Marseille 13 – Paris 0

Marseille 13, Paris 0.

Ce n’est pas un score de foot, plutôt de pétanque. C’est la « fanny », la honte. Ce feuilleton de la H-chloroquine n’en finit pas de rebondir. Dernier épisode : le conseil de l’ordre des médecins veut intervenir (ou est poussé à intervenir), d’une part contre les médecins prescrivant un traitement considéré « non éprouvé », d’autre part contre les propos du Professeur Perronne, auteur du livre « Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? ».

Et FranceInfo qui se lance dans la vérification de « sept affirmations » de Didier Raoult devant la commission d’enquête Covid-19 de l’Assemblée nationale, mais ne donne que la preuve de sa (France Info) partialité dans les termes et les références. Un beau mélange d’« affirmations », de « probabilités », « d’hypothèses » qui cherchent à critiquer sans véritable argumentation ni cohérence.

Et voilà Karine Lacombe, bardée de conflits d’intérêt, qui, après une période de discrétion qui devait lui peser, revient se manifester dans les médias et à l’assemblée nationale, pour faire croire que les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas eu d’influence sur la gestion de la crise, et encore une fois qu’il n’y a pas de preuves scientifiques de l’efficacité de l’hydroxy-chloroquine ! Se rend-t-elle compte de son niveau de ridicule ?

Cela rejoint les conclusions données sur France Info : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-on-a-verifie-sept-affirmations-de-didier-raoult-devant-la-commission-denquete-covid-19-de-lassemblee-nationale_4021607.html

-“En se fondant sur les données solides disponibles à ce jour, on peut affirmer que : la prescription de l’hydroxychloroquine aux patients atteints par la Covid-19 n’a pas fait la preuve de son efficacité, les études rigoureuses réalisées par des équipes sans a priori, au niveau international, ont toutes conclu sur l’absence de bénéfice, tandis que le risque de décès lié à un mauvais usage est lui parfaitement avéré”, détaillent-ils.
Le débat n’est pas clos sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine. Mais ce chiffre de “20% [de morts en moins]” ne peut être utilisé comme une donnée validée et faisant l’objet d’un consensus scientifique.-


La version officielle s’accroche donc toujours sur le fait d’une non-validation de l’efficacité parce que les statistiques de Raoult et de son équipe ne s’appuient pas sur le principe d’un essai randomisé avec groupe témoin et en double aveugle. Il est instructif de constater que l’essai « Discovery » lancé à grand renfort de sonneries de trompettes par les « officiels » des « hauts comités de santé », d’une part n’ait pas réussi à convaincre les autres européens, d’autre part ait sombré dans le néant faute de cobayes humains acceptant de ne recevoir éventuellement et au hasard qu’un placebo, alors que ces cobayes savaient que la maladie pouvait être mortelle et qu’un traitement efficace avait été défini par le meilleur infectiologue au monde. Que Karine Lacombe et ses collègues associés dans cette histoire aient été incapables de mener à bien cette étude ne démontre que leurs incompétences. Dans ces conditions, critiquer ce qu’a fait Raoult est tout simplement lamentable. Ils devraient d’ailleurs savoir, et c’est vraiment un minimum minimorum, que d’autres techniques d’études cliniques ont une valeur de preuve médicale, dont la cohorte de patients traités à IHU de Marseille. Voici une référence https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2998589/
, pour s’informer sur la valeur respective des méthodes, et qui précise également que l’essai randomisé n’est pas applicable pour certaines études qui entraineraient une perte de chance pour les patients, et n’est donc pas acceptable sur le plan éthique. Le conseil de l’ordre des médecins, s’il n’est pas trop manipulé, devrait en convenir sans délai.

