Quand les tortionnaires exigent l’impunité, article 24.

Il est clair que, pas à pas, jour après jour, nous perdons nos libertés et nous nous approchons, irréversiblement, d’une dictature.

Le jeune Macron et son équipe de bras-cassés en sont-ils conscients ? Sans doute. Mais probablement croient-ils qu’ils maîtriseront la situation. Ce ne sera pas le cas.

J’en veux pour exemple les avatars de ce blog.

Depuis dix ans nous nous battons pour une régulation judiciaire digne de ce nom des contrôles fiscaux, pour la mise en place de garde-fous simples qui éviteraient les redressements abusifs qui détruisent des hommes et des femmes de bonne foi, au point de mettre en danger réel l’économie du pays, de saper la confiance de ses acteurs économiques.

Nos demandes sont simples : enregistrement du débat oral et contradictoire, notification de redressement fixée par un juge et non par l’enquêteur fiscal, procédure de défense en audience publique conforme au droit pénal, pas de garantie paralysante prise avant le prononcé de la sanction par le juge, etc… Rien qui ne soit pas évident dans l’optique d’un contrôle fiscal juste.

La liberté d’expression de ce blog n’a jamais été remise en cause par les hommes de l’Etat ou par l’opinion publique.

Ceux qui s’opposent violemment à nos propositions de bon sens sont exclusivement les contrôleurs fiscaux, par propagation tous les agents du fisc et leur syndicat.

Ils engagent contre nous des procédures judiciaires de façon globale, mais aussi ils prennent parti aveuglément — avec les moyens de l’Etat – pour les agents dont nous dénonçons nommément, preuves à l’appui, la responsabilité, les indélicatesses ou la malveillance volontaires.

Ils vont jusqu’à fomenter des contrôles abusifs et punitifs pour venger un des leurs qui s’est pris les pieds dans le tapis et a chuté lors de pressions fiscales injustifiées.

Ils couvrent leurs coreligionnaires tortionnaires.

Ils profitent de leur statut de fonctionnaires à vie, irresponsables, pour menacer leur hiérarchie d’inaction si leurs exactions ne sont pas couvertes.

C’est suffisant. Comment un ministre des finances, voire un pays tout entier, pourrait-il assumer, même pour une juste cause, un conflit qui serait suivi d’une grève du zèle de l’encaissement de l’impôt ?

C’est ainsi que, de la façon la plus incroyable qui soit, les agents du fisc qui devraient être au service du pays, des français, peuvent se transformer en une force dévastatrice opposée à la France.

Une seule origine à ce spectaculaire retournement de situation : le statut des fonctionnaires, l’emploi à vie, l’irresponsabilité, l’absence de sanction face aux dévoiements de la notion de service public.

Ainsi les contrôleurs fiscaux — tout comme avant eux les fermiers généraux — fédérés par leur statut représentent un Etat dans l’Etat. Ceux qui les emploient — c’est à dire nous — n’avons plus prise sur eux, plus aucun contrôle sur leurs dérives corporatistes.

Les Services Fiscaux ont mis en place une dictature “fasciste”, puisqu’assise sur l’idée de “pour, par et rien en dehors de” l’Etat, qui se cache sous couvert du bien public, qui est permise par le statut irréaliste des fonctionnaires.

On observe ailleurs le même phénomène

C’est ainsi que la pandémie mondiale liée au COVID19, prise en otage en France par les fonctionnaires hospitaliers et ceux de la Sécurité Sociale, aura dévasté l’économie du pays en plus de — comme ailleurs — ses vieillards et de ses habitants fragiles.

Le psychodrame COVID spécifique à la France est une résultante du statut des fonctionnaires. Le dire est un blasphème, donc est autorisé… ouf.

La pression des fonctionnaires sur notre société est illimitée et la dévore de l’intérieur.

A ceci près qu’il faut entendre sous le vocable “les fonctionnaires” exclusivement ceux qui profitent du statut pour passer du rôle de serviteur de l’Etat à celui de serviteurs d’eux-mêmes au détriment de l’Etat. Je n’ai pas de quantitatif proportionnel à disposition….

Nous arrivons au pire : L’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale

Les gros bras de la répression policière — et toujours par capillarité toute la police à travers ses syndicats – exigent l’anonymat pour pouvoir cogner tranquillement, sans limite.

Les pauvres chéris se sentiraient en danger — alors qu’ils sont armés jusqu’aux dents — quand leur visage d’ange est connu du grand public.

Sous-entendu le grand public – nous, vous est moi – sommes des êtres violents, sanguinaires, qui rêvons de castagner, voire tuer, nos fringants CRS.

C’est quoi ce film ? une très mauvaise série B ?

Comment peut-on inverser ainsi une réalité, comment celui qui est gazé, matraqué, préalablement ruiné, humilié, oppressé, peut-il devenir l’ennemi à abattre par le seul fait qu’il apporte la preuve de sa situation par l’image.

Figurez-vous que la baston est la seule solution, en démocratie, c’est bien connu, pour que la populace se tienne à carreau. Que donc, c’est aussi bien connu, en démocratie il est légitime que ceux qui tapent sur la foule soient anonymes, ne puissent pas être reconnus.

Si vous ne comprenez pas cela, vous ne comprenez rien à la démocratie, bien plus vous êtes un danger pour elle, il va falloir fermer votre blog.

Un blog démocratique est un blog qui dit exclusivement du bien des contrôleurs fiscaux, de la police, des hôpitaux, qui ne présente que des photos floutées de nos fonctionnaires, héros discrets de notre bonheur.

Tout autre attitude est répréhensible, leurs auteurs seront sous peu internés dans des camps de rééducation gérés par Bercy et Beauvau.

A bientôt là-bas.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (13 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

2 réflexions au sujet de « Quand les tortionnaires exigent l’impunité, article 24. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *