Rendez l’argent

Chaque situation, aussi pénible soit-elle, doit servir à la réflexion, permettre d’avancer dans l’amélioration de la vie des hommes.

La méthodologie est simple, analyse des faits, recherche des causes, liste des moyens, mise en place des dispositions rectificatives.

La crise du coronavirus nous a permis de constater que les sommes exorbitantes prélevées sur l’économie du pays pour assurer la santé de ses habitants n’ont pas été investies dans l’outil dédié à cet effet : l’hôpital.

Cela a généré un confinement catastrophique et a obligé les soignants à des sacrifices hors du commun.

Le confinement va nous apporter la preuve que le pays n’est pas capable de résister à un blocage de deux petits mois, que son capital est inexistant. Alors que la justification des impôts, que nous payons abondamment, est la constitution d’une force collective protectrice pour contrer les imprévus susceptibles de frapper le pays.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

C’est très simple, la caste des fonctionnaires, ceux-là même que nous chargeons d’organiser notre vie collective, notre sécurité, que nous payons à cet effet, a failli à sa mission.

Bien plus, elle a tapé dans la caisse.

Abusant de notre confiance cette caste a tout d’abord prétendu, contre toute raison, que le capital est néfaste, que la dépense sous toutes ses formes, notamment sous sa forme démagogique de l’égalitarisme, est la seule voie possible.

Pour entretenir cette illusion la caste des fonctionnaires a entraîné le pays et les individus vers une dépendance au crédit, mortifère.

Pour, in fine, nous enfermer seuls, chacun chez nous, pour faire face par nos propres moyens au coronavirus.

Bien plus, cette caste s’est donnée des avantages de sécurité et des revenus supérieurs qui lui ont permis de mener grand train, de se reproduire sans limite et de prendre tous les pouvoirs décisionnels de notre pays.

Nous en sommes là : désunis et ruinés par la faute de cette caste.

Selon l’adage : pollueur payeur, il est temps que cette caste assume ses responsabilités.

Pour cela elle doit rendre le pouvoir et s’interdire à l’avenir de l’exercer.

Elle doit participer préférentiellement à la reconstitution du capital qu’elle a dilapidé.

A tout le moins rembourser elle-même, par un impôt spécifique payé par elle seule, le déficit public qu’elle a créé.

Ainsi le pays sera remis d’aplomb, la sérénité revenue et la caste des fonctionnaires de nouveau appréciée à sa juste valeur.

Ceci n’est pas un rêve.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 réflexions au sujet de « Rendez l’argent »

  1. Bonjour,
    Je suis d’accord avec cette analyse. Mais je ne vois pas comment les choses pourraient changer. Comme vous dites ils ont à leurs dispositions tous les leviers du pouvoirs.
    Je lis depuis des années les analyses de Claude Reichman. C’est bien ce qu’il fait.
    Mais rien ne change.
    Je suis pessimiste quant à l’avenir. Hélas la France ne se réforme que dans le sang.
    Cordialement.

  2. L’irresponsabilité des administrations, des Hauts fonctionnaires et des politiques, des dizaines de milliards perdus depuis 1970, un exemple = Charles Prats Ancien magistrat : «La fraude sociale, c’est 30 milliards d’euros par an» Ancien magistrat de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) au ministère du Budget, Charles Prats estime que 2,5 millions d’individus «fantômes» bénéficieraient de 30 milliards de prestations sociales indues. Cliquez pour lire la suite= https://www.lefigaro.fr/vox/economie/charles-prats-la-fraude-sociale-c-est-30-milliards-d-euros-par-an-20200430

  3. Faisons l’effort d »écouter + de 5mn. Pour ma part j’aime aller au-delà de 5mn et donc j’ai pris un réel plaisir à écouter mais aussi à lire. Je suis donc d’accord avec MICHEL HOUELLEBECQ, rien ne changera car les contrepouvoirs sont faibles et ont été affaiblis et les pouvoirs en place se sont renforcés.
    Je pense, malheureusement que les prévisions de Houellebecq ne seront, hélas, que le triste reflet de ce qui va se passer. Si vous avez 6mn devant vous, écoutez l’intégralité!
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/coronavirus-pour-michel-houellebecq-le-monde-dapr%c3%a8s-sera-le-m%c3%aame-en-un-peu-pire/ar-BB13zCe0?li=AAaCKnE

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