercy, la terreur fiscale, à juguler la torture fiscale qui s’abat sur tous ceux qui tentent d’enrichir le pays, en s’enrichissant quand même au passage sans doute, y a pas de honte… pas vrai ?

Ils n’ont pas compris, les naïfs, que tout cela a pour origine justement les français, ceux-là même qu’ils appellent à l’aide. C’est la jalousie qui agite tout ce beau monde, personne n’y peut rien. Les français sont d’accord avec le fisc pour les piller.

Bon revenons d’abord à ce qui vous intéresse, le coronavirus.

Pas de problème, vous allez rester confinés encore un bon moment. Le temps qu’on refasse le décor.

Enfin pas moi, je me casse, je vous l’ai déjà dit.

Mais les autres, les directeurs de machins. Tous leurs machins sont en ruine, grave. Alors ils vous tiennent au chaud en pensant qu’à la sortie vous serez tellement ramollis et déstructurés que vous allez vous bouffer entre vous et leur foutre la paix.

Moi, je ne serai plus là. Mais je vous donne un tuyau, conforme à ce que j’ai lu sur le blog dont je vous ai parlé : exigez des élections, et votez pour Didier Picot.

Vous ne le connaissez pas ? Moi non plus, c’est pas grave.

Il parait qu’il propose que les fonctionnaires et les élus soient responsables de leurs actes. Alors là, c’est le bon truc. Ça va marcher, croyez-moi. Parole de Macron, faut le faire.

Bon, c’est pas le tout, je vous laisse, on y va.

Faut qu’on passe à “Le Touquet- Paris-Plage” prendre quelques affaires. On part en Chine, c’est le coin le plus à l’abri pour le coronavirus. S’agit pas que Brigitte le choppe.

Je vous laisse avec les directeurs des hôpitaux, de Bercy, de la monnaie, des endives et légumes divers, de la police, des tribunaux, des pluies et du beau temps, de l’enseignement, des routes et autoroutes, des porte-jarretelles, de l’audio-visuel, des crêpes au grand Marnier…

Pour l’amour ? Démerdez-vous, profitez-en, c’est le seul truc où y a pas encore de directeur.

Bonne chance.”

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 réflexions au sujet de « Le discours de Macron en avant première »

  1. Otez-moi d’un doute, le comité dit scientifique est composé uniquement de fonctionnaires qui mentent au petit marquis pour masquer leur incurie et faire durer la fête du slip aux frais des gueux et des sans dents ? Ou alors c’est le petit marquis qui les envoie en service commandé mentir les yeux dans les yeux aux Français comme l’inénarrable infectiologue qui a annoncé qu’il y aurait aucun mort du côté du virus ?

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