L’Union Européenne est-elle la cause de tous nos maux ?

Depuis quelques années, l’UE devient la cible de tous les mécontentements et la liste des reproches en est à la fois longue et inquiétante.

– ce serait  une organisation non démocratique aux mains d’une clique de fonctionnaires tous puissants ne rendant de comptes à personne,

– l’organisation bruxelloise serait une organisation technocratique horriblement coûteuse,

– les allemands profiteraient de l’Europe et s’enrichiraient sur le dos des autres pays membres et particulièrement sur ceux du sud,

– l’Europe ne représente rien ni personne, elle n’a pas de président, elle est impuissante, elle n’a pas d’armée, pas de volonté politique et pire, elle agirait même contre les nations membres.

Curieusement, la perception de l’UE apparaît différente d’un pays à l’autre car, les anglais veulent la quitter car elle est trop interventionniste et trop dirigiste tandis que pour les français elle promeut un modèle trop « ultra libéral » !?!

D’autres griefs ne manquent pas de surprendre !

avec le traité de Maastricht, les institutions européennes auraient pris le pouvoir sur les Etats tout en étant l’instrument des marchés financiers. Les démocraties seraient donc victimes d’un complot fomenté par les forces du marché, les institutions européennes, les partis politiques traditionnels, avec la complicité des médias … le tout avec, à sa tête, E. Macron. On se situe clairement dans un cadre complotiste.

– Certains voudraient d’une Europe de la culture mais ni d’une Europe économique ni d’une Europe politique … tandis que d’autres voudraient seulement une Europe des nations sans l’administration bruxelloise c’est à dire d’une Europe … sans Europe !

Du fait de ces mécontentements, on assiste à un développement des votes protestataires de la part de populations qui estiment, à tort ou à raison, que l’UE n’a pas tenu ses promesses de prospérité, de croissance et de plein emploi telles qu’elles nous avaient été faites en 2000 lors du lancement de la monnaie unique.

La dernière manifestation de cette protestation a eu lieu, on le sait, en Italie.

Doit-on en conclure que l’Europe ne fonctionne pas ou que, au pire, elle ne sert à rien et que, si ça va mal, c’est à cause de cette Europe désenchantée qui serait donc la cause de tous nos maux ?

A – l’UE serait une organisation non démocratique.

 La structure institutionnelle de l’UE est en partie supranationale et en partie intergouvernementale. Elle comprend un pouvoir exécutif et un pouvoir législatif.

– le pouvoir exécutif se décompose en deux entités.

Le Conseil européen qui est le sommet des chefs d’État et de gouvernement des États membres. Il donne à l’Union les impulsions nécessaires à son développement et les grandes orientations politiques.

La Commission européenne qui est le moteur de l’Union, avec un rôle co-exécutif avec le Conseil européen. Son président, élu par le Conseil européen pour un mandat de 5 ans et approuvé par un vote du Parlement européen ; nomme 28 commissaires avec lesquels il est responsable devant le Parlement, qui peut les censurer par un vote des deux tiers.

– le pouvoir législatif se décompose aussi en deux entités.

Le Conseil de l’UE qui est la composante législative de l’Union où se réunissent les ministres des États membres, représentant les gouvernements. Il est présidé à tour de rôle par le ministre des affaires étrangères de chaque État membre, pour 6 mois. Le nombre de voix d’un pays est fonction de sa puissance démographique.

Le Parlement européen qui a un rôle co-législatif avec le Conseil de l’UE et vote le budget. Ses membres sont élus pour 5 ans par les citoyens des États membres. Les eurodéputés élisent leur président pour 30 mois, au début et à la moitié de chaque législature.

Il s’agit donc d’une structure très proche d’une organisation étatique telle que nous la connaissons ; même si elle peut paraître complexe. Pour d’avantage de détails voir (ici).

Prétendre dès lors à un défaut de démocratie est donc soit une tentative de manipulation soit la preuve de leur ignorance de la part de ceux qui l’affirment ! On sait aussi que certains politiciens ont tendance à instrumentaliser l’UE à des fins de politique intérieure en profitant de l’ignorance de leurs interlocuteurs…

En ce qui concerne le nombre de fonctionnaires oeuvrant à Bruxelles, il faut rappeler qu’ils ne sont que 22 000 pour 500 millions d’habitants.