Les deux modalités principales utilisées contre le COVID-19 sont largement documentées maintenant. Au 20/6/2020, les statistiques françaises basées sur « rester chez soi, appeler le SAMU si les symptômes sont graves » mentionnent 19140 décès à l’hôpital, 74107 retours au domicile, donc un total de 93247 personnes hospitalisées, et une mortalité de 20,5%.
À IHU de Marseille, pour 3320 malades testés positifs au coronavirus, avec des symptômes modérés, traités avec de l’hydroxychloroquine et de l’azythromycine, 18 décès, soit 0,5%. Je ne vois pas comment on peut dire que sans traitement, ils s’en seraient tiré mieux que dans le reste de la France. C’est-à-dire que IHU a sauvé la vie de 681-18 = 663 personnes si on applique le taux national aux 3320 personnes traitées.
Inversement, si on applique le taux de L’IHU aux 93247 personnes traitées dans les hôpitaux français, plus les 10457 morts dans les ehpad, nous obtenons 562 décès, soit une différence de 29035 décès évités. Et il y a des professeurs de facultés de médecine qui n’arrivent pas à voir une différence de ce niveau, ni même à comprendre que la fenêtre de prescription de l’hydroxychloroquine n’est pas quand les malades sont hospitalisés avec des symptômes avancés. Pas étonnant que la médecine française soit en chute libre. Non seulement on nous a organisé un désert médical national, mais en plus une partie des enseignants sont gravement nuls. Des pieds nickelés comme dirait Raoult. Le fait d’avoir interdit la prescription d’hydroxychloroquine aux généralistes et sa délivrance par les pharmacies, est un crime contre l’humanité (française), tant sur le plan médical et des vies sauvables, que sur le plan psychologique. Dans l’esprit de nombreuses personnes, attraper une maladie est un risque bénin si un traitement est disponible. Cela devient un risque grave si le traitement est confisqué. On va sûrement découvrir qu’ils ont planqué les stocks pour traiter les énarques et leurs copains, plus l’armée et la police en cas de révolte. Pas de médicaments pour les autres : ils s’en foutent. La pénurie, c’est leur spécialité, tests, masques, gants, blouses, respirateurs, ………….

L’article du Lancet, la désolidarisation de trois de ses auteurs après les premières critiques, puis sa suppression par la revue elle-même, a été un très grand moment du feuilleton. Une fake news de ce niveau, dans une revue des plus réputées, ça interpelle. La fanfaronade de nos ministres, encore à grand renfort de trompettes et de Michel Cimes, pour valider leurs choix sanitaires, est encore tournée en eau de boudin. On se demande qui va hériter au final de la patate chaude de la responsabilité de ce désastre sanitaire. Il reste des épisodes. Il semble que Macron se soit vraiment rendu compte qu’il était entouré d’une armée d’abrutis, de bras cassés. On attend le final, probablement juridique et politique, économique et social. L’administration du pays n’a pas réussi à cacher cette fois-ci son incapacité abyssale. Va-t-elle démissionner par dizaine de milliers, comme le ferai des gens conscients et responsables ? Je rève.

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2 réflexions au sujet de « Marseille 13 – Paris 0 »

  1. “l’essai « Discovery » lancé à grand renfort de sonneries de trompettes….//…. ait sombré dans le néant faute de cobayes humains acceptant de ne recevoir éventuellement et au hasard qu’un placebo, alors que ces cobayes savaient que la maladie pouvait être mortelle…”
    En quelques lignes, l’explication de l’action du Pr. Raoult: On est en situation d’urgence, on n’a pas le temps et les moyens ( pas de cobayes humains) de faire une étude randomisée ( dont les cobayes n’accepteraient pas la prise de risque- placebo inefficace), mais on a un médicament (Hydroxychloroquine) qui peut avoir une efficacité quasi certaine si utilisé dès les premiers symptômes, et qui, utilisé conformément à la ^prescription du médecin, est sans danger ( son usage régulier depuis des décennies contre le paludisme ayant démontré son innocuité.).
    N’importe qui d’un peu sensé aurait demandé l’application sans délai de ce traitement, Mais non, nos énarques ont préféré en interdire la prescription et la vente, mettant en danger tous les malades potentiels pour de basses raisons d’égos surdimensionnés et de conflits d’intérêts bien dodus.
    Ce sont des criminels. CPEF.

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