Certes, la concentration d’une telle quantité de fonctionnaires en un seul endroit peut laisser à penser qu’il y en a beaucoup mais cela représente seulement 0,00044 fonctionnaire par européen. On peut donc difficilement en conclure qu’il y a une sur administration européenne ; surtout si l’on prend le cas de la France qui, avec ses 5,4 millions de fonctionnaires pour 65 millions d’habitants, a un ratio s’établissant à 0,083 fonctionnaire par français c’est à dire presque un fonctionnaire pour 12 habitants !

S’il y a une sur administration c’est bien en France que nous la trouvons !

Par ailleurs, les missions de l’UE ont connu un développement considérable en raison des transferts de compétences opérés ces 20 dernières années et du développement des missions de contrôle qu’il a fallu mettre en place depuis l’entrée en vigueur de la monnaie unique et la crise de 2011-2012. C’est surtout en ce sens que l’on peut constater une certaine dérive technocratique de l’institution.

Le dernier point porte sur le montant des rémunérations de ces fonctionnaires. Elles sont certes sensiblement supérieures à la moyenne française mais en fait bien inférieures à celles perçues discrètement par nos hauts fonctionnaires de Bercy (ici) et de l’Assemblée Nationale (ici). Certains prétendent aussi qu’ils ne paieraient pas d’impôts. En fait l’impôt est prélevé à la source et le salaire perçu est donc un net fiscal.

b- Bruxelles serait une organisation horriblement coûteuse.

 Le budget de l’Europe représente 1% du PIB de tous les pays membres. Nous sommes donc très loin des ratios d’un pays comme la France où la dépense publique représente 57% du PIB ! Pour mémoire, le budget fédéral américain est d’environ 20%.

Le grief n’est donc pas fondé ; surtout si l’on sait que, par ailleurs, l’UE a fait part de son intention de réduire son budget et notamment celui de la PAC (politique agricole commune) mais que la France, premier bénéficiaire de la PAC avec 8 Md d’€, a refusé … par crainte d’une révolte paysanne !

 c- l’UE s’est faite au seul bénéfice de l’Allemagne

 L’Allemagne dicterait ses règles … tandis que les allemands reprochent à l’Europe une dérive insidieuse vers une union de transferts financiers !

L’Allemagne, première puissance économique de l’UE, en est la caution implicite. Seulement, s’imaginer qu’elle va jouer le rôle du banquier muet et accepter de payer sans limites les dépenses inconsidérées des autres pays, dont la France et l’Italie, n’est pas une vision réaliste de l’ensemble européen ; surtout lorsque certains de ses membres persistent à accumuler des déficits qui mettent en péril tout le système.

Il faut rappeler que l’Allemagne fait partie des quelques pays de l’UE à enregistrer des excédents budgétaires avec Chypre, Malte et la Suède mais qu’elle a entrepris des réformes à cet effet … ce que n’a pas fait la France.

La France n’a de cesse de morigéner, de donner des leçons, mais il faut rappeler aussi qu’elle est le pays qui a le plus de contentieux pour infractions aux règles communautaires. Respectons déjà les règles et on verra alors si les allemands pourront nous faire confiance.

On connaît la détestable habitude des politiciens français de rejeter leurs fautes sur les autres ; Allemagne et UE en tête mais ni l’UE ni l’Allemagne ne sont responsables de notre situation et de nos déficits chroniques. Pire, nous sommes isolés au sein de l’UE car nous sommes pratiquement les seuls à enregistrer, année après année, des déficits chroniques abyssaux. Si la France détient le record des prélèvements obligatoires parmi les membres de l’OCDE ; cela est dû uniquement aux choix de nos dirigeants épaulés par nos si puissants services fiscaux de Bercy.

Macron plaide auprès des allemands pour un approfondissement de l’UE mais le problème est que les allemands ont l’impression qu’il veut surtout bénéficier du crédit allemand pour ne pas avoir à faire les réformes demandées ; ce que les allemands ont traduit par : « Macron décide et l’Allemagne paiera ! »

d- l’UE est une organisation impuissante

Ce grief apparaît relativement fondé et tient à la fois aux conditions dans lesquelles l’UE a été conçue et à son évolution.

Les origines de l’UE remontent à 1957 et au traité de Rome après que l’Allemagne, la France, le Benelux et l’Italie aient créé en 1951 la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA).

A l’époque, la 2ème guerre mondiale était encore dans toutes les mémoires et il s’agissait d’abord de réconcilier des ennemis malgré les réticences des populations et alors que l’Allemagne était encore sous occupation alliée et soviétique.

Une union politique étant impossible à cette époque, le pragmatisme a prévalu avec la mise en place d’un marché commun, sans droits de douane, avec liberté de circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux. On a estimé qu’il fallait commencer par des liaisons commerciales qui avaient l’avantage d’être neutres politiquement et surtout de faire repartir l’économie (les tickets de rationnement n’ont été supprimés qu’en 1949). On a tout simplement pensé que le développement économique réciproque des pays membres entraînerait un approfondissement et une amélioration des relations ; et c’est bien ce qui s’est passé !

Toutefois, avec l’entrée du RU, de l’Irlande et du Danemark, le 1er janvier 1973, il y a eu un changement notable dans l’évolution de l’UE dans la mesure où l’on sait que les britanniques sont avant tout entrés dans la CEE pour en contrôler l’évolution et faire en sorte qu’elle ne se fasse pas contre eux.

Or, les britanniques n’ont jamais voulu d’une UE intégrée politiquement. Ils ne souhaitaient qu’une zone de libre échange, chaque pays conservant sa monnaie, ses caractéristiques économiques et fiscales.

Ce phénomène s’est amplifié en 1995 avec l’entrée de la Suède qui bénéficie, elle aussi, de dispositions dérogatoires puis avec l’intégration à marche forcée de 11 membres supplémentaires après la chute du rideau de fer ; laquelle a amené l’UE a agglomérer les anciens satellites de Moscou alors que les structures de plusieurs de ces pays ne satisfaisaient absolument pas aux critères de convergence nécessaires à une adhésion à l’UE.

Les motivations étaient évidemment politiques car elles avaient pour but de repousser l’ours russe bien loin vers l’est ; les anciens pays d’Europe de l’est souhaitant se débarrasser du communisme, de l’occupation soviétique et des risques liés à la présence toujours trop proche de la menace russe !

L’intégration de ces nouveaux membres a fait passer trop vite l’UE de 6 pays membres à 28 ;  avec les contraintes d’une intégration trop rapide et forcément mal assimilée, voire incomplète.

Clairement, l’UE  a grandi trop vite et les institutions n’ont pas suivi surtout que la règle de fonctionnement était l’unanimité. Ce qui était déjà difficile à obtenir à 6 est devenu carrément impossible à 27 ou 28 ; les réformes opérées depuis pour obtenir des décisions à la majorité qualifiée n’ayant été obtenues qu’avec beaucoup de difficultés.

On reproche à l’UE son incapacité générale face à Trump et ses oukases économiques, face à Poutine à propos de l’Ukraine, de la Crimée, à propos des migrants.

Les relations difficiles avec Trump ne constituent pas une particularité européenne car c’est un problème qui concerne le monde entier y compris les russes et les chinois qui se trouvent dans la même situation face à l’hégémonie US au niveau mondial et qui est en relation directe avec l’hégémonie du dollar dans les transactions internationales.

Trump, qui est un partisan des rapports de force et à qui on a certainement dit que l’UE était un ectoplasme politique, a essayé de glisser un coin entre l’Allemagne et le reste de l’UE … sans succès pour l’instant ! Il est donc évident que Trump essaie de jouer sur les divisions européennes pour imposer ses vues alors que le poids économique de l’UE est bien supérieur à celui des USA !

La question des migrants est évidemment délicate alors que la mise en place de « l’espace Schengen » supposait que l’UE allait assurer le contrôle de ses frontières extérieures.

Elle a mis beaucoup de temps à réagir et certains pays ont rétabli le contrôle de leurs frontières afin de limiter les flux de « réfugiés » sur leur sol.

Néanmoins, la question de l’attitude turque devrait pourtant poser question car pour ceux qui connaissent la nature d’une part des relations détestables entre la Grèce et la Turquie et d’autre part de la nature de l’état turc, il ne peut y avoir de doute que ces migrations ont été exploitées et instrumentalisées par ce dernier afin d’exercer une pression à l’encontre de l’UE dont il faut surtout se rendre compte qu’il s’agissait d’un véritable chantage financier.

L’autre problème est qu’on n’arrêtera pas les vagues migratoires qui sont, pour l’essentiel, économiques ; notamment parce qu’on ne peut pas empêcher le désir d’une vie meilleure (en ce compris des aides sociales et un système de santé).

La seule option serait d’une part une lutte coordonnée destinée à démanteler les filières mafieuses qui prolifèrent sur la misère humaine et d’autre part de favoriser le développement économique des pays en voie de développement.

Pour le reste, effectivement l’UE n’a pas d’armée (la brigade franco-allemande a été dissoute) et dépend pour l’essentiel de l’OTAN qui est sous contrôle … des USA qui ne veulent plus payer pour les autres alors que les pays de l’est préfèrent bénéficier (en raison du risque russe) du parapluie américain aux projets d’une armée européenne !

e- le rejet de l’UE par les peuples et le populisme

 Les opposants à l’UE ne manqueront pas de rappeler qu’en 2005, les Français se sont prononcés par référendum pour ratifier le traité établissant une Constitution pour l’Europe et qu’ils l’ont rejeté par 54,67% des voix ; et qu’un mois plus tard, les Néerlandais ont rejeté à leur tour ce texte par référendum avec 61,6% de « non ».

Seulement, en ce qui concerne plus particulièrement la France, les enseignements à tirer de ce scrutin sont les suivants :

– bien peu d’électeurs ont lu le texte de ce projet de constitution tant il était à la fois complexe et abscons. Clairement, nous nous trouvions devant les dérives technocratiques d’un système.

– en matière de référendum, on sait qu’il ne faut pas demander à la population de répondre par oui ou par non à une question complexe ; surtout si celle-ci n’est pas comprise.

– il ne faut pas oublier le climat de l’époque et J Chirac, président, était alors au comble de l’impopularité. Les français ont donc voté plus contre Chirac que contre l’UE.

Or, les français restent par ailleurs très attachés à l’€ car ils savent qu’avec le FF nous aurions enchaîné les dévaluations.

La montée du populisme en Hongrie, Pologne et Italie est sans doute plus significative mais, en fait, on s’aperçoit que les critiques émanent surtout d’une part de ceux qui sont opposés à l’UE, quoiqu’il arrive, car ils sont souverainistes et tenants d’une structure centrée sur l’Etat nation et d’autre part de ceux qui espèrent beaucoup de l’UE en raison de la crainte d’un déclassement social et économique.

En conclusion :

L’Europe représente évidemment une histoire et une civilisation communes et il n’est nul besoin d’une Europe de la culture car notre culture est commune en dépit des particularismes régionaux. Celle-ci s’est faite notamment autour de la religion chrétienne.

Certes, l’UE s’est faite à partir de l’économie et du commerce avec l’idée sous-jacente que le développement des liens économiques entraînerait la citoyenneté politique. Mais, il faut aussi être réaliste et conscient qu’on ne supprimera pas 1.000 ans d’histoire d’un trait de plume ni … les réticences des politiciens locaux qui manipulent les populations à leur profit.

Alors, doit-on opter pour une confédération, une fédération ou une simple zone de libre échange comme le voulaient les anglais ; tout en étant conscient que l’UE n’est pas la solution à tous les problèmes surtout quand ces problèmes relèvent de la responsabilité des seuls états ?

La question reste encore posée mais il faut savoir que la structure ne pourra tenir sur la distance et résister aux chocs futurs qu’avec une convergence budgétaire, sociale et fiscale ; car c’est le corollaire obligatoire d’une monnaie unique sur laquelle nous reviendrons.

Il faut donc donner raison à E. Macron lorsqu’il propose d’avancer sur la voie du fédéralisme et de l’intégration avec l’idée de mettre en place les Etats-Unis d’Europe avec un parlement au pouvoir renforcé, un président qui incarnerait l’Union européenne, une politique d’harmonisation fiscale, sociale et administrative, un budget commun (en défense par exemple), une politique budgétaire commune, une mutualisation des dettes.

Seulement, ce projet ne doit pas se faire, comme le souhaite la haute administration française, en imposant les critères français ; ce qui a été clairement exprimé par Mme Merkel lorsqu’elle a affirmé que « Nous avons besoin d’une plus grande convergence économique entre Etats membres au sein de la zone euro » ; tout en précisant que « La solidarité entre partenaires de la zone euro ne doit jamais conduire à une union de l’endettement ».

Cela veut dire que E. Macron peut appeler avec arrogance l’Allemagne à se délivrer de son «fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux» mais il ne peut pas compter sur elle pour boucher les trous budgétaires de la France !

L’Allemagne veut bien d’une union renforcée mais pas d’une union dans laquelle elle serait désignée comme le banquier à fonds perdus de l’Europe ! Il appartient surtout à la France (tout comme à l’Italie) de prendre les mesures pour revenir dans les clous !

Or, E. Macron n’a pas pour l’instant choisi de diminuer la dépense publique et, de ce fait, nous sommes toujours sur la corde raide avec des dettes en progression constante ; c’est à dire tout ce que ne veulent pas les allemands !

On sait qu’il faudrait que l’UE devienne une zone économique monétaire optimale ce qui suppose des règles fiscales et sociales communes pour éviter des distorsions de compétitivité. Seulement, personne n’en veut car chacun espère tirer la couverture à soi … Tous les pays demandent des dérogations : le Danemark et la Suède pour la monnaie, l’Irlande et le Luxembourg pour la fiscalité … chacun ayant évidemment ses bonnes raisons.

Elle est surtout, pour l’instant, l’exutoire bien commode de tous nos échecs, de la colère ou de l’insatisfaction des peuples. L’hypocrisie est aussi de mise surtout lorsque l’on sait que certains pays (Pologne, Hongrie) ont des gouvernements contestataires qui … s’empressent de percevoir les fonds structurels provenant de Bruxelles ! (La Pologne est le pays qui reçoit le plus de l’UE).

Il ne faut oublier non plus que l’essentiel des problèmes rencontrés depuis 2008 sont en liaison directe avec le surendettement des états membres ; lequel est intervenu malgré la volonté des autorités de l’UE et que, devant la catastrophe qui se profilait en 2011-2012, il a fallu mettre en place, dans l’urgence, toute une série de mécanismes pour sauver à la fois l’UE, l’€ et les états membres eux-mêmes.

Le seul reproche que l’on puisse faire à l’UE c’est son manque de réactivité à l’évolution du monde et des contraintes internationales ; celui-ci étant en lien direct avec sa structure inaboutie et non intégrée avec des pays qui jouent clairement une partition personnelle.

Or, ce dont ne se rendent pas forcément compte les populations, c’est que la situation serait probablement bien pire sans l’UE !

Bien cordialement à tous.

Dominique Philos

A propos Dominique Philos

Né en 1958, titulaire d’un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis un ancien avocat fiscaliste et partage ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique, intransigeant sur les libertés individuelles, j’ai un ennemi : l’étatisme rampant qui détruit le tissus économique et social.

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7 réflexions au sujet de « L’Union Européenne est-elle la cause de tous nos maux ? »

  1. Rappel de cette analyse qui date de 1920 = Elle provient de la Philosophe Russe et Américaine Ayn Rand ( une juive fugitive lors de la révolution Russe qui a débarqué aux USA dans les années 20) et nous montre une vision des choses en tout état de cause :
    Quand vous vous rendez compte que pour produire , vous avez besoin de l’autorisation de quelqu’un qui ne produit rien…..
    Quand vous vous rendez compte que l’argent , c’est pour ceux qui font des affaires non pas avec des biens mais avec des faveurs…..
    Quand vous vous rendez compte que beaucoup sont devenus riches avec des pots-de-vin et une influence plus que pour leur travail , et que la loi ne nous protège pas de ces individus , mais quelle les protège à eux……
    Quand vous vous rendez compte que la corruption est récompensée et que l’honnêteté mène au sacrifice de soi-même……
    Alors vous pouvez dire , sans avoir peur de vous tromper , que la société est condamnée.

  2. Il faut ajouter = En fait il y a eu un référendum sur l’élargissement de l’Europe dont les français avaient voté contre cet élargissement à d’autres pays et l’intégration a été faite malgré ce vote . Cette intégration de pays pauvres à main d’œuvre à bas prix a créé une concurrence déloyale qui appauvrissent la France , l’Italie, là est le problème du mécontentement . par contre les multinationales y ont trouvé des profits et la possibilité de faire baisser les salaires . Le mécontentement s’exprime par un rejet de ce système concurrentiel , comme pour l’immigration en ce moment .
    Mais En conclusion : Dans un monde où il faut penser global et agir local le comportement est plus important que les objectifs. La France a tous les atouts pour être un pays d’excellence démocratique et économique. Alors pourquoi ne l’est-elle pas ? Soyez un Battant ou mourez lentement = vous pouvez lire la suite à l’adresse suivante en cliquant :
    https://www.linkedin.com/pulse/soyez-un-battant-ou-mourrez-lentement-richard-armenante

    Bien à vous

    1. J’ai vérifié
      Il y a eu effectivement un référendum en 1972 sur la question de l’élargissement.
      Les français ont voté oui à 68%
      https://wikimonde.com/article/R%C3%A9f%C3%A9rendum_fran%C3%A7ais_sur_l%27%C3%A9largissement_des_Communaut%C3%A9s_europ%C3%A9ennes
      Le seul referendum qui ait eu lieu ensuite est celui de 2005 sur la constitution européenne que j’évoque dans l’article et qui constitue un gros loupé (on était déjà dans les manipulations électoralistes de la part de J Chirac qui un jour était contre puis le lendemain était pour ….)

      1. Vous vous trompez en 1972 c’était l’Europe à 6 qui se développait mais le dernier référendum était bien sur un nouveau élargissement et une nouvelle constitution , le peuple français a dit NON en 2005. Nicolas SARKOZY est passé outre en le faisant adopter par les parlementaires en 2007 .

        1. désolé mais je maintiens

          en 2005 la question posée était : »Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe ? »

          Il n’était nullement question d’un élargissement.

          Je me souviens très bien des discussions que j’ai eues à l’époque et des arguments développés par mes contradicteurs qui n’avaient pas pris la peine de lire le projet de constitution (texte totalement indigeste j’en conviens) et qui n’avaient absolument rien à voir avec le texte.

          Clairement, les électeurs français n’ont pas répondu à la question posée …

          en votant non ils ont d’abord manifesté leur mécontentement vis à vis du pouvoir en place (J Chirac).

          1. Peu importe donc quand il y a eu intégration dans l’UE de pays pauvres . Certains ont fait croire que le marché Européenne de 500 millions d’habitant allait être le Paradis . De plus 500 millions ne suffisent car il faut de l’immigration. Trop d’incohérence et de blabla. Cette intégration de pays pauvres à main d’œuvre à bas prix a créé une concurrence déloyale qui appauvrissent la France , l’Italie, là est le problème du mécontentement , par contre les multinationales y ont trouvé des profits et la possibilité de faire baisser les salaires . Le mécontentement s’exprime par un rejet de ce système concurrentiel trop rapide , comme pour l’immigration en ce moment .
            Un rappel historique intéressant le Traité des devoirs de Cicéron Il y a + de 2000 ans= Tous ceux qui seront à la tête de l’Etat doivent se souvenir des deux préceptes de Platon: veiller aux intérêts des citoyens en y rapportant tous leurs actes et en oubliant les leurs propres; avoir souci du corps entier de l’Etat en ne favorisant pas une partie aux dépens du reste. ….Ceux qui s’occupent d’une partie des citoyens en négligeant les autres introduisent dans la cité un mal qui doit la perdre, la sédition et la discorde; il arrive que les uns se dévouent pour le peuple; d’autres n’ont de zèle que pour les grands; bien peu songent à tous; de là sont nés à Athènes de grands conflits, et, dans notre république, non seulement des séditions mais des guerres civiles désastreuses.
            « Date et lieu de naissance de Ciceron : Auteur latin et homme d’État romain né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie, Cicéron fut assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. à Gaète, ville située en Italie. Il meurt à l’âge de 62 ans, sa tête et ses mains furent exposées à la vue du peuple sur ordre de Marc-Antoine. »

            Veritas Thesaurus est ! La vérité est un trésor,
            « Ad augusta per angusta » signifie en français : « Vers les sommets par des chemins étroits ». Il faut comprendre que la gloire ne s’acquiert

      2. Rappel = Le référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe (aussi appelé traité de Rome II ou traité de Rome de 2004) eut lieu le 29 mai 2005. À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe++ ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés.
        Le résultat surprend les commentateurs politiques[1], alors que les partisans du « oui » avaient bénéficié de 71 % des interventions dans les médias télévisés entre le 1er janvier et le 31 mars[2].
        Le résultat négatif du référendum, joint à celui des Pays-Bas trois jours plus tard, a scellé le sort du traité.
        Il s’agissait du troisième référendum sur un traité européen, après ceux de 1972 et 1992, mais il fut le premier à être rejeté.
        Donc Dés 2007 après la ratification forcé du traité, 10 pays sont donc confirmés pour entrer dans l’UE (la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, Malte et Chypre), rejoints en 2007 par la Roumanie et la Bulgarie, puis en 2013 par la Croatie.

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